Note des lecteurs

L’héroïne qui venait du froid de Luc Besson laisse le public de glace pour son démarrage. Anna déçoit avec des premières séances sans aplomb sur Paris.

Luc Besson traverse une mauvaise passe artistique, financière et personnelle. Il pouvait espérer qu’Anna, qui a désolé le public américain puisse séduire la France. Après tout, Valérian et la cité des 1000 planètes avait au moins sauvé les meubles sur son marché d’origine.

Malheureusement, son nouveau film d’action, hors temps et totalement démodé, démarre froidement : 1 202 spectateurs à Paris, sur la première séance, soit un total de 2 318 si l’on compte la périphérie. Sa moyenne par salle est trop juste pour un film de cette importance (57).

Anna est l’un des moins bons démarrages de la carrière de Luc Besson

C’est le moins bon démarrage de la carrière de Luc Besson sur cette séance depuis Le Grand bleu, qui avait déçu à 1 038 spectateurs pour son ouverture avant de devenir le phénomène que l’on connaît. A vrai dire, dans sa filmographie, seuls le documentaire marin Atlantis et son premier film, Le dernier combat, avait sous-performé à ce point.

En deuxième place, Annabelle la maison du Mal est incapable de faire le plein si tôt dans la journée. C’est même le moins beau démarrage de la saga avec 856 adolescents retournées jouer à la poupée, dans 15 salles (moyenne identique au Besson de 57). A titre de comparaison, le premier avait ouvert à 926 contre 856 tickets pour le second. Comme les chiffres sont très proches, l’on peut considérer la fin de la trilogie comme partie sur d’assez bonnes bases.

Premier de la classe de Stéphane Ben Lahcene, affiche de la comédie
Affiche : Eddy Brière

En 3e place des nouveautés, on remarque les pas frileux de Premier de la classe, qui engendre une fréquentation de 595 écoliers dans 14 salles (moyenne de 43). C’est très loin d’être remarquable, mais propre aux mauvais résultats des comédies chaque année à cette date.

Le reste du classement est caractérisé par des sorties sans grand potentiel pour une première séance, car trop adultes. Vita & Virginia, drame biographique sur Virginia Woolf et sa romance avec Vita Sackville, attend de trouver son audience en soirée (461 spectateurs dans 17 salles, moyenne de 23). Si Face à la nuit trouve au moins le moyen de dépasser les 40 noctambules par copie (241/6 salles), les films argentins Acusada (156/5 salles) et Joel, une enfance en Patagonie (133/7) ont tendance à se faire mutuellement de l’ombre, et devront se départager sur la journée.

Dans l’animation, Les enfants de la mer, manga proposé par Eurozoom, franchit péniblement les 395 amateurs d’animation japonaise, quand la production américaine Uglydolls, chez Metropolitan, réitère son échec américain, avec 117 poupées laides sur 7 salles.

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