Eric Roberts

Acteur
Eric Roberts dans Expendables

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 18 avril 1956, Biloxi, Mississippi (États-Unis)
  • Lien de parenté : Frère de Julia Roberts, Père d'Emma Roberts
  • Crédits photos : Eric Roberts dans dans Expendables - Unité Spéciale © 2010 Alta Vista Productions, Inc. Tous droits réservés / All rights reserved

Biographie

Note des spectateurs :

Eric Roberts est un acteur prometteur des années 80 dont le comportement auto-destructeur l’a relegué au second plan, celui de la série B.

A la fin des années 70, Eric Roberts est la vedette du Roi des Gitans. Un premier rôle chez Frank Pierson qui lui permet de cotoyer Sterling Hayden, Shelley Winters, Susan Sarandon et Brooke Shields. Pas mal pour un début. Il est même nommé au Golden Globe de la révélation masculine, prix qui désormais n’existe plus.

Coma, drogue, prison, la carrière compromise d’un talent qui avait tout pour lui

Forcément, en 1981, on le retrouve dans un film à Oscars, L’homme sans ombre, avec Sissy Spacek et Sam Shepard. C’est même le tout premier film de la star de E.T., Henry Thomas, qui lui-même, est repéré pour son rôle dramatique. Notre “Raggedy Man” sort d’un accident de la route, sous emprise de cocaïne et a passé trois jours dans le coma.

Ses problèmes d’addiction et différents faits de violence viendront ponctuer une carrière qui va vite dégénérer en raison du comportement incontrôlable d’Eric Roberts. C’est dommage, car on le voit coup sur coup chez Bob Fosse, dans le célèbre Star 80, pour un rôle que Richard Gere envisagea. Un grand film qui marqua son époque. Eric Roberts fait aussi partie de la jeune garde dans Le pape de Greenwich Village, inoubliable polar de Stuart Rosenberg, avec Mickey Rourke et Daryl Hannah à la jeunesse insolente. De Niro et Pacino avaient été envisagés dans les premiers rôles. On passera vite sur la comédie Coca-Cola Kid de Dušan Makavejev, qui passe sous les radars, pour le joyau de la carrière du grand Eric Roberts (par sa carrure imposante du moins) : Runaway Train, à Bout de course. Le film le plus commercial d’Andrei Konchalovski, produit par la Cannon, est l’un des grands rôles de Jon Voight, et pare Eric Roberts de son plus grand succès personnel, même si au box-office le train d’enfer ne percute pas vraiment. D’ailleurs, depuis ce film, l’acteur américain a développé une vraie fanbase en Russie. Runaway Train est même sélectionné à Cannes en 1986, quelques mois après une sortie américaine qui lui a valu d’être nommé à l’Oscar du Meilleur second rôle, en 1986.

Runaway Train, l'affiche

© 1985 Golan-Globus Productions – Northbrook Films / Affiche : Michel Landi. Tous droits réservés.

Chute et déclin du frère de Julia Roberts

Eric Roberts, sexy jeune premier, a l’avenir devant lui. Les Golden Globes et les Oscars le nomment régulièrement. Et pourtant, les projets deviennent moins intéressants et se disséminent dans une carrière qui se vide : Nobody’s Fool de Evelyn Purcell  avec Rosanna Arquette et surtout le western Un fusil pour l’honneur (Blood Red) de Peter Masterson où il tourne avec sa jeune sœur, Julia Roberts, qui lui volera à jamais la vedette, dès 1989 avec le phénoménal Pretty Woman de Garry Marshall qui fait de la jeune femme la plus grande star féminine des années 90 à Hollywood, la seule à pouvoir entrer en compétition avec des acteurs hommes.

En défrayant la chronique en 1987 (case prison pour possession de drogue, refus d’obtempérer…), il paie fort le prix de son comportement borderline. Incapable de sobriété jusque dans les castings qui auraient pu changer sa carrière, auprès d’Oliver Stone, Sean Penn ou Woody Allen, il est à bout.

Contre toute attente, c’est la série B qui sauvera la carrière de l’acteur, faute de l’extirper des problèmes d’addiction. Défait, il accepte le premier rôle du film d’action Best of the Best de Robert Radler (1989). Le succès est patent en vidéo et une franchise est née. Quatre films, dont deux avec Eric Roberts qui s’étoffe dans des rôles brutaux.

Affiche de Best of the Best, avec Eric Roberts

#29999 © 1989 – The Movie Group

Les années 90 compliquées d’Eric Roberts

A partir des années 90, Hollywood fait rarement appel à ses services, sauf quand des amis insistent pour lui donner une nouvelle chance. Parmi les films de studio mainstream, on citera en 1992 Sang chaud pour meurtre de sang-froid (Final Analysis), thriller érotique avec Richard Gere et Kim Basinger et, en 1994, L’expert de Lluis Losa, avec Sharon Stone, James Woods, et Rod Steiger. La vedette du film est évidemment Sylvester Stallone qui l’incorporera en bad guy dans Expendables : Unité spéciale, en 2010. Un beau geste d’amitié.

