Calibre 32 : la critique du film et le test Blu-Ray (1968)

Western | 1h34min
Note de la rédaction :
6,5/10
6,5
Calibre 32 en DVD / Blu-ray chez Artus Films, jaquette

  • Réalisateur : Alfonso Brescia
  • Acteurs : Peter Lee Lawrence, Andrea Bosic, Valentino Macchi, Alberto Dell’Acqua
  • Date de sortie: 24 Avr 1968
  • Nationalité : Italien
  • Titre original : Killer calibro 32
  • Titres alternatifs : Stirb oder töte! (Allemagne), Killer Caliber 32 (Etats-Unis),Cada bala tem um nome (Portugal), O Matador de aluguel (Brézil), Calibro 32 gia epta katharmata (Grèce) | ,.32口径の殺し屋 (San juu ni koukei no koroshiya, Japon), Убиец с калибър 32 (Bulgarie), Han dræbte med sølvkugler (Danemark), Shen qiang sha shou (Hong Kong)
  • Année de production : 1967
  • Scénariste : Lorenzo Gicca Palli
  • Directeur de la photographie : Fulvio Testi
  • Compositeur : Robby Poitevin
  • Société de production : Explorer Film '58
  • Distributeur : Multifilms
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleurs (Eastmancolor) / Son : Mono
  • Éditeur vidéo : Artus Films (Combo DVD & Blu-ray)
  • Date de sortie vidéo : 16 novembre 2021
  • Box-office France : 212 161 entrées
  • Classification : Interdit aux moins de 12 ans
Note des spectateurs :

Calibre 32 est un pur film de genre qui, comme son personnage principal, remplit très bien son contrat.

Synopsis : Les notables d’une petite ville engagent le chasseur de primes Silver afin qu’il trouve et élimine les responsables masqués d’une série d’attaques de diligence.

Critique : Calibre 32 est le second western d’Alfonso Brescia, qui avait déjà réalisé Le colt c’est ma loi en 1965. Il s’agit d’un des premiers westerns spaghetti à mettre en scène un protagoniste raffiné et tiré à quatre épingles, Silver, qui préfigure le célèbre Sartana immortalisé par Gianni Garko. Fait amusant, Lorenzo Gicca Palli , créateur de Silver, réutilisera son personnage dans La vengeance de Dieu incarné cette fois ci non pas par Peter Lee Lawrence mais par Garko, la boucle étant en quelque sorte bouclée. Silver est l’atout indéniable de ce Calibre 32, son port altier et ses petites manies lui procurant un charisme certain. A l’image d’un Columbo et de sa femme, Silver aime faire référence à sa grand-mère. Il met également un point d’honneur à n’utiliser que des balles en argent de calibre 32 pour occire des gentlemen. Les autres n’auront droit qu’à du plomb.

Calibre 32 est une enquête au Far-West

Le film s’ouvre de fort belle manière par un générique animé avec talent, dans un style très sixties, qui compte parmi les meilleurs du genre. La principale originalité de Calibre 32 est qu’il mélange western et film de détectives. Son scénario tortueux mais correctement ficelé permet de créer une certaine tension et ne suscite pas trop d’ennui. Seulement, on y relève malgré tout quelques  incohérences. Par exemple, Silver arrive un peu trop facilement à déterminer l’identité de certains membres du gang de bandits.

Des qualités artistiques indéniables

La mise en scène de Brescia assure le spectacle, en particulier lors du duel final avec son jeu d’ombres, mais aussi lors des rixes de saloon amusantes sans être outrancières ou de la partie de poker avec ses choix d’angles bien sentis. Calibre 32 est assurément un des meilleurs westerns de Peter Lee Lawrence, qui incarne Silver avec beaucoup d’élégance. Ce rôle de chasseur de primes posé lui va tout aussi bien, voire mieux que ceux de jeune pistolero auxquels son physique juvénile l’a souvent cantonné. Alberto Dell’Acqua convainc en comparse du héros, et l’on retrouve l’excellent Andrea Bosic dans le rôle du banquier.

Calibre 32 n’est ni spectaculaire, ni ambitieux, mais divertit sans peine

Cependant, tout n’est pas rose dans ce Calibre 32. Si la photographie de Fulvio Testi demeure très correcte, le film se déroule dans une poignée de décors qui trahissent un budget indigent. Dans le même ordre d’idées,  Robby Poitevin signe une partition sympathique, avec un thème principal sifflé qui joue un rôle dans la diégèse. Néanmoins, le fait que certains morceaux soient recyclés d’autres films (Mon colt fait la loi, El Texican) nuit à la crédibilité de l’ensemble.

En définitive, Calibre 32 est un western spaghetti plutôt réussi, un pur film de genre, qui s’il ne déborde pas d’originalité ni d’inventivité, parvient à convaincre le temps d’un visionnage, comme la plupart des productions de la fin des années 60, où le genre était à son apogée.

Critique : Kevin Martinez

Les sorties de la semaine du 24 avril 1968

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Les westerns spaghetti sur CinéDweller

Calibre 32 en DVD / Blu-ray chez Artus Films, jaquette

© Artus Films 2021

Le test du blu-ray :

Une belle édition une nouvelle fois conforme aux standards d’exigence d’Artus Films.

Packaging & Compléments : 4/ 5

Comme pour California, Artus nous propose un digipack en deux volets ornés des affiches allemande et italienne du film, et de portraits des acteurs sous les disques. Curd Ridel nous présente comme à son habitude l’équipe artistique du film pendant 25 minutes. Enfin, on retrouve un diaporama et les bandes annonces des autres westerns de la collection.

L’image du blu-ray : 4/ 5

On a affaire à une fort belle restauration. L’image se révèle d’une netteté impressionnante, et les couleurs très vives. On peut percevoir du bruit et quelques défauts de pellicule en scrutant l’écran, mais tout cela ne nuit en rien au bon visionnage. Un excellent travail de restauration a été réalisé.

Le son du blu-ray : 4 / 5

Des pistes mono très bien restaurées, que ce soit en version originale ou en version française. Toutefois, les musiques empruntées à d’autres métrages mentionnés ci-dessus ont tendance à saturer de manière désagréable, mais il s’agit d’un défaut de la pellicule d’origine.

Test du combo DVD / Blu-ray de Kevin Martinez

Scénographie du Combo Calibre 32, chez Artus (2021)

© Artus Films 2021

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