Réalisateur et monteur britannique, Jim Clark est né à Boston (en Angleterre) en 1931. Après ses études, le jeune homme a déménagé à Londres et réussit à entrer comme rédacteur en chef dans la compagnie cinématographique Ealing en 1951. Toutefois, il commence à s’intéresser au montage et il devient assistant-monteur sur des films tournés par Stanley Donen.
Il devient monteur à part entière en 1960 et travaille notamment sur le chef d’œuvre de Jack Clayton Les Innocents (1961). Après avoir effectué le montage de Charade (Donen, 1963), il fait la rencontre de John Schlesinger pour qui il organise les scènes de Darling (1965) et Loin de la foule déchaînée (1967).
Pourtant, à cette époque, Jim Clark souffre de l’isolement que confère son statut de monteur et il opte pour devenir réalisateur. Ainsi, il fait ses armes avec quelques courts-métrages, puis se lance dans le long avec la comédie Papa en a deux (1970) avec le comique Marty Feldman. Malgré l’échec commercial du film, Jim Clark insiste et signe la comédie érotique Rentadick (1972), coécrite par un certain John Cleese. Là encore, l’échec est au tournant.
C’est alors que Jim Clark est contacté par la firme AIP de Samuel Z. Arkoff pour réaliser le film d’horreur Madhouse (1974) avec Vincent Price et Peter Cushing. Si le film n’est pas dénué de qualités, il est massacré au montage par ses producteurs et Jim Clark est dégoûté par cette expérience qui le ramène directement à la case montage.
Ainsi, il retrouve John Schlesinger pour qui il monte Le jour du fléau (1975), Marathon Man (1976) et Yanks (1979). Toutefois, il assure aussi le montage d’Agatha (Apted, 1979) et parvient à décrocher l’Oscar du meilleur montage pour La déchirure (Joffé, 1984). Il retrouve le même réalisateur pour Mission (Joffé, 1986). Par la suite, il continue à œuvrer en toute discrétion pour le Toscanini (1988) de Zeffirelli, La tentation de Vénus (Szabo, 1991), Blessures secrètes (Caton-Jones, 1993), Nell (Apted, 1994), Simples secrets (Zaks, 1996) et même le James Bond Le monde ne suffit pas (Apted, 1999).
On prèfère toutefois son travail pour le réalisateur Mike Leigh sur Vera Drake (2004) et Be Happy (2008). Finalement, Jim Clark prend sa retraite en 2008 et décède en 2016 à l’âge de 84 ans.