Marina Vlady

Actrice
Marina Vlady dans Le Lit Conjugal

Personal Info

  • Nationalité : Française
  • Date de naissance : 10 mai 1938 à Clichy-La-Garenne (France)
  • Epoux : Robert Hossein , Jean-Claude Brouillet, Vladimir Vyssotski
  • Liens de parenté : Sœur de la réalisatrice Olga Varen et des actrices Odile Versois et Hélène Vallier

Biographie

Note des spectateurs :

Catherine Marina de Poliakoff-Baïdaroff, plus connue sous le nom de Marina Vlady, est l’une des grandes actrices du cinéma français, voire européen des années 50 et 60. Sa carrière est un joyau.

Fille d’un chanteur d’opéra et d’une danseuse étoile, immigrés russes, Marina Vlady naît en France, en 1938. Elle démarre le cinéma au début de son adolescence, à 11 ans dans Orage d’été de Jean Gejret en 1949 et multiplie les films en Italie. Il faut surtout attendre Avant le déluge de André Cayatte et Casanova de Steno, en 1955 pour qu’elle connaisse un beau succès personnel.

Une carrière de jeune première vers le firmament

Sa beauté éblouissante en fait l’une des jeunes actrices les plus sollicitées de la décennie. Elle épouse Robert Hossein en 1955, son premier mari, puisqu’ils divorceront en 1959, et la jeune femme se remariera deux fois (en 1963, puis en 1970). Hossein l’impose dans des rôles plus populaires pour le public comme Les salauds vont en enfer. Il la dirigera avec l’une de ses quatre sœurs, la grande comédienne Odile Versois.

Au milieu des années 50, la jeune vedette commence à enchaîner les premiers rôles : Sophie et le crime, Le crâneur, Marco la bagarre, Jours d’amour, La sorcière, Pardonnez nos offenses, Crime et châtiment, Symphonie Inachevée, Liberté surveillée, La nuit des espions, La sentence, Les Canailles

Toi le venin de Robert Hossein (1959) et La princesse de Clèves de Jean Delannoy, avec Jean Marais (1961) seront de magnifiques succès pour elle, tout comme Les bonnes causes de Christian-Jaque, avec Bourvil, Le lit conjugal de Marco Ferreri, A tout cœur à Tokyo pour OSS 117. En 1972, avec Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, elle dépasse les 4 millions d’entrées, aux côtés de Yanne, Bernard Blier, Michel Serrault…

Marina Vlady, une actrice qui aimait les auteurs

Dans les années 70, Marina Vlady tourne moins ou du moins fréquente des productions moins prestigieuses (Le mystère du triangle des Bermudes, Le voleur de Bagdad, Duos sur Canapé). Au moins figure-t-telle dans 7 morts sur ordonnance de Jacques Rouffio, avec Piccoli, Depardieu, Jane Birkin, Charles Vanel…

La quarantaine franchie dans les années 80, elle semble moins intéresser les producteurs, mais elle prend ses distances avec le 7e art pour la littérature.

Trois productions se distingueront : Tangos l’exil de Gardel de Fernando Solanas, Twist again à Moscou de Jean-Marie Poiré, et Splendor d’Ettore Scola qui sonne la fin du cinéma italien flamboyant qu’elle a connu dans les années 50 et 60. Elle y retrouve Marcello Mastroianni, l’un de ses premiers partenaires à l’écran dans Les chasseurs alpins d’Oreste Biancoli (1952) ou Jours d’amour de Giuseppe De Santis (1953).

Actrice exigeante qui a privilégié les auteurs, Marina Vlady a joué notamment pour Luciano Emmer (La fille dans la vitrine), Claude Autant-Lara (Le meurtrier), Marco Ferreri (Le lit conjugal), Orson Welles (Falstaff), Michel Deville (On a volé la Joconde), Henri Colpi (Mona, l’étoile sans nom), Jean-Luc Godard (Deux ou trois choses que je sais d’elle), Sergueï Ioutkevitch (Un amour de Tchekhov), Miklós Jancsó (Sirocco d’hiver) et son épouse Márta Mészáros  (Elles deux), Bertrand Tavernier (Que la fête commence…). La liste est longue et prestigieuse. Elle était l’une des amies de Andreï Tarkovski dont elle paiera les frais funéraires, et Chris Marker qu’elle considérait comme “son grand frère”.

Une carrière plurielle sur plus de 70 ans

Quasi invisible dans les années 2000 et 2010, Marina Vlady apparaît toutefois en 2000 dans un téléfilm de Nadine Trintignant (Victoire ou la Douleur des femmes), en 2001 dans une œuvre télévisuelle des Taviani (Résurrection), puis, en 2018 chez Gabriel Aghion dans Tu vivras ma fille.

Elle monte ponctuellement sur les planches dans les années 50 et 60, mais se livrera davantage à l’exercice entre 2006 et 2014.

Chanteuse et également autrice de très nombreux ouvrages, notamment de romans et de mémoires, Marina Vlady a reçu un prix d’interprétation à Cannes en 1963 pour Le lit conjugal. Malgré une incroyable carrière, elle n’a jamais été récompensée aux César. Le temps est bien ingrat envers celle qui a illuminé notre cinéma et qui a consacré une grande partie de sa vie à la poésie, la littérature, et surtout au militantisme (féminisme, droit au logement, lutte contre Alzheimer).

Un soleil dans notre hexagone loin d’avoir fini de briller.

Frédéric Mignard

Filmographie

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Marina Vlady dans Le Lit Conjugal

Bande-annonce de Le lit conjugal (VOstf)

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