Acteur et réalisateur uruguayen-mexicain, Gustavo Rojo est né en 1923 au milieu de l’Océan Atlantique à bord d’un navire qui amenait sa famille à Montevideo en Uruguay. Il y reste vivre sept ans avec sa famille d’origine espagnole. Il est le frère de l’acteur Rubén Rojo et sa sœur est l’écrivaine Ana María de Foronda.
Un jeune premier très demandé
Par la suite, il part mener sa carrière de jeune comédien au Mexique où il fait ses débuts en 1944 avec Mis hijos (René Cardona, 1944). A partir de là, il va mener une carrière absolument gigantesque constituée de plus de 170 titres, tournés aussi bien au Mexique qu’en Espagne. Il est présent notamment au générique de Tarzan et les sirènes (Robert Florey, 1948) avec Johnny Weissmuller en vedette, puis il est le héros éponyme de Parsifal (Daniel Mangrané et Carlos Serrano de Osma, 1951).
Ensuite, il enchaîne les rôles principaux dans des petites productions ou des emplois secondaires dans des films plus importants. Ainsi, on le voit dans Alexandre le Grand (Robert Rossen, 1956), Au bord du volcan (Terence Young, 1957), Quand la terre brûle (Irving Rapper, Gordon Douglas, 1959) et dès le début des années 60, il ne rechigne pas à interpréter des rôles pour la télévision.
Un abonné du cinéma de quartier
Gustavo Rojo travaille également en Italie lorsque sa carrière bat de l’aile. Ainsi, il joue le rôle-titre de Jules César contre les pirates (Sergio Grieco, 1962), Le capitaine de fer (Sergio Grieco, 1962), puis passe en Allemagne avec Les cavaliers rouges (Hugo Fregonese, 1964) et Les Mercenaires du Rio Grande (Robert Siodmak, 1965).
Très actif dans le cinéma populaire, il joue aussi dans Django ne pardonne pas (Julio Buchs, 1966), mais son plus beau titre de gloire est d’avoir participé à La vallée de Gwangi (Jim O’Connolly, 1969), film culte où des cowboys sont confrontés à des dinosaures. La même année, il est du western Les 4 desperados (Julio Buchs, 1969), puis d’El Condor (John Guillermin, 1970).
Gustavo Rojo, roi des télénovelas
Toutefois, au début des années 70, il retourne vivre en Amérique latine et commence à jouer dans des télénovelas comme Natacha (301 épisodes en seulement deux ans, 1970-1971). Si le comédien est parfois de retour au cinéma, sa carrière se déroule désormais majoritairement à la télé où il enchaîne les séries à tout va. Cette période va s’étaler jusqu’à son décès et Gustavo Rojo a donc passé près de cinquante ans sur les plateaux afin de tourner des séries télé à la chaîne. Il en a même profité pour réaliser un unique épisode en 2000.
Gustavo Rojo décède en 2017 à l’âge de 93 ans. Il aura joué devant les caméras jusqu’au bout.