Chez Columbia, Eric Roberts tient un petit rôle dans Disjoncté de Ben Stiller, avec Jim Carrey et Matthew Broderick, en 1996, ou dans National Security de Dennis Dugan, avec Martin Lawrence et Steve Zahn (2003). Quelques films importants jalonnent sa carrière qui s’épuise dans le téléfilm et le DTV, The Dark Knight : le chevalier noir de Christopher Nolan (2008), Inherent Vice de Paul Thomas Anderson (2014) et le monumental Babylon de Damien Chazelle (2022), avec Brad Pitt, Margot Robbie, et Tobey Maguire.

Dans les années 90, les opportunités de voir Eric Roberts sur le grand écran s’amenuisent. Par l’épée, de Jeremy-Paul Kagan, avec F-Murray Abraham et l’héroïne de Legend, Mia Sara, flope ; Voyage de John MacKenzie, avec Rutger Hauer et Karen Allen, sort en catimini durant l’été 1994 ; Vengeance froide de Phil Joanou, avec Alec Baldwin et Mary-Stuart Masterson, est un thriller d’été vite oublié ; il en est de même pour Wanted : recherché mort ou vif avec Keenen-Ivory Wayans et Jon Voight, film de gangster urbain exploité également pendant la période estivale par Metropolitan FilmExport.

On le remarque toutefois dans un biopic dramatique et courageux, évoquant les derniers instants d’un homosexuel, atteint du sida, qui décide de se suicider. Dans le rôle principal d’It’s My Party de Randal Kleiser (Grease, Le lagon bleu), Eric Roberts est décidément là où on ne l’attend pas.

Affiche de Gun For Hire de Lou Antonio, avec Eric Roberts

Copyrights : 1991 MCA Television Entertainment (MTE). All Rights Reserved

Trente nouveaux films à son actif tous les ans

Avec plus de 600 rôles à son actif, Eric, frère de Julia Roberts et père de la jeune vedette des années 2010, Emma Roberts, tourne dans plus de 20 à 30 films par an, des séries Z, et produits vidéo, loin des ambitions qu’il entretenait lorsque, jeune, il s’était installé à Londres pour des études d’arts dramatiques. Mais il s’amuse.

Inépuisable, il est de toutes les interviews, toujours prêt à évoquer sa jeunesse tumultueuse et son combat contre la cocaïne. Impossible de ne pas le connaître aux USA. Mais, à l’étranger, faute d’être une star, il est devenu dans le monde un visage bien connu, fort d’une carrière de près de 50 ans.

Expendables, unité spéciale, affiche du film

Expendables, unité spéciale / Affiche française adaptée par Troïka / © 2010 Alta Vista Productions, Inc. Tous droits réservés / All rights reserved

Filmographie sélective d’Eric Roberts

  • 1978 : Le roi des gitans (King of the Gypsies) de Frank Pierson
  • 1981 : L’homme sans ombre (Raggedy Man) de William D. Wittliff
  • 1983 : Star 80 de Bob Fosse
  • 1984 : Le pape de Greenwich Village (The Pope of Greenwich Village) de Stuart Rosenberg
  • 1984 : Coca Cola Kid (The Coca-Cola Kid) de Dušan Makavejev
  • 1985 : Runaway Train, à Bout de course (The Runaway Train) d’Andreï Kontchalovski
  • 1986 : Nobody’s Fool de Evelyn Purcell
  • 1989 : Un fusil pour l’honneur (Blood Red) de Peter Masterson
  • 1989 : Best of the Best de Robert Radler
  • 1990 : L’Ambulance (The Ambulance) de Larry Cohen
  • 1991 : Sang chaud pour meurtre de sang-froid (Final Analysis) de Phil Joanou
  • 1991 : Par l’épée (By the Sword) de Jeremy-Paul Kagan
  • 1993 : Best of the Best 2, de Robert Radler
  • 1994 : L’Expert (The Specialist) de Lluis Losa
  • 1996 : Le Dernier Anniversaire (It’s My Party) de Randal Kleiser
  • 1996 : Disjoncté (The Cable Guy) de Ben Stiller
  • 1996 : Vengeance froide (Heaven’s Prisoners) de Phil Joanou
  • 1997 : Wanted : Recherché mort ou vif (Most Wanted) de David Hogan
  • 1998 : Prophecy de Greg Spence
  • 2000 : Cecil B. Demented de John Waters
  • 2002 : Spun de Jonas Akerlund
  • 2002 : Les Loups de Wall Street (Wolves of Wall Street) de David DeCoteau
  • 2003 : National Security de Dennis Dugan
  • 2006 : Phat Girlz de Nnegest Likké
  • 2008 : The Dark Knight : Le Chevalier noir (The Dark Knight) de Christopher Nolan
  • 2010 : Expendables : Unité spéciale de Sylvester Stallone
  • 2010 : Sharktopus de Declan O’Brien
  • 2012 : Lovelace de Rob Epstein et Jeffrey Friedman
  • 2013 : Assaut sur Wall Street de Uwe Boll
  • 2014 : The Human Centipede III (Final Sequence) de Tom Six
  • 2014 : Wrong Cops de Quentin Dupieux
  • 2014 : Inherent Vice de Paul Thomas Anderson
  • 2017 : The Institute de James Franco
  • 2018 : Du miel plein la tête (Head full of honey) de Til Schweiger
  • 2022 : Babylon de Damien Chazelle
Coca Cola Kid, affiche

Affiche de Coca Cola Kid © Vignaud (affichiste), Chicoteau (affichiste), Pa-Que-Bô (agence), pour le distributeur Actium Films. All Rights Reserved

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