Acteur, réalisateur et scénariste français, Nicolas Giraud est né en 1978 à Saintes. Il grandit dans un village et prépare à l’âge de 16 ans un CAP de maçonnerie. Finalement, il s’oriente vers la carrière de prothésiste dentaire, avant de faire la découverte du cinéma qui devient sa passion.
Un acteur qui émerge à la fin des années 2000
Nicolas Giraud se rend dans la capitale où il poursuit son métier de prothésiste, tout en passant des castings. On le retrouve pour la première fois à l’affiche de la comédie Liberté-Oléron (Bruno Podalydès, 2001), mais en simple figuration. Pendant plusieurs années, il participe à des séries télévisées dans des seconds rôles. Mais sa véritable chance intervient en 2006 lorsqu’il obtient le rôle du fils de Jacques Gamblin dans Nos retrouvailles (David Oelhoffen, 2006). Si le film ne fonctionne pas en salle, l’acteur est désormais repéré par les cinéphiles.
La même année, il participe aussi au film ambitieux Les fragments d’Antonin (Gabriel Le Bomin, 2006) qui attire également l’attention des critiques. Après quelques travaux télévisuels, on retrouve Nicolas Giraud dans le film d’action Taken (Pierre Morel, 2008) mené par Liam Neeson. Cette fois, le succès public est important.
La même année, Nicolas Giraud tourne en vedette dans le nouveau film de René Féret Comme une étoile dans la nuit (2008). Ensuite, on le retrouve au sein du casting jeune du film commercial Vertige (Abel Ferry, 2009) qui est malheureusement un échec commercial avec seulement 79 980 amateurs d’escalade dans les salles. Puis, le comédien fait partie de la distribution prestigieuse de Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (Luc Besson, 2010) qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
C’est à cette époque que Nicolas Giraud commence à tâter de la réalisation avec son court-métrage Faiblesses (2009) qu’il écrit et interprète également. Pendant cette période, l’acteur tourne beaucoup, notamment dans Coup d’éclat (José Alcala, 2011), Voir la mer (Patrice Leconte, 2011) ou encore Le Premier homme (Gianni Amélio, 2011) d’après Albert Camus. Toutefois, aucun de ces films ne parvient à trouver son public. En 2012, il participe à la superproduction d’Alexandre Arcady Ce que le jour doit à la nuit qui se fracasse au box-office avec seulement 290 978 spectateurs. Il joue aussi dans le film d’horreur raté Aux yeux des vivants (Alexandre Bustillo, Julien Maury, 2014).
Le passage à l’écriture et à la réalisation
Le comédien retrouve à la fois David Oelhoffen et l’écrivain Albert Camus en jouant dans Loin des hommes en 2016, puis il est présent au casting des Gardiennes (Xavier Beauvois, 2017) qui connaît un joli succès en salles. Finalement, Nicolas Giraud parvient à réaliser son rêve en écrivant, mettant en scène et interprétant son premier long-métrage intitulé Du soleil dans mes yeux (2018) où il fait jouer également celle qu’il appelle sa muse, à savoir l’actrice Hélène Vincent. Malheureusement pour lui, la sortie du film passe globalement inaperçue. Ce qui ne le décourage pas et qui le pousse à se surpasser avec son film suivant L’astronaute qu’il met cinq ans à monter.
Pendant la longue préparation du film, on l’a surtout vu dans Frères ennemis (2018) par fidélité envers le réalisateur David Oelhoffen. En février 2023, L’astronaute sort enfin sur les écrans. Ce très joli film porté par une musique exceptionnelle n’aura pas l’écho qu’il mérite.