Note des spectateurs :

Formé à l’École technique de la photo et du cinéma de la rue de Vaugirard, Marcel Bluwal intègre la télévision française en 1952. Il va devenir pendant plus d’un demi-siècle l’un des plus grands réalisateurs du petit écran, à l’instar de Claude Barma, Stellio Lorenzi ou Serge Moati. Sa période faste se situe des années 60 aux années 80, avec un âge d’or pendant les années de gloire de l’ORTF.

Il signe de nombreux téléfilms (dénommés alors dramatiques), séries et mini-séries feuilletonnesques, puisant souvent dans le répertoire romanesque et théâtral. Homme de grande culture, marqué par des idées de gauche progressistes, il allie vision d’auteur, critique sociale et sens du spectacle, dans des productions désormais culte.

Son chef-d’œuvre est peut-être Dom Juan ou Le festin de pierre (1965), adaptation à la fois sobre et brillante de la pièce de Molière, avec Michel Piccoli dans le rôle-titre et Claude Brasseur en Sganarelle. Il retrouvera ce dernier dans la série Les nouvelles aventures de Vidocq (1971), après une première saison (1967) où le personnage était interprété par Bernard Noël.

Marcel Bluwal adapte aussi avec talent les œuvres de Feydeau, Beaumarchais, Hugo ou Giono. Dans les années 80, il filme Michel Bouquet dans le rôle-titre de Mozart (1982), Delphine Seyrig dans Sarah et le cri de la langouste (1985), et Simone Signoret dans Thérèse Humbert (1983) et Music-hall (1984).

Les décennies suivantes le voient diriger Jean-Pierre Marielle dans Clérambard (1990), Bernard-Pierre Donnadieu dans À droite toute (2008) ou Léa Drucker dans Jeanne Devère (2011). Marcel Bluwal est également le réalisateur de trois longs métrages de cinéma et le metteur en scène de pièces de théâtre, entre 1969 et 2018. Il était l’époux de la comédienne Danièle Lebrun qu’il a dirigée à plusieurs reprises.

Marcel Bluwal est décédé le 23 octobre 2021 à l’âge de 96 ans.

Dom Juan ou Le festin de pierre de Marcel Bluwal

© 1965 INA. Tous droits réservés.