Suite fidèle du volet précédent, Zootopie 2 ne profite plus de l’effet de surprise, mais continue à nous amuser grâce à des gags efficaces et une intrigue bien tricotée. Parfait pour les fêtes.
Synopsis : Zootopie 2 permettra de retrouver le savoureux duo de choc formé par les jeunes policiers Judy Hopps et Nick Wilde, qui, après avoir résolu la plus grande affaire criminelle de l’histoire de Zootopie, découvrent que leur collaboration n’est pas aussi solide qu’ils le pensaient lorsque le chef Bogo leur ordonne de participer à un programme de thérapie réservé aux coéquipiers en crise. Leur partenariat sera même soumis à rude épreuve lorsqu’ils devront éclaircir – sous couverture et dans des quartiers inconnus de la ville – un nouveau mystère et s’engager sur la piste sinueuse d’un serpent venimeux fraîchement arrivé dans la cité animale…
Zootopie et son milliard de dollars de bénéfices
Critique : En 2016, le tout premier Zootopie, déjà réalisé par le duo Jared Bush et Byron Howard, a coûté le modique somme de 150 millions de dollars, mais a pu compter sur un raz-de-marée mondial avec des recettes qui ont dépassé le milliard de billets verts, uniquement par son exploitation en salles. On ne compte pas la manne financière représentée par les ventes en vidéo, les figurines à l’effigie des héros et autres produits dérivés. Une affaire qui tournait rondement et qui appelait nécessairement une suite.

© 2025 Disney Enterprises, Inc. Tous droits réservés.
Contrairement au récent Vaiana 2 (2024) qui n’était qu’un sous-produit destiné initialement à la vidéo et qui a été proposé en salles malgré une qualité laissant sérieusement à désirer, y compris au niveau de l’animation, Zootopie 2 a fait l’objet de toutes les attentions du studio Disney qui lui a consacré un joli budget évalué à 150 millions de dollars, tout en annonçant fièrement la participation de 697 techniciens engagés pour lui donner vie.
150 millions de dollars et d’amis
Autant le dire tout de suite, la différence saute immédiatement aux yeux puisque Zootopie 2 nous offre une profusion de décors et environnements différents, des milliers d’animaux habitant les arrière-plans et des couleurs pimpantes, tandis que les espaces maritimes apparaissent particulièrement crédibles. Le métrage est donc bien une suite officielle digne de ce nom et qui ne vole pas le public venu retrouver ses héros préférés, à savoir la lapine Judy Hopps et le renard rusé Nick Wilde.
Ici, il n’est plus besoin de présenter les deux protagonistes principaux, alors les auteurs se penchent plutôt sur la création de la ville de Zootopie. Cela leur permet de rappeler que cet espace étonnant a été initialement conçu pour que tous les animaux puissent vivre sur un pied d’égalité et en liberté. Une utopie qui offre aux auteurs une nouvelle tribune pour vanter la philosophie maison militant toujours pour l’inclusion maximale à l’heure où Donald Trump s’attaque à tous les totems de ce que l’on appelle le wokisme. En ce sens, la maison Disney reste donc fidèle à elle-même.
Un duo animalier au poil!
Toutefois, si le discours apparaît une fois de plus un peu lénifiant, il n’empiète pas trop sur l’intrigue générale. De plus, il est plutôt sain d’apprendre à nos enfants la tolérance et le respect de l’altérité, plutôt que l’inverse. En cela, Zootopie 2 suit les traces de l’intégralité du catalogue de la firme aux grandes oreilles. En fait, les auteurs ont surtout écrit une intrigue policière qui tient plutôt bien la route, sorte de fil rouge permettant de créer un pur buddy movie. Effectivement, la grande force de cette suite réside dans l’approfondissement des liens qui unissent la lapine et son coéquipier à poil roux. Leur duo est toujours aussi efficace à l’écran, grâce à un design charmant.

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Ils sont entourés par un large bestiaire où l’on distingue un castor amusant, un cheval hilarant qui ne cesse de rouler des mécaniques devant les photographes car il s’agit d’un ancien acteur reconverti en maire. On retrouve également le fameux paresseux lors d’une nouvelle séquence fort drôle et prenant le contre-pied du premier film. Enfin, les adultes pourront noter la présence de nombreuses références cinématographiques plutôt éloignées du monde de l’enfance. Ainsi, les deux pastiches du Silence des agneaux (Jonathan Demme, 1991) et de Shining (Stanley Kubrick, 1980) sont plutôt réussis et bien amenés.
De l’action pétaradante qui laisse peu de repos
Pourtant, tout n’est pas parfait dans cette suite qui met la pédale douce sur l’émotion pour s’engouffrer dans une action pétaradante et parfois un peu brouillonne. L’effet de surprise étant dissipé, on aurait aimé davantage de gags et sans doute moins de scènes d’action, afin de s’amuser en permanence durant la séance. De même, l’inévitable séquence musicale paraît une fois de plus en trop, d’autant qu’elle déroule une nouvelle fois un type de pop mainstream qui nous fait saigner les oreilles à chaque fois. Comme pour le premier film, c’est la chanteuse Shakira qui s’y colle, pour un résultat loin d’être convaincant.
Tout à fait adapté au jeune public contemporain, Zootopie 2 est un spectacle pour toute la famille, réalisé avec soin et qui saura assurément plaire à son public cible.
Critique de Virgile Dumez
Les sorties de la semaine du 26 novembre 2025

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Mots clés
Cinéma américain, Les films d’animation Disney, Les films avec des animaux qui parlent, Animaux animés, Buddy Movie