Zénithal : la critique du film (2024)

Comédie | 1h20min
Note de la rédaction :
4/10
4
Affiche de Zenithal

  • Réalisateur : Jean-Baptiste Saurel
  • Acteurs : Franc Bruneau, Vanessa Guide, Anaïde Rozam, Cyril Gueï
  • Date de sortie: 21 Août 2024
  • Année de production : 2024
  • Nationalité : Français
  • Titre original : Zénithal
  • Titres alternatifs : Zenital (international)
  • Casting : Vanessa Guide, Franc Bruneau, Cyril Gueï, Xavier Lacaille, Rébecca Finet, Anaïde Rozam, Bruno Gouery, Thevada Dek, Guillaume Genou, Jean Chauvelot, Romain Francisco, David Nuñes, Yilin Yang, Ken Miyazaki, Diego Sartou, Jean-Baptiste Saurel, Lila Messiliti, Oscar Zouzout, Thomas Moreschi, Paul-Emile Le Coq, Gwendal le Bouedec, Christian Davis, Mégane Declef, Oscar Casellas, Quentin Mesguich
  • Scénariste(s) : Jean-Baptiste Saurel, Edolie Wallace, Amaury Ovise
  • D'après le court métrage de La bifle, Jean-Baptiste Saurel (2012)
  • Compositeur : Manuel Peskine
  • Directeur de la photographie : Yann Maritaud
  • Monteur : Tianès Montasser
  • Cheffe décoratrice : Sarah Berthet-Nivon
  • Chef maquilleur : Maëla Gervais
  • Cheffe costumière : Charlotte Richard
  • Ingénieurs du son : Jean Minondo, Pierre Barriaud, Samuel Aïchoun
  • Directrice de casting : Coralie Amédéo Arda
  • Scripte : Aurélie Platroz
  • Assistant réalisateur : Bruno Laurec
  • Directrice de production : Isabelle Harnist
  • Producteur : Amaury Ovise
  • Société de production : Kazak Productions, en coproduction avec M141, Ti-Kong Films, KissFilms, Srab Films, Empreinte CInéma, Big Productions
  • Distributeur : The Jokers
  • Editeur vidéo : The Jokers
  • Date de sortie vidéo : 11 décembre 2024 (DVD)
  • Budget : 2 000 000 euros
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 5 525 entrées / 2 155 entrées
  • Classification / Visa : Tous publics / 144 706
  • Formats : 2.35:1 / Couleurs (DCP) / 5.1
  • Festivals : Monsters of Film, Stockholm (Suède, 2024), Cucalorus Film Festival (USA, 2024), Night Visions Film Festival (Finlande, 2025)
  • Illustrateur/Création graphique : © Silenzio. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © 2024 Kazak Productions. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse : Jean-Baptiste Péan, Juliette Devilliers (Agence Cartel)
  • Tagline : La comédie pour penser avec autre chose que sa bite
Note des spectateurs :

Zénithal, à ne pas confondre avec “génital”, est la mise en place laborieuse d’un concept de court métrage qui contredit le propos de base de son auteur, traumatisé par les concours de bites : désolé les mecs, la taille, ça compte. Un long d’1h20min, cela s’honore.

Synopsis : Ensemble depuis 10 ans, Francis et Sonia ne se comprennent plus. Alors qu’ils essayent de sauver leur couple, Francis se retrouve accusé du meurtre de son ancien rival Ti-Kong. Fuyant la police, il tombe entre les griffes d’un chirurgien en roue libre, prêt à tout pour défendre la domination masculine. Sonia passe alors à l’action pour secourir Francis, son couple, et rétablir la paix entre les sexes. Après l’ère du génital… l’heure du zénithal a sonné.

Critique : Douze ans après le viral La bifle, court métrage couillon qui rivalisait de second degré pour offrir aux petites queues la revanche sur le XXL qu’elles méritaient, Jean-Baptiste Saurel quitte enfin l’univers du court pour donner suite aux 25 minutes qu’il avait dévoilées à Cannes, dans une section parallèle, avec un succès culte qui ne s’est pas fait démentir par la suite.

