Acteur britannique, John Moulder-Brown est né en 1953 à Londres, en Angleterre. Le petit garçon débute sa carrière dès l’âge de cinq ans où on le voit comme figurant dans plusieurs films comme Atlantique, latitude 41° (Roy Ward Baker, 1958), Signes particuliers : néant (John Gilling, 1958), Les chemins de la haute ville (Jack Clayton, 1958).
Au cours des années suivantes, sa bouille d’ange lui vaut de devenir un véritable enfant vedette. Ainsi, on le voit dans Les 55 jours de Pékin (Nicholas Ray, 1963), Becket (Peter Glenville, 1964), Les héros de Télémark (Anthony Mann, 1965). A l’adolescence, il poursuit sa carrière en jouant le fils de Lilli Palmer dans La Résidence (Narciso Ibáñez Serrador, 1969). L’année suivante, il est encore magnifique en adolescent tourmenté dans le formidable Deep End (Jerzy Skolimowski, 1970). Il continue sur sa lancée avec Le Cirque des vampires (Robert Young, 1972), Roi, dame, valet (Jerzy Skolimowski, 1972) et Ludwig ou le crépuscule des dieux (Luchino Visconti, 1973). Un sacré palmarès alors que le comédien atteint tout juste la vingtaine.
Malheureusement pour lui, la suite sera moins valeureuse, du moins au cinéma, car le comédien va se diversifier et jouer de plus en plus souvent au théâtre. Au grand écran, on le revoit dans Juego de amor prohibido (Eloy de la Iglesia, 1975), L’étincelle (Michel Lang, 1986) et surtout de nombreux téléfilms et séries jusqu’en 1992. Ensuite, il semble s’éloigner des plateaux pour n’y revenir que très tardivement vers 2010 sans insister vraiment.