Actrice espagnole, Maribel Verdú est née en 1970 à Madrid et elle a débuté dans le métier dès l’adolescence où elle apparaît dans des publicités, ainsi qu’en tant que mannequin dans des magazines. A seulement 15 ans, Maribel Verdú abandonne sa scolarité pour se consacrer à la fois au théâtre, mais aussi à la télévision où elle figure dans des séries. Elle est surtout repérée par le réalisateur Vicente Aranda qui lui offre des rôles dans ses programmes télévisés. Toutefois, au cinéma, on commence à la repérer chez Fernando Trueba (Manolo en 1986) ou encore Eloy de la Iglesia (La estanquera de Vallecas en 1987). Alors qu’elle n’a pas vingt ans, la jeune fille n’arrête pas de tourner et réussit même à incarner le premier rôle de Los días del cometa (Luis Ariño, 1989).
Pourtant, le tournant de sa carrière intervient avec son rôle mature dans Amants (Vicente Aranda, 1991) où elle incarne la jeune fille sérieuse opposée à la plantureuse Victoria Abril. Le long-métrage est non seulement un succès international, mais il obtient de nombreux prix qui font de l’actrice une valeur sûre. Le film lui a permis de travailler pour des cinéastes importants dans des emplois majeurs. Ainsi, les cinéphiles français ont pu l’apprécier dans Belle Epoque (Fernando Trueba, 1992), Macho (Bigas Luna, 1993), La bonne étoile (Ricardo Franco, 1997), Routes secondaires (Emilio Martínez Lázaro, 1997), Goya (Carlos Saura, 1999).
A l’orée des années 2000, Maribel Verdu entame une carrière plus internationale en jouant notamment dans le très sexy Et… ta mère aussi ! (Alfonso Cuarón, 2001). Pour le public mondial, son rôle le plus marquant demeure celui de Mercedes dans le bijou fantastique de Guillermo Del Toro intitulé Le labyrinthe de Pan (2006). L’année suivante, elle enchaîne avec un autre titre important puisqu’elle intègre le casting du glaçant La Zona, propriété privée (Rodrigo Plá, 2007). La même année, elle reçoit son premier Goya de la meilleure actrice pour sa prestation dans Siete mesas de billar francés (Gracia Querejeta, 2007) qui est resté inédit chez nous. En tout cas, rien ne semble plus arrêter l’ascension de l’actrice.
En 2009, elle est même sollicitée par Francis Ford Coppola qui la veut pour son brillant retour derrière la caméra. Cela donne le chef d’œuvre Tetro (2009). En 2012, elle confirme encore avec le rôle central de Blancanieves (Pablo Berger) qui est un succès international et qui lui donne une deuxième statuette de la meilleure actrice aux Goya.
Durant la décennie suivante, elle ne cesse d’apparaître à l’écran, mais plutôt dans des productions espagnoles qui ne franchissent pas la barrière des Pyrénées. On a pu la revoir sur des plateformes de streaming dans le thriller mou The Goya Murders (Gerardo Herrero, 2019) et plus récemment dans l’accident industriel The Flash (Andy Muschietti, 2023) où son talent était noyé dans un déluge d’effets spéciaux ratés. Elle est également en tête de casting d’Invitation à un assassinat (J.M Cravioto, 2023), actuellement disponible sur Netflix.