Zénithal est donc la suite de La bifle, mais en format gonflé, parce que plus c’est long, plus le plaisir est intense, ou alors plus il rapporte… Le long métrage est donc un gros morceau de déconnade sur des idées extrêmement bis, celles d’un auteur obsédé par les combats de bites et les jeux de mots qui vont avec (l’un des protagonistes au sexe surdimensionné est donc déca”bité”). C’est que le cinéaste, Jean-Batiste Saurel, désormais quadra, aime rappeler son intérêt pour la thématique de la virilité depuis ses complexes d’ados dans un monde porno où la masculinité était sans cesse assimilée à des pénis en dehors de la moyenne… Cet humour potache dans le court métrage, est assez déjanté et il ne change pas dans la version cinéma. On est sûr, avec Zénithal, que l’on va assister à un trublion d’une originalité assumée, malheureusement.

Photo de Zénithal

© 2024 Jean-Baptiste Saurel, Kazak Productions. All Rights Reserved.

Ce qui avait pu fonctionné aux USA avec le pastiche de James Bond, Austin Powers, l’espion qui m’a tirée, tombe à plat dans Zénithal qui arbore toutes les limites d’un programme franchouillard sans le budget (moins de trois millions d’euros). Des acteurs qui n’impactent pas, des gags qui tournent à la private joke entre les membres de l’équipe, et une obsession thématique du phallus qui nous laisse de marbre. Trop con le scénario.

Selon la phrase d’accroche, Zénithal serait une “comédie pour penser avec autre chose que sa bite”, mais c’est en fait l’inverse qui se produit. Allant jusqu’à “penser” à intégrer un cerveau dans une verge, l’étrange bazar de Jean-Baptiste Saurel se prend les pieds dans le gourdin. A l’heure post #MeToo, le film s’autoflagelle de bêtise avant de faire carpette sur les clichés sociologiques de son époque. Et c’est ce qui cloche dans le moteur.

Jamais subversif, Zénithal se contente de ressasser les clichés d’une adulescence persistante jusqu’à son intégration d’une thématique masculiniste qui fait davantage grincer les dents plus qu’elle nous donne envie de rire.

Box-office de Zénithal : deux semaines et puis dégage

Sorti en salle le 21 août 2024, la comédie a eu beaucoup de mal à se vendre auprès de la presse qui en a peu fait écho. Les critiques ont été d’ailleurs très partagées. Propulsé avec difficulté dans 71 salles, le gag à deux couilles distribué par The Jokers Films ne tiendra l’affiche que deux semaines.

En semaine 1, le film ouvre en 30e place nationale avec 4 710 spectateurs, dont plus de la moitié de la fréquentation se concentrant sur la capitale (2 155/9 salles).

En deuxième semaine, aucun sursaut. Zénithal dégringole de 83% de sa fréquentation et atterrit en 51e place, avec 815 entrées dans 70 salles, c’est-à-dire une moyenne de 12 spectateurs par écran sur toute la semaine. En gros, les projections se faisaient salles vides.

Le premier long de Jean-Baptiste Saurel est retiré de l’affiche à l’issue de ces quinze jours d’exploitation. Même pour un budget de deux millions d’euros, pareil accident industriel laisse pensif. Est-ce à cause du titre et du casting qui n’évoquent rien? De l’affiche où les 6 personnages prennent des poses laborieuses ? De sa thématique salace prépubère ? On vous laisse à vos réflexions de marketing. Pour notre part, on conclura que “Size does matter“, pour reprendre les mots d’un certain Godzilla. On ne fait pas n’importe quoi au sein d’un long métrage, on respecte ses spectateurs et les exploitants. Pour commencer.

Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 21 août 2024

Affiche de Zenithal

Affiche de Zénithal : Silenzio © 2024 Kazak Productions.

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Jean-Baptiste Saurel, Franc Bruneau, Vanessa Guide, Anaïde Rozam, Cyril Gueï

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