L’école est finie : la critique du film (2022)

Comédie | 1h28min
Note de la rédaction :
3/10
3
Affiche de L'école est finie avec Bérengère Krief

  • Réalisateur : Anne Depétrini
  • Acteurs : Camille Lellouche, Patrick Chesnais, Marilou Berry, Bérengère Krief, Anne Depétrini, Grégory Fitoussi, Catherine Hosmalin
  • Date de sortie: 11 Juil 2018
  • Année de production : 2018
  • Nationalité : Français, Belge
  • Titre original : L'école est finie
  • Titres alternatifs : Witamy w Trouilly! (Pologne), Isten hozott Trouilly-ben! (Hongrie)
  • Scénaristes : Jérôme Corcos, Princesse Soso, Anne Depétrini, Benjamin Guedj, Philippe Amar
  • D'après le roman de : Princesse Soso, Chroniques d'une prof qui en saigne
  • Directeur de la photographie : Lucas Leconte
  • Monteur : Vincent Zuffranieri
  • Compositeur : Gush
  • Producteurs : Jérôme Corcos, Antoine Pezet
  • Sociétés de production : Nac Films, SND Groupe M6, M6 Films, Société Nouvelle de Cinématographie (SNC), Umedia, Piste Rouge
  • Distributeur : SND Distribution
  • Editeur vidéo : M6 Vidéo
  • Date de sortie vidéo : 14 novembre 2018
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 128 318 entrées / 22 672 entrées
  • Budget : 6 300 000 €
  • Rentabilité :
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleur / 5.1 Dolby Digital
  • Illustrateur / Création graphique : © 2018 SND © RYSK - Photo : Eddy Brière Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © 2018 Nas Films. Tous droits réservés.
Note des spectateurs :

L’école est finie est une romance poussive située en Picardie, version « prof » d’Un village presque parfait et Bienvenue chez les Ch’tis qui essaie de compenser en fantaisie son manque d’originalité. 

Synopsis : Agathe Langlois, parisienne jusqu’au bout des ongles bien vernis, est ravie : elle vient d’être titularisée comme professeur d’anglais. Le bonheur de cette nouvelle ne va pas durer, elle apprend qu’elle est mutée… à des centaines de kilomètres de son appartement parisien, en pleine campagne ! Et quand Agathe découvre le niveau et la motivation des élèves de sa nouvelle classe, au fin fond de la Picardie, c’est la douche froide ! Entre des élèves plus que dissipés et des collègues qui l’ignorent, la jeune femme va devoir ranger ses Louboutins et s’adapter à sa nouvelle vie de prof à la campagne…

Critique : Près de dix ans après Il reste du jambon, comédie inter-communautaire au succès certain, Anne Depétrini revient avec L’école est finie à la réalisation avec une romance fleur bleue, portée par une sensibilité féminine et fantaisiste. Sa nouvelle réalisation est une comédie TGV entre Paname et la Province du Nord, foire aux clichés et aux stéréotypes heureux, qui s’inscrit dans la lignée des contes modernes que l’on aimerait raconter à nos enfants, tant les personnages sont généreux et hors de toute malveillance, même dans les quelques seconds rôles plus vachards. En fait, cela ne ressemble pas beaucoup à la France d’aujourd’hui. Ni à celle de Paris dont on ne retrouve pas la diversité, ni à celle d’une province dite plouc qui aurait l’apanage des amoureux des promenades bucoliques. Dans ce divertissement, l’on retrouve les points de départ narratifs de Bienvenue chez les Ch’tis et d’Un village presque parfait (lui-même était un remake), où des mutations forcées conduisaient un directeur de bureau de poste et un jeune médecin à changer de région et à se confronter aux autochtones pas piqués des hannetons de leur terre d’accueil. Dans le cas du Village presque parfait, on retrouvait même cette idée du citadin un peu cynique et totalement récalcitrant contraint de côtoyer le charme pittoresque d’un trou paumé au milieu d’une splendide nature, avant que Cupidon ne vienne arrondir les angles…

L’école est finie, comédie provinciale passée inaperçue à Paris

Dans L’école est finie, la truculence du cinéma de Dany Boon n’est pas vraiment au rendez-vous. Les éléments comiques qui rendaient Un village presque parfait vraiment sympathique, manquent, au point de diminuer l’intérêt de cette comédie trop bienveillante. Bérengère Krief (Adopte un veuf, la franchise des Joséphine), en prof hype des beaux quartiers parisiens, essaie de combler les carences du script par sa présence dynamique. On lui reconnaît cette qualité, mais il lui est difficile de porter l’entièreté du film sur ses épaules.

Au final, le public urbain est resté fermement hermétique à cette proposition de cinéma désuet. Le distributeur SND a compté sur la province, pour un coefficient d’entrées plus satisfaisant. Les vacances d’été 2018 lui ont donné raison, avec un coef Paris Province de 6.22. Après une première semaine de 60 500 entrées dans 213 cinémas, la comédie a vite chuté sous les 35 000 en 2e semaine  (-45%), avant d’atterrir à 12 774 entrées en 3e semaine. Sortis en salle face à Skyscraper avec The Rock, Christ(off) avec Micahel Youn, Paranoia de Steven Soderbergh, le cannois Dogman ou le divertissement Interrail, L’école est finie n’a guerre impressionné avec 128 318 entrées sur la France. Le film n’aura jamais fait d’ombre au tube originel de Sheila dont la légèreté et fraîcheur manque infiniment au film d’Anne Depétrini.

Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 11 juillet 2018

© 2018 Nas Films. Tous droits réservés. Création graphique : © 2018 SND. Tous droits réservés. RYSK – Photo : Eddy Brière

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Affiche de L'école est finie avec Bérengère Krief

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