Catherine Zeta-Jones

Actrice
Catherine Zeta-Jones lors de la première de Mercredi de Tim Burton, au Hollywood Legion Theatre, à Los Angeles Californie (2022).

Personal Info

  • Nationalité : Britannique
  • Date de naissance : 25 septembre 1969, Swansea, Pays de Galles (Royaume-Uni)
  • Crédits visuel : Catherine Zeta-Jones lors de la première de Mercredi de Tim Burton, au Hollywood Legion Theatre, à Los Angeles Californie (2022).

Biographie

Note des spectateurs :

Catherine Zeta-Jones est une comédienne européenne, vedette des années 90, devenue l’épouse bien  connue de Michael Douglas en 2000. Elle se redirigera vers la télévision dans la deuxième moitié des années 2010, en raison d’une carrière sur le déclin.

La Galloise Catherine Zeta-Jones, issue d’une famille catholique stricte et modeste, jouit d’une longue carrière marquée par une vraie ténacité et des opportunités qui la propulseront à chaque fois vers des étapes cruciales.

Cette jeune championne de claquettes, passionnée de danse, trouve des rôles dans des musicals londoniens, et même le premier rôle féminin de Bugsy Malone, à 14 ans, dans le West End de Londres, lieu de toutes les lumières. Elle est alors adolescente, mais l’envie de devenir actrice est prégnante.

Quand Catherine Zeta-Jones tournait made in France

Elle n’achève pas le lycée, mais part étudier trois ans dans une école d’art à Chiswick. Alors qu’elle n’a que 18 ans, le malheur de l’actrice principale de la comédie musicale 42nd Street, tombée malade, devient une opportunité saisissante. Elle est effectivement la doublure de la jeune femme et devient ainsi la vedette du spectacle aux yeux des spectateurs ; elle est vite repérée par de nombreux producteurs et autres célébrités.

Les 1001 nuits, affiche du film de Philippe De Broca, avec Catherine Zeta-Jones

© Affiche par Gil Jouin, Guy Jouineau, Michel Jouin, et Guy Bourduge pour UGC. Tous droits réservés.

Peu après, elle commence une carrière de comédienne dans la superproduction de Philippe De Broca, Les 1001 Nuits, avec Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Stéphane Freiss, et Vittorio Gassman. Elle y tient le premier rôle féminin, mais l’échec impitoyable du film ne laisse aucune trace auprès du public. Logiquement, celle qui devient la vedette de la série britannique The Darling Buds of May (1991-1993, ITV) ne réitèrera pas en France, à l’exception d’une apparition dans un épisode de Coup de foudre, réalisé par Edouard Molinaro (1994).

Au cinéma, les premiers essais ne sont pas concluants : Christophe Colomb  : la découverte de John – 007 – Glen, est le projet concurrent au 1492 de Ridley Scott pour célébrer les 500 ans de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Un bide sans équivoque, exclusivement exploité en VHS en France.

En 1996, le film de super-héros Le fantôme du Bengale aurait pu mettre un terme aux ambitions de la jeune actrice tant cette adaptation de la BD de Lee Falk est un flop commercial et artistique. Mais les projets à la télévision lui permettent de respirer, notamment une adaptation de la tragédie du Titanic repérée par un certain Steven Spielberg qui soumet le nom de la jeune femme au réalisateur Martin Campbell (Goldeneye) qui prépare une adaptation cinématographique de Zorro risquée, car anachronique, pour le grand écran.

Zorro et Haute voltige : la consécration d’une star glamour intemporelle

Produite par Amblin Entertainment, David Foster et TriStar, Le masque de Zorro est un véritable triomphe au box-office mondial, malgré un casting atypique : Zorro est joué par l’Espagnol Antonio Banderas qui doit tout prouver aux USA et Catherine Zeta-Jones n’est pas encore identifiable par le public américain. Le film rapporte 94M$ au box-office américain, soit l’équivalent de 213M$ en 2023. Pour rappel, The Phantom n’avait encaissé que 17M$…

Désormais vedette de cinéma aux USA, la sculpturale Catherine Zeta Jones enchaîne les rôles dans des blockbusters et des films de grands cinéastes.

Ainsi, elle est formidable dans Haute Voltige de Jon Amiel, avec Sean Connery. Présenté à Cannes, le film d’action réalise 88M$ aux USA et 211M$ dans le monde, des recettes quasi identiques à celles de Zorro.

