Love and Monsters : la critique du film Netflix (2021)

Comédie fantastique, Aventure, Dystopie, Teen movie | 1h49min
Note de la rédaction :
4.5/10
4.5
Love and Monsters affiche France

  • Réalisateur : Michael Matthews
  • Acteurs : Jessica Henwick, Michael Rooker, Dylan O’Brien, Ariana Greenblatt
  • Date de sortie: 14 Avr 2021
  • Date de diffusion sur Netflix : A partir du 14 avril 2021 (dans le monde entier - hors USA)
  • Année de production : 2021
  • Nationalité : Américain
  • Titres originaux : Love and Monsters
  • Titres alternatifs : De amor y monstruos (Espagne), Problemas Monstruosos (Brésil), Miłość i potwory (Pologne), Szerelem és szörnyek (Hongrie)
  • Scénaristes : Brian Duffield, Matthew Robinson, d'après une histoire de Brian Duffiled
  • Compositeur : Marco Beltrami, Marcus Trumpp
  • Directeur de la photographie : Lachlan Milne
  • Producteur / Société de production : Shawn Levy, Dan Cohen /Paramount Pictures Corporation, Entertainment One, 21 Laps Entertainment
  • Editeur vidéo : Inconnu
  • Date de sortie vidéo : Inédit
  • Classifications : 13 + (auto-classification par Netflix, non soumise au CNC)
  • Notre avis classifications : Tous publics
  • Box-office USA & Canada : 1 070 714$
Note des spectateurs :

Love and Monsters est un divertissement passable à consommation télévisuelle qui ne nécessite aucune concentration. Les effets spéciaux y sont laids et Dylan O’Brien n’y a aucun charisme.

Synopsis : Sept ans après leur séparation lors du soulèvement des monstres, Joel (Dylan O’Brien) apprend que sa petite amie du lycée (Jessica Henwick) ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres. Dans ce monde infesté par des créatures mortelles, Joel va devoir convoquer le héros qui sommeille en lui pour faire face à d’innombrables dangers, sur la route qui le ramènera peut-être à celle qu’il aime.

Destiné au cinéma, Love and Monsters atterrit sur Netflix

Critique : Enième film Paramount vendu à Netflix, du moins pour le marché international en raison de la frilosité du marché, de la fermeture des salles et de la montée en puissance de la SVOD, Love and Monsters appartient à un cinéma télévisuel qui n’a pour lui ni le script – une accumulation de clichés, ni la réalisation, celle passe-partout d’un réalisateur sud-africain qui a déjà abdiqué son indépendance dès son second film.

Dylan O’Brien qui pouvait faire illusion dans la trilogie Le labyrinthe revient branlant, le coup de vieux fatal, dans le rôle d’un héros un peu couard. L’acteur confirme que tous les âges n’inspirent pas la même cinégénie. L’insouciance adolescente a disparu, la maturité de l’âge adulte n’y est pas encore. L’acteur est dans l’antichambre, l’entre-deux, comme le film qui n’a aucun respect pour son audience qu’il enferme dans la consommation sans mémoire.

Humour flou

Version pop fun d’une apocalypse où l’humour a pris le dessus sur l’horreur, Love and Monsters évoque les souvenirs des malheureux Bienvenue à Zombieland, Warm Bodies et Pride and Prejudice and Zombies. L’essentiel de l’humanité se résigne à quelques personnages d’une fadeur incroyable, ayant survécu à l’horreur de mutations animales qui n’a frappé que les amphibiens, insectes ou reptiles. On se demande pourquoi. Les survivants n’ont aucune force de caractère ni de prestance physique ; ils ont connu l’épouvante d’une humanité éradiquée, mais semblent vouloir encore compter fleurette.

Romance fade

Dans un casting unilatéralement mou, Jessica Henwick, dulcinée du jeune héros qui va parcourir près de cent cinquante kilomètres pour retrouver celle qu’il a jadis aimée dans un camp de survivants voisin, est une faute de casting. Elle n’existe pas, se contentant d’être une figure nunuche que l’on aurait habillée de vêtements de combattante qu’elle n’est visiblement pas. La jeune Ariana Greenblatt, 13 ans, lui vole la vedette en sidekick badass de Michael Rooker. L’ancien tueur en série du malaisant Henry Portrait of a Serial Killer cachetonne en se souvenant du temps où il jouait la même errance dans The Walking Dead. Un clin d’œil inutile. Avec ses camps de survie souterrains, Love and Monsters reprend les mêmes postulats que 90 % des dystopies des années 2010 (Sans un bruit, Hunger Games, La planète des singes, La cinquième vague...). On se dit qu’avec les années 2020, on mériterait peut-être de passer à autre chose.

Dans son vide généralisé où les monstres géants amusent la galerie le temps de quelques scènes plus ou moins réussies, Love and Monsters se contente d’être un produit sans charme ni intelligence, atrophié dans sa propre médiocrité.

Frédéric Mignard

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Netflix Originals

© Netflix


Love and Monsters affiche France

© Paramount Pictures et Paramount Players.

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