La prof enseigne sans préservatif : la critique du film (1982)

Pornographique | 1h25min
Note de la rédaction :
Non Noté/10
Non Noté
La prof enseigne sans préservatif de Robert Renzulli, affiche

Note des spectateurs :

Face à Mad Max et à Tout feu tout flamme, La prof enseigne sans préservatif distribuait ses bons points au box-office français. Retour sur cette comédie porno par Robert Renzulli, le Pagnol paillard du cinéma porno français.

La Prof enseigne sans préservatif a-t-il été numéro au box-office USA comme son affiche le laisse suggérer, on en doute, mais au moins, le visuel n’est pas mensonger et dévoile la comédienne du hard, Nicole Ginoux s’apprêter à dispenser ses cours de philosophie auprès d’un gaillard adulte, mais désespérant, pour son paternel, joué par Jacques Marbeuf, qui lui paie ses cours particuliers pendant les vacances estivales.

Le terme estival prend ici tout son sens de par le cadre provençal écrasant qui confère un certain charme à cette production dont les sons électroniques d’époque rendent l’intrigue policière, comique et pornographique sous la griffe d’une époque révolue.

Totalement inoffensif, malgré les coups de bouteille que s’offre Cathy Ménard lors d’une scène gratuite, avant d’être exorcisée par l’acteur Jacques Marbeuf (acteur X d’un certain âge venu d’un cinéma sérieux de qualité) qui va ainsi exorciser le démon qui habite (!), La Prof enseigne sans préservatif est surtout resté dans les mémoires cinéphiles pour son titre rigolo.

Comme tous ces films tournés en pellicule à l’époque, l’effort de scénario qui l’emporte sur les scènes de sexe plutôt espacées, rendent l’ouvrage intéressant en tant qu’échantillon sociologique d’une France d’époque et de ses habitudes cinématographiques.

Box-office de La prof enseigne sans préservatif :

Sorti à Paris le 13 janvier 1982, La prof enseigne sans préservatif est sorti dans six cinémas parisiens en première semaine : le Cinévog St Lazare (4 590 entrées/1e semaine), le Vedettes (2 320), le Brooklyn (4 141), La Bastille (2 350), le Cinévog Montparnasse (3 196) et le Ritz (6 523). Avec 22 312 spectateurs en première semaine, sur ces 6 écrans, le X provincial entre en 13e place d’un box-office, juste derrière Hôtesses à tout faire qui entrait en 12e place, grâce à ses 11 cinémas.

Cette semaine était aussi la toute première de Tout feu tout flamme (Adjani, Montand) qui triomphait dans 32 salles (179 770) et d’un certain Mad Max qui était enfin « dézixé » (148 386, 26 salles). Conte de la folie ordinaire de Marco Ferreri entrait en 5e place, avec 75 626 spectateurs. Sidney Lumet lâchait son Prince de New York dans 11 cinémas (34 628), et le second chapitre des Vendredi 13 luttait pour trouver l’attention des adolescents, avec 26 712 spectateurs dans 11 cinémas.

En deuxième semaine, La prof enseigne sans préservatif, malgré ses salles pleines, perdait 3 écrans pour ne rester qu’au Brooklyn, Cinévog Montparnasse et St-Lazare, mais parvenait encore à une bonne moyenne, avec 8 295 spectateurs, et un total de 30 607 spectateurs. En 3e semaine, la comédie pornographique glissait à 4 301 spectateurs dans 2 cinémas.

Avec un cinéma de plus, le Méry, en 4e semaine, le porno gonflait le torse, avec 7 035 élèves. En 5e semaine, toujours aux deux Cinevog, il dispensait ses cours d’éducation sexuelle auprès de 3 006 adultes, avant de finir sa carrière la semaine suivante sur ces deux sites, avec désormais 1 577 parents d’élèves. Au total, la prof aura réuni 46 526 spectateurs et sera resté 6 semaines à l’affiche.

Un succès certain.

Il est libre Max

 

Sorties de la semaine du 16 janvier 1982

La prof enseigne sans préservatif de Robert Renzulli, affiche

Copyrights : Les Productions Mistral (Mézel)

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