Spielberg tient à engager ce grand espoir du glamour dans la production Dreamworks Hantise, film d’épouvante classique, typique des années 90 où l’on reprenait les standards de l’épouvante des années 30-60. Le blockbuster surnaturel réalisé par Jan de Bont, au budget de 80M$, avec Owen Wilson, Lili Taylor et Liam Neeson, sera néanmoins un échec artistique patent qui provoquera un bide inéluctable au box-office, malgré une grosse promotion. L’actrice Catherine Zeta-Jones montre des limites dans son jeu de comédienne. Elle est même nommée au Razzie de la pire actrice pour ce remake de La maison du diable de Robert Wise (1963).

La légende de Zorro, de Martin Campbell

Copyrights : 2005 Columbia Pictures, Spyglass, Entertainment et Amblin Entertainment. All Rights Reserved.

De très belles choses lui arrivent néanmoins, notamment Traffic de Steven Soderbergh, avec Benicio Del Toro, Dennis Quaid et surtout Michael Douglas, dont elle est enceinte durant le tournage. Les deux artistes sont en couple depuis 1998 et une légendaire rencontre lors du festival de Deauville. Ils se marieront le 18 novembre 2000.

Le succès de Traffic est une évidence, avec près de 2 millions d’entrées en France et 124M$ de recettes aux USA. La désormais vedette hollywoodienne est gratifiée d’une nomination aux Golden Globes.

Elle change de registre dans Couple de stars de Joe Roth, comédie peu aboutie, avec Julia Roberts, Billy Crystal et John Cusack, qui réalise toutefois 93M$ aux USA.

Chicago : le plus gros succès de Catherine Zeta-Jones

La comédie musicale Chicago de Rob Marshall, produite par Harvey Weinstein, est un triomphe mondial dans un genre pas évident à promouvoir. Catherine Zeta-Jones est lauréate d’un Oscar du Meilleur second rôle féminin. Avec 170M$ engrangés aux USA, cela sera son plus gros succès commercial sur ce territoire.

Malheureusement, la carrière de l’actrice galloise va basculer dans une série d’échecs du moins aux USA, malgré des noms prestigieux derrière la caméra : le film d’animation Sinbad produit par Dreamworks (26M$), Intolérable cruauté des frères Coen (35M$ aux USA, mais largement rattrapé par une superbe carrière internationale, notamment en France où le film est millionnaire), Le terminal de Steven Spielberg (77M$, heureusement, rattrapé par l’international, encore une fois, avec 141M$ grâce à l’aura de Steven Spielberg et la popularité inoxydable de Tom Hanks).

Durant cette période à double tranchant, un beau succès collectif lui permet de garder la tête hors de l’eau aux USA : Ocean’s Twelve de Steven Soderbergh est encore un carton. Avec des acteurs comme George Clooney, Brad Pitt et Matt Damon, la production Warner approche les 3 millions d’entrées en France. Aux USA, elle engrange 125M$ et au total plus de 362M$, soit – si l’on ne tient pas compte de l’inflation -, la plus grosse recette pour un film avec Catherine Zeta-Jones. Evidemment, la star américaine n’est pas directement considérée comme un poids évident dans le succès du film, mais au moins, elle y contribue dans une logique de groupe.

Quand La légende de Zorro foudroya  la carrière de Catherine Zeta-Jones

Catherine Zeta-Jones ignore alors, en 2004, qu’Ocean’s Twelve sera son ultime succès au cinéma. Pourtant, l’année suivante, elle retrouve Antonio Banderas pour le sequel du Masque de Zorro. Plutôt raté, trop tardif, il est un bide international retentissant, avec 141M$ de recettes dans le monde entier. Cette production de 75M$ réalise à peine 46M$ aux USA. A l’exception de la France (2 millions d’entrées) et de l’Espagne, fidèle à Banderas, aucun marché ne parvient à récupérer le film de Martin Campbell. Même le Mexique y est relativement insensible. Malheureusement pour l’actrice, cette fois-ci, elle occupe une place équivalente à celle de Banderas sur l’affiche. Et pour cause, l’étoile filante espagnole (du moins aux USA), ne fait pas le poids commercial face à la brillante carrière de Zeta-Jones dans le monde.

