Elia Koteas a tourné ses meilleurs films dans les années 90 et 2000, trouvant des rôles majeurs avec Atom Egoyan et David Cronenberg.
De l’Actors Studio aux seconds rôles pour Niccol et Malick
Acteur canadien, Elias Koteas est formé à l’Académie américaine des arts dramatiques et à l’Actors Studio de New York. Il débute au cinéma en 1985, et se voit dirigé par Francis Ford Coppola dans Jardins de pierre (1987) et Tucker (1988). S’il est nommé au Genie Award du meilleur acteur pour le polar canadien Malarek (1988) de Pierre Cardinal, c’est dans le film d’action Les tortues Ninja (1990) de Steve Barron qu’un public plus large le découvre.
En ces années 90, Il trouve cependant ses meilleurs rôles avec ses compatriotes Atom Egoyan et David Cronenberg. Pour le premier, il est du casting de l’ovniesque The Adjuster (1991), avant d’incarner le DJ dans Exotica (1994), qui lui vaut une deuxième nomination au Genie de l’acteur. Pour Cronenberg, il interprète Vaughan, le « scientifique fou » autoproclamé dans le subversif Crash (1996), qui fait scandale au Festival de Cannes, mais y remporte le prix spécial du jury. Elias Koteas joue aussi le père de l’enfant « invalidé » dans Bienvenue à Gattaca (1997) d’Andrew Niccol, et le capitaine Taros dans La ligne rouge (1998) de Terrence Malick.
Elias Koteas, d’Atom Egoyan à la case télévision
Dans les années 2000, Elias Koteas reste très actif, et tourne une vingtaine de longs métrages. Il obtient le Genie Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Ararat (2002) d’Egoyan et multiplie les compositions. On le voit en agent spécial de la CIA dans Dommage collatéral (2002) d’Andrew Davis, ou en sergent de police dans Zodiac (2007) de David Fincher, cinéaste qui le dirige aussi dans L’étrange histoire de Benjamin Button (2008). Koteas passe avec aisance du cinéma d’auteur (Two Lovers de James Gray, 2007) au film d’horreur (Le dernier rite de Peter Cornwell, 2009).
Elias Koteas démarre la décennie suivant avec le rôle du faux Andrew Laeddis dans Shutter Island (2010) de Martin Scorsese. Et il est nommé au prix Écrans canadiens du meilleur acteur dans un second rôle pour Winnie (2011) de Darrel Rood, biopic de Winnie Mandela passé inaperçu. Les films qui suivent n’ont guère plus d’écho, qu’il tourne avec Michael Winterbottom, Olivier Dahan, Jim Sheridan et même Atom Egoyan (Les trois crimes de West Memphis, 2013). Depuis 2014, Elia Koteas se consacre davantage à la télévision (La série Chicago Police Department).
Filmographie d’Elias Koteas
(Acteur, longs métrages)
- 1985 : Un drôle de Noël (One Magic Christmas) de Phillip Borsos
- 1987 : La Vie à l’envers (Some Kind of Wonderful) de Howard Deutch
- 1987 : Jardins de pierre (Gardens of Stone) de Francis Ford Coppola
- 1988 : Tucker (Tucker: The Man and His Dream) de Francis Ford Coppola
- 1988 : Full Moon in Blue Water de Peter Masterson
- 1989 : Malarek de Roger Cardinal
- 1989 : Friends, Lovers, & Lunatics de Alan Savage
- 1989 : Blood Red de Peter Masterson
- 1990 : Les Tortues ninja (Teenage Mutant Ninja Turtles) de Steve Barron
- 1990 : Backstreet Dreams de Rupert Hitzig et Jason O’Malley
- 1990 : La Maison des otages (Desperate Hours) de Michael Cimino
- 1990 : Allô maman, c’est encore moi (Look Who’s Talking Too) de Amy Heckerling
- 1990 : Un ange… ou presque (Almost an Angel) de John Cornell
- 1991 : The Adjuster de Atom Egoyan
- 1992 : Contact de Alan Clarke
- 1992 : Chain of Desire de Temístocles López
- 1993 : Glass Shadow (Cyborg 2) de Michael Schroeder
- 1993 : Les Tortues Ninja 3 (Teenage Mutant Ninja Turtles III) de Stuart Gillard
- 1994 : Exotica de Atom Egoyan
- 1994 : Camilla de Deepa Mehta
- 1995 : Abus de confiance (Power of Attorney) de Howard Himelstein
- 1995 : The Prophecy de Gregory Widen
- 1996 : Crash de David Cronenberg
- 1996 : Hit Me de Steven Shainberg
- 1997 : Bienvenue à Gattaca (Gattaca) de Andrew Niccol
- 1998 : Divorce: A Contemporary Western de Linda Andersson
- 1998 : Le Témoin du Mal (Fallen) de Gregory Hoblit
- 1998 : Un élève doué (Apt Pupil) de Bryan Singer
- 1998 : D’une vie à l’autre (Living Out Loud) de Richard LaGravenese
- 1998 : La Ligne rouge (The Thin Red Line) de Terrence Malick
- 2000 : Dancing at the Blue Iguana de Michael Radford
- 2000 : Harrison’s Flowers d’Élie Chouraqui
- 2000 : Les Âmes perdues (Lost Souls) de Janusz Kamiński
- 2001 : Novocaïne (Novocaine) de David Atkins
- 2002 : Dommage collatéral (Collateral Damage) de Andrew Davis
- 2002 : Ararat de Atom Egoyan
- 2002 : Simone de Andrew Niccol
- 2005 : Prisoner de David Alford
- 2005 : Un parcours de légende (The Greatest Game Ever Played) de Bill Paxton
- 2005 : The Big Empty de Steve Anderson
- 2006 : Skinwalkers de James Isaac
- 2007 : Shooter, tireur d’élite (Shooter) de Antoine Fuqua
- 2007 : Zodiac de David Fincher
- 2007 : La Fille dans le parc (The Girl in the Park) de David Auburn
- 2008 : Two Lovers de James Gray
- 2009 : Le Dernier Rite (The Haunting in Connecticut) de Peter Cornwell
- 2009 : L’Étrange Histoire de Benjamin Button (The Curious Case of Benjamin Button) de David Fincher
- 2009 : Je viens avec la pluie de Tran Anh Hung
- 2010 : Shutter Island de Martin Scorsese
- 2010 : Defendor de Peter Stebbings
- 2010 : Phénomènes paranormaux (The Fourth Kind) de Olatunde Osunsanmi
- 2010 : The Killer Inside Me de Michael Winterbottom
- 2010 : My Own Love Song d’Olivier Dahan
- 2010 : Die, le châtiment (Die) de Dominic James
- 2010 : Laisse-moi entrer (Let Me In) de Matt Reeves
- 2011 : Unforgettable de Ed Redlich et John Bellucci
- 2011 : Dream House de Jim Sheridan
- 2011 : 3 Backyards de Eric Mendelsohn
- 2011 : Le Joyeux Noël d’Harold et Kumar (A Very Harold & Kumar 3D Christmas) de Todd Strauss-Schulson
- 2013 : Les Trois Crimes de West Memphis (Devil’s Knot) d’Atom Egoyan
- 2013 : Insaisissables (Now You See Me) de Louis Leterrier
- 2013 : The Last Days on Mars de Ruairi Robinson
- 2017 : My Days of Mercy de Tali Shalom-Ezer
- 2022 : The Baker de Jonathan Sobol
- 2023 : Janet Planet de Annie Baker
- 2024 : The Silent Planet de Jeffrey St. Jules
- 2025 : The Block de Craig Singer