Acteur japonais, Eimei Esumi (aussi crédité Hideaki Ezumi) est né en 1935 à Shimane au Japon. Le jeune homme débute sa carrière en 1961 où il enchaîne les seconds rôles notamment dans l’excellent polar hard boiled La jeunesse de la bête (Seijun Suzuki, 1963). Il travaille encore avec le réalisateur Seijun Suzuki pour Le vagabond de Kanto (1963), Les Fleurs et les Vagues (1964), La barrière de chair (1964), Histoire d’une prostituée (1965) et Le Vagabond de Tokyo (1966).
Des seconds rôles vers le vedettariat dans l’érotisme
Après cette période faste, il est aussi visible dans Les vampires (Kaneto Shindô, 1968), avant d’incarner un détective dans le Dodeskaden (1970) d’Akira Kurosawa. N’ayant pas réussi à percer en vedette dans un cinéma traditionnel où on le confine aux emplois secondaires, Eimei Esumi accepte un contrat avec la Nikkatsu qui l’emploie en vedette masculine de pinku eiga, des films érotiques où il donne de sa personne. Ainsi, il joue souvent en duo avec Junko Miyashita, la star féminine du genre, comme dans Le rideau de Fusuma (Tatsumi Kumashiro, 1973), Rue de la joie (Tatsumi Kumashiro, 1974), La véritable histoire d’Abe Sada (Noboru Tanaka, 1975) qui traite du même sujet que L’empire des sens (Nagisa Oshima, 1976).
Une reconversion difficile dans les années 80
Dans d’autres genres, on retrouve aussi Eimei Esumi dans L’été du démon (Yoshitarô Nomura, 1978), puis dans un tout petit rôle pour Mishima (Paul Schrader, 1985), énorme production de George Lucas et Francis Ford Coppola qui fit un flop. Après 1987, la carrière de l’acteur semble en stand-by avec quelques apparitions de temps à autre. En fin de carrière, on notera sa participation au film d’auteur Eureka (Shinji Aoyama, 2000) d’une durée de plus de 3h30.
Eimei Esumi meurt en 2004 d’un cancer de l’estomac, alors qu’il n’avait que 68 ans.