Désormais, Catherine Zeta-Jones est écartée des grands projets américains. On la retrouve dans Le goût de la vie de Scott Hicks, un premier rôle insipide, la comédie indigne de son niveau Mon babysitter, le raté Lady Vegas de Stephen Frears (pire score historique du cinéaste en France, avec 30 000 entrées, malgré la présence de Bruce Willis), le polar de série B Broken City avec Mark Wahlberg et Russell Crowe

Catherine Zeta-Jones dans Mercredi de Tim Burton

Catherine Zeta-Jones dans Mercredi de Tim Burton (2022) Cr. Vlad Cioplea/Netflix © 2022

Aux USA, à l’exception d’un film, plus aucun de ses efforts pour le grand écran, entre 2005 et 2013, année de son dernier long métrage à être exploité au cinéma ne parvient à dépasser les 50M$ de recettes. Même le nouveau collectif de Steven Soderbergh, Effets secondaires, avec Jude Law et Channing Tatum, n’y parviendra (66M$ dans le monde !).

En fait, le seul film de Catherine Zeta-Jones à engranger 50M$, donc un score médiocre, c’est RED 2 en 2013, suite d’un succès surprise de 2010, avec Bruce Willis. Le film d’action budgété à plus de 80M$ sera un échec international, avec à peine 141M$ de recettes globales.

Forcément, dans une crise de confiance, l’actrice, distinguée Commandeur de l’Empire britannique par la reine Elisabeth II en 2010, n’a plus grand espoir dans le cinéma et se fait de plus en plus rare en dehors de la télévision où les plateformes comme Netflix (la série Mercredi de Tim Burton où elle incarne Morticia Addams) et Disney+ (le spinoff sous forme de série de Benjamin Gates, Trésors perdus : le secret de Moctezuma) aiment à exploiter les visages célèbres d’antan.

Plus vedette que star, trop souvent associée à d’autres acteurs qui lui font de l’ombre dans des succès collectifs, trop souvent dépeinte comme “l’épouse de Michael Douglas”, Catherine Zeta-Jones donne l’impression d’une carrière en demi-teinte malgré de nombreux choix pertinents. Quel dommage. Mais surtout, quel voyage pour cette jeune femme issue de la composante la plus pauvre du Royaume-Uni…

Frédéric Mignard

Filmographie de Catherine Zeta-Jones :

(actrices, longs métrages)

  • 1990 : Les Mille et Une Nuits de Philippe de Broca
  • 1992 : Christophe Colomb : La Découverte (Christopher Columbus: The Discovery) de John Glen
  • 1993 : Grandeur et descendance (Splitting Heirs) de Robert Young
  • 1995 : Blue Juice de Carl Prechezer
  • 1996 : Le Fantôme du Bengale (The Phantom) de Simon Wincer
  • 1998 : Le Masque de Zorro (The Mask of Zorro) de Martin Campbell
  • 1999 : Haute Voltige (Entrapment) de Jon Amiel
  • 1999 : Hantise (The Haunting) de Jan de Bont
  • 2000 : High Fidelity de Stephen Frears
  • 2000 : Traffic de Steven Soderbergh
  • 2001 : Couple de stars (America’s Sweethearts) de Joe Roth
  • 2002 : Chicago de Rob Marshall
  • 2003 : Sinbad : La Légende des sept mers (Sinbad: Legend of the Seven Seas) de Patrick Gilmore et Tim Johnson (voix)
  • 2003 : Intolérable Cruauté (Intolerable Cruelty) de Joel et Ethan Coen
  • 2004 : Le Terminal (The Terminal) de Steven Spielberg
  • 2004 : Ocean’s Twelve de Steven Soderbergh
  • 2005 : La Légende de Zorro (The Legend of Zorro) de Martin Campbell
  • 2007 : Le Goût de la vie (No Reservations) de Scott Hicks
  • 2007 : Au-delà de l’illusion (Death Defying Acts) de Gillian Armstrong
  • 2009 : Mon babysitter (The Rebound) de Bart Freundlich
  • 2012 : Rock Forever (Rock of Ages) d’Adam Shankman : Patricia Whitmore
  • 2012 : Lady Vegas : Les Mémoires d’une joueuse (Lay the Favorite) de Stephen Frears
  • 2012 : Love Coach (Playing for Keeps) de Gabriele Muccino
  • 2013 : Broken City (Broken City) d’Allen Hughes
  • 2013 : Effets secondaires (Side Effects) de Steven Soderbergh
  • 2013 : Red 2 (Red 2) de Dean Parisot
  • 2016 : La British Compagnie (Dad’s Army) d’Oliver Parker
Affiche de Haute Voltige (Entrapment)

© 1999. Twentieth Century Fox. Tous droits réservés.

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