Bilan Box-office été 2025 des films français à Paris-Périphérie : Dracula de Luc Besson seul français à franchir les 100 000 entrées, malgré la volonté d’une certaine presse française de détruire le film au détriment de l’industrie cinématographique et des exploitants français.
Bilan Box-office été 2025 : Dracula (presque) seul au-dessus des 100 000 tickets
Cocorico ! Dracula de Luc Besson vient officiellement de franchir les 100 000 entrées à Paris-Périphérie ce lundi 25 août. Le précédent film du cinéaste, Dog Man s’était stoppé à 55 408 spectateurs sur Paname. Alors que L’accident de piano de Quentin Dupieux se situe désormais à 98 907 spectateurs, l’adaptation de Bram Stoker est le seul film français distribué durant les deux mois d’été à dépasser le cap des 100 000 tickets.
Proposé par Pathé dans les salles le 27 juin, 13 jours, 13 nuits mène le leadership estival avec 131 848 entrées. 13 jours, 13 nuits et Dracula, deux productions au budget démesuré, ne sont pas pour autant des succès sur la capitale. Leurs distributeurs espéraient très certainement au minimum 250 000 entrées sur la capitale. Dans un contexte catastrophique pour le cinéma français, les déconvenues se mesurent à la hauteur des budgets, auquel cas, l’échec des Orphelins risque d’être plus périlleux. Pour un budget de 18M€, il devrait faire le tiers des entrées de Dracula sur Paris-Périphérie et sa situation est bien pire en France où les 200 000 entrées ne seront pas franchies.
Globalement, ces derniers mois, les Parisiens se sont montrés très peu friands de productions nationales. Certes, il y a eu La Venue de l’avenir de Cédric Klapisch avec Suzanne Lindon, qui a remporté un certain succès avec 880 000 entrées en France et 227 000 en Francilie, mais aucune autre production française n’a franchi le cap des 200 000 spectateurs.
Zion s’en est rapproché avec 177 449 tickets glanés depuis sa sortie au début du mois d’avril. Y a pas de réseau, comédie Pathé au budget de 7 millions d’euros, a trouvé son public en province (plus de 400 000 spectateurs), mais à Paris, Gérard Jugnot a dû se contenter de 25 000 entrées, ce qui est lamentable. I Love Peru, que l’on aurait pu croire forgé pour le public parisien, n’a pas dépassé l’exercice de style (37 000 spectateurs en moins de deux mois). Le romantique Avignon a dû se contenter de 75 000 entrées malgré la force de frappe de Warner Bros.

Affiche Leroy & Rose. © EuropaCorp, SND. All Rights Reserved.
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Certains titres ont connu de sérieux échecs : Alpha n’a même pas atteint 19 000 entrées à la fin de sa première semaine, Rapaces a achevé sa carrière à 55 000 entrées sur Paris. Indomptables de Thomas Ngijol a réalisé exactement le même score. Quant à Le Grand Déplacement, il n’a pas déplacé plus de 48 000 Parisiens. Dans la comédie populaire, il ne fallait pas non plus compter sur les méconnus Sur la route de papa (34 000) ou Vacances forcées (18 000) pour faire le job.
Dans le cinéma français art et essai, Différente s’est éteint à 11 700 spectateurs, tandis que Enzo de Laurent Cantet et Robin Campillo en totalise 53 000. Démarrage prometteur en revanche pour L’épreuve du feu avec 20 961 entrées en 13 jours qui est une vraie surprise.
On ne s’étendra pas sur l’animation : les chiffres parisiens ne sont guère représentatifs puisque l’essentiel des entrées de ce genre de production se fait en province sur du long terme, comme le démontrent le fossé Paris-Province des chiffres de Falcon Express (42 522 / 268 000) et Amélie et la métaphysique des tubes (53 000 / 208 000)
Tous les regards sont désormais tournés vers Valeur sentimentale, une coproduction européenne qui a totalisé 44 000 entrées en un peu moins d’une semaine, mais la réussite du film ne permettra pas de mettre en valeur le cinéma francophone, puisque la France n’est représentée qu’à 18,39% dans la production, contre 61,21% pour la Norvège.

Affiche : Brutes. Photo : SH Ahine Héry. © 2025 The Jokers Films, De l’autre côté du périph’, Black Moon et Kiss Films. Tous droits réservés.