Acteur, humoriste, scénariste, producteur et réalisateur britannique, Simon Pegg (de son vrai nom Simon John Beckingham) est né en 1970 à Brockworth, en Angleterre. Il prend le nom de Pegg après le remariage de sa mère lorsqu’il n’est qu’enfant. Passionné de théâtre, il étudie à l’université de Bristol. Là, il monte sur scène pour la première fois dans une pièce créée par les étudiants.
Simon Pegg, un artiste de stand-up plébiscité
Finalement, en 1993, il déménage à Londres et monte sur scène en tant qu’humoriste de stand-up où il commence à rencontrer un certain succès. Au cours des années 90, le jeune humoriste parvient à monter son propre one man show qui tourne dans tout le Commonwealth avec un succès grandissant. Cela permet à Simon Pegg d’apparaître dans de nombreuses séries télévisées en Grande-Bretagne durant toute la décennie 90. A partir de 1999, il triomphe dans la série Les allumés qu’il co-écrit avec son complice Edgar Wright. En 1999, on le voit également dans la comédie complètement barrée Hôtel Paradiso, une maison sérieuse (Adrian Edmondson, 1999), totalement culte au Royaume-Uni.
La révélation Shaun of the Dead

© Working Titles, Universal, StudioCanal
Toutefois, la révélation mondiale intervient véritablement avec le triomphe de la parodie Shaun of the Dead (Edgar Wright, 2004) qui deviendra culte également avec le temps. Cette belle performance offre à Simon Pegg la possibilité d’apparaître dans Land of the Dead (George A. Romero, 2005), en forme de clin d’œil. Enfin, l’année suivante, Simon Pegg intègre pour la première fois l’équipe de Mission : impossible menée par Tom Cruise dans Mission : Impossible III (J.J. Abrams, 2006). Dès lors, le comédien sera de chaque épisode et ceci jusqu’en 2025 avec Mission : Impossible The Final Reckoning (Christopher McQuarrie, 2025). Ce rôle lui a permis de conserver une parfaite visibilité durant toutes les années 2010-2020.
En 2007, il interprète le rôle principal de la comédie d’action pétaradante Hot Fuzz (Edgar Wright, 2007) qui obtient un succès correct dans le monde, même si la France demeure toujours en retrait par rapport à son humour décalé. La même année, il est la vedette à part entière de la sympathique comédie anglaise Cours toujours Dennis (David Schwimmer, 2007), mais le succès est encore assez modéré. En France, l’échec est cinglant avec seulement 6 720 marathoniens dans les salles. Puis, il échoue totalement avec Un Anglais à New York (Robert B. Weide, 2008) qui prouve que Simon Pegg a du mal à mobiliser le grand public en tête d’affiche.

© Universal, StudioCanal
Un second rôle dans les franchises hollywoodiennes
Pourtant, il s’entête et enchaîne quelques bides comme Cadavres à la pelle (John Landis, 2010) et Paul (Greg Mottola, 2011). Certes, il tourne bien dans Star Trek (J.J. Abrams, 2009), mais il est relégué à un second rôle comme dans la saga Mission : impossible qu’il réintègre en 2011 pour le quatrième opus. On notera également que durant cette période, Simon Pegg donne de la voix pour de nombreux films d’animation.
En 2013, on le revoit dans Star Trek Into Darkness (J.J. Abrams) et dans la comédie Le dernier pub avant la fin du monde, de son vieux complice Edgar Wright. Le résultat est une nouvelle fois décevant au box-office. De temps à autre, Simon Pegg revient sur sa terre natale pour jouer en vedette dans une comédie, comme Absolutely Anything (Terry Jones, 2015) sans que le succès soit vraiment au rendez-vous.
Encore sollicité pour des blockbusters hollywoodiens, on le revoit avec plaisir dans Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la Force (J.J. Abrams, 2015), Star Trek Sans limites (Justin Lin, 2016), Ready Player One (Steven Spielberg, 2018), mais aussi dans des séries télé et même des jeux vidéo. Toutefois, il reste pour beaucoup le Benji de la franchise Mission : impossible. On notera enfin qu’il a réalisé des courts métrages.