Actrice américano suédoise, May Britt est repérée par le producteur italien Carlo Ponti. Il l’engage dans Les infidèles (Monicelli, Steno, 1953), dont la vedette est sa future épouse Sophia Loren. Puis elle obtient le rôle-titre de Jolanda la figlia des corsaro nero (1953) de Mario Soldati. Elle enchaîne avec La louve de Calabre (1953) d’Alberto Lattuada, Le navire des filles perdues (1953) de Raffaello Matarazzo et Duel en Sicile (1953) de Carmine Gallone.
Suivent Vierge moderne (1954) de Marcello Pagliero, Ce soir… rien de nouveau (1955) de Mario Mattoli et Prisonniers du mal (1955) de Mario Costa. May Britt est la partenaire de Totò dans Il più comico spettacolo del mondo (Mattoli, 1953) et, en France, celle d’Eddie Constantine dans Ça va barder (1955) de John Berry.
Hollywood lui fait un pont d’or pour venir camper des seconds rôles dans Guerre et paix (1956) de King Vidor, Le bal des maudits (1958) d’Edward Dmytryk et Flammes sur l’Asie (1958) de Dick Powell. Et elle hérite du rôle de Lola-Lola dans L’ange bleu (Dmytryk, 1959), remake anodin du chef-d’œuvre de Sternberg, où le duo qu’elle forme avec Curd Jürgens ne parvient pas à faire oublier Dietrich et Jannings.
Après Crime, société anonyme (Balaban, Rosenberg, 1960), May Britt prend ses distances avec le métier et fait davantage la Une de la presse people du fait de son mariage avec Sammy Davis Jr. (1960-68). On l’aperçoit encore dans quelques séries télévisées entre 1968 et 1988. Au cinéma, elle tente un come-back sans lendemain dans le film d’horreur Haunts (1976) de Herb Freed. May Britt est décédée le 11 décembre 2025 à l’âge de 91 ans.