Régis Wargnier

Réalisateur, Scénariste
La réparation, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Français
  • Date de naissance : 18 avril 1948 à Metz (France)
  • Crédit visuels : Affiche : Le Cercle Noir pour Fidélio - Distributeur : Nour Films. © 2025 Cinéfrance Studios. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Réalisateur et scénariste français, Régis Wargnier est né en 1948 à Metz, mais a poursuivi ses études à Paris, notamment à l’Université de Nanterre où il a décroché une licence de lettres classiques et une maîtrise de grec ancien.

Régis Wargnier, un assistant très apprécié

Pourtant, il est avant tout passionné de photographie et décide d’ouvrir un atelier en 1969. Petit à petit, il s’intéresse à l’image animée et commence donc à arpenter les plateaux de tournage, notamment ceux de Claude Chabrol. Dès 1972, il est le réalisateur de deuxième équipe de La femme en bleu (Michel Deville) avant de continuer à œuvrer dans le domaine de l’assistanat durant de longues années. Ainsi, Régis Wargnier a travaillé sur Mon premier amour (Elie Chouraqui, 1978) ou encore sur La banquière (Francis Girod, 1980) avec la grande Romy Schneider. S’il assiste aussi Volker Schlöndorff sur Le faussaire (1981), Régis Wargnier demeure un fidèle de Francis Girod qu’il retrouve sur Le grand frère (1982) et Le bon plaisir (1984).

Le passage à la réalisation

Après plus de dix ans à servir les autres, Régis Wargnier choisit de passer à la vitesse supérieure en signant un premier long métrage sur l’alcoolisme très remarqué. La femme de ma vie (1986) connaît un gros succès public (893 589 entrées), glane un César de la meilleure première œuvre et s’offre même un tube au top 50 avec le single T’en vas pas composé par Romano Musumarra (Jeanne Mas, Stéphanie de Monaco, entre autres) pour la chanteuse adolescente Elsa Lunghini.

Affiche de La Femme de ma vie de Régis Wargnier

Copyright UGC Distribution

Ensuite, il opte pour une œuvre difficile qui voit l’affrontement entre deux enfants au cœur d’un milieu privilégié avec Je suis le seigneur du château (1989). Malgré un lyrisme de chaque instant qui fait de cette œuvre un petit bijou de sensibilité, le grand public demeure en retrait de ce second essai avec seulement 362 061 spectateurs à l’heure de la crise du cinéma. Le métrage a tout de même permis à son actrice Dominique Blanc d’être nominée pour le César du meilleur espoir féminin.

Le triomphe d’Indochine et le temps des fresques historiques

Indochine, l'affiche du film

© 1992 Paradis Films, La Générale d’Images, Bac Films, Orly Films, Ciné Cinq / Affiche : SKT (agence), Sygma (photographe), Jean-Marie Leroy (photographe). Tous droits réservés.

Malgré une performance décevante, ce second effort n’empêche nullement Régis Wargnier d’être bien considéré dans le métier et de monter une production imposante menée par la grande Catherine Deneuve. Il s’agit d’Indochine (1992), à ce jour encore le film le plus connu de son réalisateur. Cette fresque historique impressionne par ses résultats avec 3 198 663 entrées, mais aussi l’obtention de l’Oscar du meilleur film étranger en 1993. Par ailleurs, le spectacle total a glané cinq César dont celui de la meilleure actrice pour Deneuve. Régis Wargnier, quant à lui, ne décroche pas la statuette du meilleur réalisateur qui est allée à Claude Sautet.

Désormais bien installé dans le paysage cinématographique français, Régis Wargnier enchaîne avec un nouveau portrait de femme intitulé Une femme française (1995), mené par Emmanuelle Béart. Cette fois, le lyrisme laisse place à une certaine raideur de la réalisation et le film au budget important déçoit avec seulement 865 049 entrées. Après ce film en demi-teinte, Régis Wargnier revient en pleine possession de ses moyens avec la très belle fresque historique Est-Ouest (1999) où il retrouve Catherine Deneuve et l’oppose à Sandrine Bonnaire. Le résultat est superbe, mais son budget de près de 10 millions d’euros peine à être remboursé par ses 565 513 entrées. Pourtant, la fresque palpitante méritait bien mieux.

Une femme française, affiche (Emmanuelle Béart)

Photo : Luc Roux pour Studio Magazine

Des années 2000-2010 plus difficiles et moins inspirées

Pour Régis Wargnier, les temps sont plus difficiles et il tourne un temps pour la télévision, avant de se lancer dans un nouveau défi, une coproduction internationale intitulée Man to Man (2005) avec Kristin Scott Thomas. Là encore le budget astronomique de l’entreprise n’est pas rentable, y compris à l’étranger. En France, ils ne furent que 509 733 curieux à faire le déplacement en salles.

Sans doute pour se refaire, le cinéaste change totalement d’univers avec son film suivant, le polar Pars vite et reviens tard (2007) adapté de l’œuvre de Fred Vargas. Le métrage avec José Garcia parvient à glaner 843 531 spectateurs. Toutefois, là encore, le budget initial s’avère trop important. Finalement, Régis Wargnier devient de plus en plus discret et livre un film sur le sport avec La ligne droite (2011) qui n’avait pas beaucoup d’atouts dans sa manche.

La réparation, l'affiche

Affiche : Le Cercle Noir pour Fidélio – Distributeur : Nour Films. © 2025 Cinéfrance Studios. Tous droits réservés.

Malgré un budget contenu, le métrage est un bide sévère avec seulement 106 980 marathoniens dans les cinémas. En 2014, Régis Wargnier parvient à retourner en Asie avec un budget assez serré pour Le temps des aveux. Malheureusement, le métrage n’est guère réussi et le résultat est encore pire avec seulement 65 655 tickets vendus. Il est donc loin le temps où le réalisateur mobilisait plus de trois millions de spectateurs.

Un retour inattendu après dix ans d’absence

Depuis, Régis Wargnier semblait avoir abandonné la perspective de réaliser un nouveau film, jusqu’à ce que sorte La réparation (2025), plus de dix ans après son précédent échec. A l’heure où nous rédigeons ces lignes, le film semble être mal parti pour le cinéaste dont l’heure de gloire est bien celle des années 80-90. Tous ne peuvent toutefois pas se vanter de nous avoir fait vibrer comme ses plus grandes œuvres passées. Total respect, donc.

Virgile Dumez

Filmographie de Régis Wargnier

Réalisateur, longs métrages
  • 1986 : La Femme de ma vie
  • 1989 : Je suis le seigneur du château
  • 1992 : Indochine
  • 1995 : Une femme française
  • 1995 : Lumière et Compagnie – segment
  • 1999 : Est-Ouest
  • 2005 : Man to Man
  • 2007 : Pars vite et reviens tard
  • 2011 : La Ligne droite
  • 2014 : Le Temps des aveux
  • 2025 : La Réparation
x