Actrice française, Christiane Cohendy est surtout une grande figure de la scène. En 1971, elle cofonde le Théâtre Éclaté d’Annecy, avant de collaborer avec Jean-Pierre Vincent au Théâtre national de Strasbourg, de 1975 à 1979. Au cours de sa carrière, la comédienne est dirigée, entre autres, par Alain Françon, Bernard Sobel, Stuart Seide, Marcel Maréchal, Bernard Murat, Georges Lavaudant, Patrice Chéreau, Luc Bondy… soit les meilleurs professionnels des planches.
Elle passe elle-même à la mise en scène avec six spectacles, dont Les Orphelins de Jean-Luc Lagarce (Théâtre Ouvert, 1984) et La Petite fée aux allumettes de Hans Christian Andersen (Cartoucherie de Vincennes, 2011). En 1996, elle obtient le Molière de la comédienne pour Décadence de Steven Berkoff, mis en scène par Jorge Lavelli au Théâtre national de la Colline, une pièce qui lui avait aussi valu le Prix du syndicat de la critique. En 2006, elle est nommée professeure au Conservatoire.
Christiane Cohendy joue également pour la télévision et le cinéma, où elle débute en 1980 avec un petit rôle d’assistante sociale dans Un mauvais fils (1980) de Claude Sautet. Suivent La passante du Sans-Souci (1982) de Jacques Rouffio, Le matelot 512 (1984) de René Allio, Vent de panique (1987) de Bernard Stora, Ville étrangère (1988) de Didier Goldschmidt et Les deux Fragonard (1988) de Philippe Le Guay.
Dans les années 1990, on la croise dans Trois années (1990) de Fabrice Cazeneuve, Le hussard sur le toit (1995) de Jean-Paul Rappeneau ou Le créateur (1999) d’Albert Dupontel. Elle incarne Isabelle Rimbaud dans Arthur Rimbaud – Une biographie (1991) de Richard Dindo, la mère de Jacques Gamblin dans Mauvais genre (1997) de Laurent Bénégui et la secrétaire de Serrault dans Le comédien (1997) de Christian de Chalonge. Son dernier rôle au grand écran est dans Sur mes lèvres (2001) de Jacques Audiard, la comédienne se consacrant en priorité au théâtre. Christiane Cohendy est décédée le 5 juin 2026 à l’âge de 86 ans.