The Monkey : la critique du film (2025)

Horreur, Epouvante, Comédie, Gore | 1h38min
Note de la rédaction :
5,5/10
5,5
Affiche de The Monkey d'après Stephen King

  • Réalisateur : Oz Perkins
  • Acteurs : Adam Scott, Elijah Wood, Tatiana Maslany, Rohan Campbell, Oz Perkins, Theo James
  • Date de sortie: 19 Fév 2025
  • Année de production : 2025
  • Nationalités : Americain, Britannique, Canadien
  • Titre original : The Monkey
  • Titres alternatifs : O Macaco (Portugal), Мавпа (Ukraine), El mono (Uruguay), El mono (Mexique), El mono (Colombie), El mono (Argentine), The Monkey (Australie), El mono (Pérou), The Monkey (Royaume-Uni), The Monkey (Irlande), The Monkey (États-Unis), The Monkey (Canada), Pärdik (Estonie), 史蒂芬金之猴子 (Taïwan), Обезьяна (Russie), The Monkey (Danemark), A majom (Hongrie), O Macaco (Brésil), The Monkey (Indonésie), Małpa (Pologne), Tiếng Vọng Kinh Hoàng (Vietnam), La scimmia (Italie)
  • Casting : Theo James, Tatiana Maslany, Christian Convery, Colin O'Brien, Elijah Wood, Rohan Campbell, Sarah Levy, Osgood Perkins, Tess Degenstein, Danica Dreyer, Beatrix Perkins, Kingston Chan, Zia Newton, Nicco Del Rio, Shafin Karim, Lumen Beltran, Laura Mennell, Janet Kidder, Paul Puzzella, Jeremy Cox, Corin Clark, Jason Burkart, Scott Nicholson, Katie Stuart, Michael Anthony Samosa, Trey Helten, Eve Exner, Danny Virtue, Joyce Robbins, Jacqueline Robbins, Tina Pi, Doralynn Mui, Adam Scott
  • Scénariste : Osgood Perkins
  • D'après une nouvelle de : Stephen King extraite de Brume : le Singe
  • Monteurs : Graham Fortin, Greg Ng
  • Directeur de la photographie : Nico Aguilar
  • Compositeur : Edo Van Breemen
  • Cheffe Maquilleuse : Madelaine Hermans
  • Chef décorateur : Danny Vermette
  • Directeur artistique : Brendan Megannety
  • Producteurs : Dave Caplan, Chris Ferguson, Brian Kavanaugh-Jones, James Wan
  • Producteurs exécutifs : Fred Berger, Giuliana Bertuzzi, Omani Carson, Michael Clear, Chris Cole, Liz Destro, Jonathan DuBois, John Friedberg, Ryan Friscia, David Gendron, Michael Heimler, Ali Jazayeri, Andy Levine,, Peter Luo, Simon Misselbrook, Christian Parkes, Andy Price, Sara W. Price, Connor Purcell, Owen Qing, Tom Quinn, John Rickard, Natalia Safran, Peter Safran, Jesse Savath, Teddy Schwarzman, Judson Scott, Emily Thomas, Jason Wald, Nancy Xu
  • Sociétés de production : Atomic Monster
  • Distributeur : Metropolitan FilmExport
  • Editeur vidéo : Metropolitan Vidéo
  • Date de sortie vidéo : 12 juillet 2025 (DVD, Blu-ray UHD, Collector Steelbook)
  • Budget : 10 000 000$
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 297 904 entrées / 78 940 entrées
  • Box-office nord-américain / monde : 39 724 909 $ / 68 871 071 $
  • Classification : Interdiction aux moins de 12 ans en raison de nombreuses scènes sanglantes qui jalonnent ce film malgré son humour noir et décalé.
  • Formats : 2.00 : 1 / Couleur (DCP) / 5.1
  • Nominations : Saturn Awards 2026 : Meilleur film d'horreur
  • Illustrateur/Création graphique : © GrandSon (affiche). Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Atomic Monster, Black Bear International. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse : Metropolitan FilmExport
  • Tagline : Tout le monde meurt et ça fait chier
Note des spectateurs :

The Monkey d’Oz Perkins est une comédie horrifique parfois fort drôle et très gore, mais qui pâtit de variations tonales dérangeantes et de comédiens au rabais qui en amoindrissent la portée.

Synopsis : Lorsque Bill et Hal, des jumeaux, trouvent dans le grenier un vieux jouet ayant appartenu à leur père, une série de morts atroces commence à se produire autour d’eux…

Un scénario initial très sérieux

Critique : Grand fan de cinéma horrifique, Oz Perkins (également crédité Osgood Perkins) a connu un destin tragique puisqu’il a perdu son père, le comédien Anthony Perkins, des suites du sida, puis sa mère dans l’attentat du World Trade Center en 2001. Autant de drames qui l’ont profondément affecté et qui ont redéfini son rapport à la mort. Or, c’est justement cette thématique de l’absurdité de notre disparition qui constitue le nerf de la nouvelle Le Singe, écrite par Stephen King au début des années 80 et publiée dans le recueil Brume en 1984.

Theo James dans The Monkey

The Monkey, Courtesy of Neon.

Jamais adaptée au cinéma, la nouvelle est notamment achetée par James Wan et ses associés qui commandent un scénario intitulé The Monkey, développant le concept initial sur un ton très sérieux qui respecte totalement le travail du King.

