Acteur français, Gilbert Melki est né en 1958 à Paris. Sa famille est d’origine algérienne et il est le neveu de l’acteur Claude Melki. Si son père l’oriente d’abord vers le travail manuel du bois, Gilbert Melki choisit assez vite de s’orienter vers l’art dramatique. Pendant plusieurs années, il doit enchaîner les petits boulots pour survivre. Il entame sa carrière cinéma avec Betty (Claude Chabrol, 1992) où il joue un court rôle de barman.
La révélation avec La vérité si je mens
Toutefois, les années de galère ne sont pas terminées et Gilbert Melki doit attendre 1997 pour enfin tomber sur le rôle qui a changé sa vie, celui de Patrick Abitbol dans la comédie à succès La vérité si je mens (Thomas Gilou, 1997). Il enchaîne ensuite les comédies dispensables comme (G)rève party (Fabien Onteniente, 1998), Chili con carne (Thomas Gilou, 1999) et retrouve le succès avec La Vérité si je mens ! 2 (Thomas Gilou, 2001). Désormais, le comédien comprend qu’il ne peut se contenter d’un seul type de personnages et il commence à accepter des emplois plus sérieux.
On le voit notamment dans la trilogie de Lucas Belvaux de 2002 constituée d’Un couple épatant, Cavale et surtout Après la vie dont il est le héros masculin central. Ensuite, Gilbert Melki est excellent dans Rencontre avec le dragon (Hélène Angel, 2003), Confidences trop intimes (Patrice Leconte, 2004), Les temps qui changent (André Téchiné, 2004), Angel-A (Luc Besson, 2005), La raison du plus faible (Lucas Belvaux, 2006) ou encore Anna M (Michel Spinosa, 2007). Même lorsqu’il joue les seconds couteaux, ses choix s’avèrent pertinents et lui permettent de crédibiliser une carrière désormais lancée.
Un acteur qui navigue habilement entre comédie et drames intimistes
On retiendra de sa longue filmographie son rôle principal dans l’excellent Le tueur (Cédric Anger, 2007) face à Grégoire Colin, mais aussi Largo Winch (Jérôme Salle, 2008). En 2012, il revient à la comédie avec La vérité si je mens! 3 (Thomas Gilou, 2012), avant de se consacrer exclusivement à la série Kaboul Kitchen pendant les deux premières saisons. Il en tourne 18 épisodes entre 2012 et 2014.
En 2016, il retrouve la tête d’affiche dans le sympathique Vendeur (Sylvain Desclous, 2016) qui l’oppose à Pio Marmaï. L’échec du long métrage l’amène à retrouver des emplois secondaires dans La vérité si je mens! Les débuts (Gérard Bitton, Michel Munz, 2019) ou encore le film espagnol Les avantages de voyager en train (Aritz Moreno, 2019). Depuis, le comédien est davantage sollicité par la télévision, mais on l’a revu dans quelques films de cinéma comme La cour des miracles (Carine May, Hakim Zouhani, 2022) et BDE (Michaël Youn, 2023).