Jessica Biel

Actrice
Jessica Biel dans Love Coach (Playing for Keeps)

Personal Info

  • Nationalité : Américaine
  • Date de naissance : 3 mars 1982
  • Crédits visuel : Jessica Biel dans Love Coach (Playing for Keeps) - Copyrights : Millennium Films, Metropolitan FilmExport

Biographie

Note des spectateurs :

Jessica Biel est l’une des révélations américaines des années 2000. Avec un physique attrayant et un jeu se démarquant du tout-venant de sa génération d’actrices, beaucoup d’espoirs sont fondés sur la jeune femme.

Elle démarre au cinéma adolescente, en 1997, dans un film indépendant avec Peter Fonda, L’or de la vie de Victor Nuñez. Une œuvre remarquable, même si le succès n’est pas au rendez-vous au box-office.

Les lois de l’attraction de Roger Avary, sexy et hype, connaît un petit retentissement chez les cinéphiles branchés de 2003, mais l’adaptation branchée ne lui permet pas encore de s’extirper d’un casting choral et juvénile.

Après des films de jeunesse sans grand intérêt (Sacré père Noël, en 1998 ; Hot Summer en 2001), il lui faut attendre le remake de Massacre à la tronçonneuse (2004), de Marcus Nispel, pour qu’elle fasse vraiment sensation. En scream squeen vraiment excellente face à Leatherface, elle marque le genre et le box-office américain. La production de Michael Bay est un authentique carton critique et commercial qui lui vaut un Fangoria Chainsaw Award.

Une carrière massacrée à la tronçonneuse

Aussi, Jessica Biel se voit proposer des rôles dans des productions ambitieuses, mais peu fonctionneront. Si elle ne tient qu’un second rôle dans Cellular, en 2004, elle est l’une des clés de Blade : Trinity, de David S. Goyer, avec évidemment Wesley Snipes et Ryan Reynolds, mais le film est vraiment mauvais et disparaît très vite de l’esprit. En 2005, Furtif de Rob Fast & FuriousCohen, avec Josh Lucas et Jamie Foxx, est un accident industriel. Les soldats du désert d’Irwin Winkler, avec Samuel L. Jackson et 50 Cent, est un four. L’illusionniste de Neil Burger en 2007, avec Edward Norton, n’impressionne pas. Next de Lee Tamahori, avec Nicolas Cage et Julianne Moore (2007) relève du néant cinématographique inhérente à la carrière de Nicolas Cage à cette époque-là.

Jessica Biel sert de faire-valoir au casting masculin de Quand Chuck rencontre Larry de Dennis Dugan, comédie affligeante avec Adam Sandler et Kevin James. Un mariage de rêve de Stephan Elliott, avec Colin Firth et Kristin Scott Thomas, en 2009, a le charme de l’élégance, mais ne reste pas parmi les incontournables de son temps. L’amour par accident de David O Russell, avec Jake Gyllenhaal et Catherine Keener, voit son réalisateur partir avant la fin de tournage. Il faudra 7 ans pour que la production s’achève et que le résultat soit accessible. Une désillusion pour l’actrice qui comptait énormément sur ce désormais DTV dont elle tenait le premier rôle.

Très souvent, Jessica Biel joue de malchance. Les projets commerciaux Blade Trinity et Furtif nous avaient mis la puce à l’oreille, mais le bide de L’agence tous risques de Joe Carnahan, avec Bradley Cooper et Liam Neeson, qui avait tout pour cartonner durant l’été 2010, la fragilise. Il en sera de même en 2012 avec le remake de Total Recall, avec Colin Farrell et Kate Beckinsale qui perd un peu plus la comédienne.

In fine, son seul rôle mémorable après Massacre à la tronçonneuse, sera un autre film d’épouvante, The Secret de Pascal Laugier. Le réalisateur de Martyrs lui permet de profiter d’un beau succès de série B. Le film s’intitule The Tall Man sur certains marchés étrangers comme les Etats-Unis. L’actrice en est également la productrice exécutive et remporte encore un prix Fangoria.

En 2013, les flops de la romcom Love Caoch (Playing for Keeps) de Gabriele Muccino, un DTV en France, et surtout du biopic très attendu Hitchcock de Sacha Gervasi, la mettent sur la touche. La mésaventure sur le maître du suspense comptait pourtant Scarlett Johansson, Anthony Hopkins, et Helen Mirren comme comédiens.