Oz Perkins ajoute volontairement plein d’humour dans le script

Devenu en fort peu de temps une nouvelle valeur sûre du cinéma horrifique américain, Oz Perkins est pressenti pour le tourner, mais celui-ci ne souhaite pas aborder le sujet de manière terrifiante et sérieuse comme pour Longlegs (2024), son précédent coup de maître. Assurément, Oz Perkins ne veut pas se lancer dans un nouveau projet à l’ambiance glauque avec cette adaptation. Sa participation est donc conditionnée au fait qu’il modifie en profondeur le scénario pour y ajouter de nombreuses touches humoristiques, transformant toutes les morts en gags délirants.

Plutôt satisfaits du résultat final, les producteurs allongent les 10 millions de dollars nécessaires au financement de ce projet d’autant plus attractif qu’il porte la caution de Stephen King. Ainsi, The Monkey, projet initialement destiné à flanquer la frousse est devenu une véritable comédie horrifique où les morts sont destinées à être fun, comme dans la saga Destination finale.

Des moments fun entrecoupés de séquences plus anodines et plates

Pourtant, le résultat final n’est pas aussi revigorant que prévu car Oz Perkins semble avoir sans cesse hésité sur le ton à adopter en fonction des séquences. Capable d’être d’un sérieux imperturbable lorsqu’il aborde les rivalités entre deux jumeaux qui se détestent, mais aussi dans la relation compliquée entre un père et son fils, le métrage part totalement en vrille dès que les morts – par ailleurs nombreuses et très gore, ce qui devient finalement la seule véritable attraction du film – s’amoncèlent.

Comme il le déclare dans sa note d’intention lors de la sortie du film, Oz Perkins voulait insister sur l’absurdité de la mort qui peut intervenir à n’importe quel moment et parfois dans des circonstances loufoques. Et de fait, le réalisateur fait preuve d’une véritable imagination en la matière, que ce soit lors d’un plongeon explosif dans une piscine ou lorsqu’une boule de bowling finit par écraser une tête à la suite d’un processus complexe digne de la saga Destination finale ou encore des premiers films rigolos de Caro et Jeunet.

Des comédiens sans grand relief

Nonobstant, le spectateur doit subir entre ces moments franchement délirants, les atermoiements de personnages dont on se contrefiche pas mal. Dépourvu d’une psychologie fouillée, la plupart des protagonistes ennuie. Il faut dire que le métrage pâtit fortement de la présence en tête d’affiche de Theo James – qui plus est dans un double rôle. Le comédien britannique, star masculine de la saga Divergente, n’a jamais fait preuve d’un grand charisme à l’écran et il le prouve une fois de plus ici. Les seconds rôles ne sont pas mieux servis si l’on songe aux ridicules Elijah Wood, Adam Scott ou même Oz Perkins. Ce dernier aurait dû s’abstenir d’apparaître à l’écran, même si son rôle est plutôt court.

 

Photo de The Monkey (2025) d'après Stephen King

The Monkey, Courtesy of Neon.

En fait, si le petit singe est plutôt inquiétant, l’ensemble du casting manque de ce charisme nécessaire afin de faire ressentir avec force le poids du destin. Dès lors, hormis les séquences de morts atroces, le spectateur ne retiendra pas grand-chose de ce long métrage bancal qui a dilué ses belles promesses dans un brouet quelque peu indigeste.

Box-office nord-américain de The Monkey

The Monkey a bénéficié d’un joli succès au démarrage lors de sa sortie américaine puisqu’il est entré directement à la deuxième place du box-office nord-américain, tout juste derrière Captain America Brave New World (Julius Onah). Il a ainsi pu récolter 14,2 M$ en un week-end et 18,2 M$ sur sa première semaine dans 3 200 salles.

En deuxième tournée, le singe a perdu 51% de son public et cumule 27,1 M$. Toutefois, s’il perd un certain nombre de salles, The Monkey s’accroche plutôt bien les semaines suivantes et finira sa course avec 39, 7 M$. C’est toutefois nettement moins que Longlegs qui avait connu une brillante carrière sur la durée, terminant autour des 70 M$. Il s’agit d’une preuve évidente d’un bouche à oreille nettement moins unanime.

Box-office français de The Monkey

En France, le long métrage a été distribué par Metropolitan Filmexport. Le film a rameuté en une journée 29 605 spectateurs dans 250 salles, dont 10 950 en avant-premières, ce qui lui permet d’arriver en deuxième position des nouveautés du mercredi 19 février 2025 (juste derrière L’Attachement de Carine Tardieu). A la fin de sa première semaine d’exclusivité, le métrage cumule 147 508 entrées.

Mais comme aux Etats-Unis, la comédie horrifique perd rapidement du peps avec 48% de baisse en deuxième septaine (75 505 ados). La chute est trop rapide en troisième semaine avec encore 54% de spectateurs en moins et 34 105 retardataires. Désormais, le film semble condamné et il ne parviendra pas à dépasser les 300 000 tickets vendus, ce qui est un résultat pas forcément déshonorant, mais on pouvait en attendre davantage.

In fine, la France apparaît comme son cinquième marché mondial derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Mexique et la Russie. Chez nous, le singe a avalé 2 247 444 $ et des bananes, avant d’être disponible en format physique à partir du mois de juillet 2025. Faute d’obtenir une case en exclu sur Canal+, c’est Netflix France qui sera la première plateforme nationale à le diffuser sur notre marché.

Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 19 février 2025

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Affiche de The Monkey d'après Stephen King

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Affiche de The Monkey d'après Stephen King

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