En attendant Bojangles : la critique du film (2022)

Romance, Drame | 2h04min
Note de la rédaction :
6.5/10
6.5
En attendant Bojangles (affiche)

  • Réalisateur : Régis Roinsard
  • Acteurs : Romain Duris, Virginie Efira, Grégory Gadebois, Solan Machado-Graner, Aurélia Petit
  • Date de sortie: 05 Jan 2022
  • Année de production : 2021
  • Nationalité : Français, Belge
  • Titre original : En attendant Bojangles
  • Titres alternatifs : Waiting for Bojangles (International)
  • Scénaristes : Romain Compingt, Régis Roinsard, d'après un roman de Olivier Bourdeaut
  • Directeur de la photographie : Guillaume Schiffman
  • Monteur : Loïc Lallemand
  • Compositeur : Clare Manchon, Olivier Manchon
  • Producteurs : Olivier Delbosc, Jean-Pierre Guérin, Cédric Iland (coproducteur), Bastien Sirodot (Coproducteur)
  • Sociétés de production : Curiosa Films, JPG Films, StudioCanal (coproduction), Sofinergie Capac (coproduction), France 2 Cinéma (coproduction), Umedia
  • Distributeur : StudioCanal
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo : StudioCanal
  • Date de sortie vidéo : Premier semestre 2022
  • Box-office France / Paris-Périphérie : -
  • Box-office nord américain / monde : -
  • Budget : -
  • Rentabilité : -
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleur / 5.1
  • Festivals et récompenses : La Roche-sur-Yon International Film Festival (2021à
  • Illustrateur / Création graphique : © Design Rysk, photo : Roger Arpajou Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © StudioCanal Tous droits réservés / All rights reserved
  • Hashtag officiel : #EnAttendantBojanglesLeFilm
Note des spectateurs :

En attendant Bojangles est une comédie pleine de fantaisie qui permet à Virginie Efira de dévoiler une nouvelle fois toute la richesse de son interprétation.

Synopsis : Camille et Georges dansent sur la chanson de Nina Simone Mr Bojangles. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu’au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l’inéluctable coûte que coûte.

Après Populaire et Les traducteurs, Régis Roinsard confirme

Critique : Au cœur de ces années 60 colorées et virevoltantes, Camille et Georges forment un couple éperdument amoureux. Pour vivre pleinement leur bonheur, ils ne conçoivent de vivre que dans le luxe, la joie et la volupté, loin de tout conformisme. Tous les soirs, ils organisent fêtes, cocktails, réceptions. Entraînés par la maîtresse de maison, une femme fantasque et attachante, les invités ont pour coutume de danser sur la chanson de Mr Bojangles. Au milieu de toutes ces festivités se croisent avec le même bonheur des personnes de tous âges, de toutes classes sociales, de toutes religions et de toutes races. Car bien sûr, aucune barrière d’aucune sorte ne doit venir entraver le train de vie fantaisiste qui est le leur. Un brassage qui constituera plus tard la base de l’éducation de leur fils Gary.

En adaptant le roman d’Olivier Bourdeaut, Régis Roinsard renoue avec l’esprit légèrement burlesque et gentiment débonnaire qui avait fait le sel en 2012 de Populaire, qui offrait déjà à Romain Duris un rôle taillé à sa mesure. A coup de scènes rythmées et de dialogues vifs, de scènes de danse ensorcelantes et de décors lumineux, il excelle à nous faire partager la vivacité de ses héros grâce à une comédie enlevée, fleurant bon la bonne humeur et l’insouciance.

Changements de tonalité et basculement de vie

La naissance de leur fils n’entame ni la soif de liberté, ni le rejet des contraintes de nos joyeux tourtereaux. Bien au contraire, tous les trois goûtent plus que de raison à ce monde enfantin peuplé d’imaginaire et de poésie, qui réjouira sans aucun doute les amateurs de fantasmagorie mais déroutera les esprits les plus rationnels. Malheureusement, la folie consommée à outrance finit par ébranler les pans de cette famille hors du temps en enserrant dans ses griffes la mère de famille qui est placée en hôpital psychiatrique. L’élément porteur abattu, le trio se retrouve tout de guingois.

Sous le poids de l’attaque, le récit vacille légèrement sans toutefois se départir de son aspect romanesque. Privé de sa moitié, Georges tente pourtant de recréer au mieux cet univers d’excentricité qu’elle leur a laissé. Par amour pour son fils qu’il refuse de confronter à la dureté de la réalité, il invente des histoires où il est question de château en Espagne ou de super-héros de bande dessinée. Si l’intérêt se fait moins sûr, Romain Duris, judicieusement accompagné du jeune Solan Machado-Graner maintient à flot l’originalité de l’histoire.

En attendant Bojangles, la passion Virginie

Joliment écrit, le film nous secoue sans ménagement entre émotion et drame sans toutefois toujours permettre à la mise en scène de s’adapter à ces changements de tonalités, tout particulièrement dans la deuxième partie. Une sensation de déséquilibre généreusement rattrapé par le jeu toujours impeccable d’une Virginie Efira d’une égale justesse dans tous les registres. Sa grâce, sa vivacité captent toute l’attention et si c’est assurément elle qui dicte la mesure, le duo qu’elle forme avec un Romain Duris, plus que convaincant, crève l’écran, tandis que la présence de Grégory Gadebois, dans un rôle dit secondaire, ne manque pas de piquant.

Dans une époque de plus en plus rigoriste, En attendant Bojangles s’apparente à une bouffée de fraîcheur dont il serait dommage de ne pas profiter.

Claudine Levanneur

Sorties de la semaine du 5 janvier 2022

En attendant Bojangles

Design Rysk, photo : Roger Arpajou – © StudioCanal

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En attendant Bojangles (affiche)

Bande-annonce d'En attendant Bojangles

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