Trois salopards, une poignée d’or : la critique du film (1970)

Western | 1h47min
Note de la rédaction :
6/10
6
Trois salopards, une poignée d'or, l'affiche

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Trois salopards, une poignée d’or est un long métrage agréable qui transpose le film de braquage dans l’univers crasseux et cynique du western italien.

Synopsis : A Middletown, dans le nouveau Mexique, Santo, escroc déguisé en moine s’associe avec la bande des Jarrett. Leur but: dérober un butin de cinq cent mille dollars en pièces d’or à la banque local. Si le casse se déroule sans accroc, le partage du butin va se révéler problématique.

Trois salopards, une poignée d'or, l'affiche

© Illustrateur : Charles Rau. Tous droits réservés.

Critique : Trois salopards, une poignée d’or nous laisse augurer du meilleur dès sa scène d’ouverture plutôt réussie. En effet, ce, troisième western de Maurizio Lucidi (après les deux Pecos en 1966 et 1967) se distingue d’emblée par un certain sens du suspense. Malheureusement, la suite nous amènera très vite à tempérer notre enthousiasme. En effet, si le scénario est cohérent, il se révèle inutilement alambiqué, afin de pallier sans doute à des carences budgétaires. En découlent des longueurs inutiles que la réalisation plate et peu inventive ne rattrapent pas. Fort heureusement, les scènes de fusillade du film demeurent dynamiques.

Trois salopards, une poignée d’or met en scène un trio d’acteurs convaincant

Une des grandes forces de Trois salopards, une poignée d’or réside dans ses personnages et leur interprétation. Les acteurs se plaisent à incarner des antihéros cyniques aux répliques bien senties, dans le style de la trilogie du dollar. On retrouve ainsi en tête d’affiche l’impeccable George Hilton. Néanmoins, c’est ici Hunt Powers qui se distingue tout particulièrement en incarnant un de ces faux prêtres typiques du genre. Cet acteur américain de série TV a tenté sa chance dans le western italien et Trois salopards, une poignée d’or constitue sa seconde incursion dans le genre, après le culte Sugar Colt en 1966.

3 salopards, une poignée d'or, devenu Pour une poignée d'or en VHS

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La bande-son de Trois salopards, une poignée d’or est convenable mais manque de panache. En effet, le thème principal est peu subtil, puisqu’il s’agit d’une musique de saloon. Ce choix corrobore notre impression d’avoir affaire à un film assez secondaire. Il a néanmoins le mérite d’être chanté par Hunt Powers. A noter que dans certaines versions vidéo du film, un morceau est remplacé par le thème d’Il était une fois dans l’Ouest, une incohérence nuisant à l’impact émotionnel d’une scène clé.

Trois salopards, une poignée d’or est, en définitive, un western spaghetti sans grande envergure mais divertissant. Les scènes de violence sont très vite tempérées par de nombreux passages qui lorgnent du côté de la comédie, prochaine évolution du genre, comme l’atteste la scène de fin, assez déroutante. C’est donc en toute logique que Lucidi se tournera vers le western comique trois ans plus tard en dirigeant Bud Spencer et Jack Palance dans Amigo, mon colt a deux mots à te dire.

Critique : Kevin Martinez

Crédits affiche française : Illustrateur : Charles Rau. Tous droits réservés.

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