Jessica Biel sur le déclin : des années 2010 invisibles

Désormais épouse de la star de la musique Justin Timberlake, avec qui elle aura deux enfants, Jessica Biel met logiquement sa carrière en sourdine. Moins sollicitée, elle apparaît en 2013 dans le thriller indépendant The Truth about Emmanuel (2013) et d’autres films indie ratés et sans réelles carrières en salle (Bleeding Heart de Diane Bell ; The Devil and the Deep Blue Sea de William Purple ; A Kind of Murder d’Andy Goddard).

La carrière de Jessica Biel est invisibilisée aux yeux de tous, y compris au moment de la sortie de l’ambitieux Shock and Awe (2017) de Rob Reiner, en 2017. Le film historique sur les mensonges de l’administration Bush après les attentats du 11 Septembre, est un nouveau flop effroyable, malgré un casting célèbre (Woody Harrelson, Tommy Lee Jones, Milla Jovovich, James Marsden)…

Les gros succès télévisuels de Jessica Claire Timberlake sont 7th Heaven (1996-2006), une série dramatique sur la famille d’un révérend protestant. Elle y débute et trouvera l’inspiration spirituelle pendant 7 saisons sur 10. Elle a également joué dans The Sinner, une série policière où elle figure aussi au générique comme productrice exécutive. Un succès qui lui vaut une nomination  notamment aux Golden Globes, en 2018.

Depuis quelques années, Madame Timberlake semble moins concernée par le cinéma que par sa famille. Elle produit et participe néanmoins au casting de moyens métrages, s’amuse dans des castings vocaux de films animés. Mais à vrai dire, plus personne n’entend parler d’elle, ailleurs que dans les magazines people pour ses positions antivaccins ou son époux célèbre.

Frédéric Mignard

Filmographie de Jessica Biel (longs, cinéma) :

  • 1994 : It’s a Digital World de Paul Greenberg
  • 1997 : L’Or de la vie (Ulee’s Gold) de Victor Nuñez
  • 1998 : Sacré père Noël (I’ll Be Home for Christmas) d’Arlene Sanford
  • 2001 : Hot Summer (Summer Catch) de Michael Tollin
  • 2002 : Les Lois de l’attraction (The Rules of Attraction) de Roger Avary
  • 2003 : Massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre) de Marcus Nispel
  • 2004 : Cellular de David R. Ellis
  • 2004 : Blade : Trinity de David S. Goyer
  • 2005 : Furtif (Stealth) de Rob Cohen
  • 2005 : London de Hunter Richards
  • 2005 : Rencontres à Elizabethtown (Elizabethtown) de Cameron Crowe
  • 2006 : L’Illusionniste (The Illusionist) de Neil Burger
  • 2006 : Les Soldats du désert (Home of the Brave) d’Irwin Winkler
  • 2007 : Next de Lee Tamahori
  • 2007 : Quand Chuck rencontre Larry (I Now Pronounce You Chuck and Larry) de Dennis Dugan
  • 2008 : Un mariage de rêve (Easy Virtue) de Stephan Elliott
  • 2009 : Points de rupture (Powder Blue) de Timothy Linh Bui
  • 2009 : Guys and Dolls at the Hollywood Bowl de Kenneth Shapiro
  • 2010 : Valentine’s Day de Garry Marshall
  • 2010 : L’Agence tous risques (The A-Team) de Joe Carnahan
  • 2011 : Happy New Year (New Year’s Eve) de Garry Marshall
  • 2012 : The Secret (The Tall Man) de Pascal Laugier
  • 2012 : Total Recall : Mémoires programmées (Total Recall) de Len Wiseman
  • 2012 : Hitchcock de Sacha Gervasi
  • 2012 : Love Coach (Playing for Keeps) de Gabriele Muccino
  • 2013 : La Vérité sur Emanuel (The Truth About Emanuel) de Francesca Gregorini
  • 2008 – 2015 : L’amour par accident (Accidental Love) de David O. Russell (sorti sous le pseudonyme de Stephen Green)
  • 2015 : Bleeding Heart de Diane Bell
  • 2016 : The Book of Love (The Devil and the Deep Blue Sea) de Bill Purple
  • 2016 : A Kind of Murder d’Andy Goddard
  • 2017 : Shock and Awe de Rob Reiner
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