Actrice française, Mila Parély (de son vrai nom Olga Colette Peszynski) est née en 1917 à Paris. Elle possède une ascendance polonaise par son père. Dès l’adolescence, Mila Parély joue dans un court métrage perdu, puis elle se produit au théâtre, notamment dans le style du vaudeville. En 1934, elle décroche un petit rôle dans Liliom (Fritz Lang, 1934), puis dans Valse royale (Jean Grémillon, 1936). Elle atteint finalement le vedettariat vers 1938 avec Remontons les Champs-Élysées (Sacha Guitry, 1938) et surtout le chef d’œuvre La règle du jeu (Jean Renoir, 1939). La même année, elle est aussi dans la comédie à succès Circonstances atténuantes (Jean Boyer, 1939).
Aussi à l’aise dans la comédie que le drame, Mila Parély est très sollicitée pour des emplois de femme fatale. Après avoir joué dans La charrette fantôme (Julien Duvivier, 1939), elle rencontre l’acteur Jean Marais sur le tournage de Le lit à colonnes (Roland Tual, 1942). La comédienne tombe follement amoureuse du comédien et une courte liaison s’ensuit, même si l’acteur ne cache pas ses préférences homosexuelles. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle joue dans le formidable Les anges du péché (Robert Bresson, 1943), puis retrouve son ancien amant sur le tournage de La belle et la bête (Jean Cocteau et René Clément, 1946), autre chef d’œuvre du cinéma français.
Mariée à un pilote automobile qui subit un grave accident, Mila Parély raréfie ses apparitions à l’écran à partir de 1949 afin de s’occuper de son époux. On a quand même pu apprécier son jeu dans Le plaisir (Max Ophüls, 1952) et plusieurs séries télévisées qui l’accaparent moins. On la retrouve tardivement à l’écran dans le film Comédie d’été (Daniel Vigne, 1989) et termine sa carrière par un téléfilm l’année suivante. Pour subvenir à ses besoins, l’ancienne gloire a tenu pendant des années une parfumerie à Vichy.
Mila Parély décède en 2012 à l’âge respectable de 94 ans. Elle a marqué de son empreinte plusieurs grands films de notre patrimoine national.