Mes jours de gloire : la critique du film (2020)

Comédie | 1h39min
Note de la rédaction :
4/10
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Affiche de Mes jours de Gloire

  • Réalisateur : Antoine de Bary
  • Acteurs : Emmanuelle Devos, Christophe Lambert, Vincent Lacoste
  • Date de sortie: 26 Fév 2020
  • Nationalité : Français
  • Scénaristes : Antoine de Bary, Elias Belkeddar
  • Distributeur : Bac Films
  • Éditeur vidéo : A suivre
  • Date de sortie DVD & Blu-ray : Inconnue
  • Box-office France / Paris-Périphérie : A suivre
  • Festival : Sélection Orizzonti à la Mostra de Venise 2019
Note des spectateurs :
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Malgré le talent incontestable de Vincent Lacoste, Mes jours de gloire souffre d’un scénario bien trop mince pour nous intéresser aux tribulations burlesques d’un adulescent trop gâté.

Synopsis : Adrien est un Peter Pan des temps modernes. Il a beau approcher la trentaine, il vit encore comme un enfant. Petit, il a connu le succès en tant qu’acteur mais c’était il y a plus de dix ans et aujourd’hui Adrien n’a plus un sou. Il retourne ainsi vivre chez ses parents et tente de redonner un coup de fouet à sa vie. Entre la possibilité d’une histoire d’amour et celle d’un retour qu’il s’imagine triomphant en tant qu’acteur, le chemin d’Adrien sera semé d’embûches.

Mes jours de gloire enfonce les clichés adulescents

Critique : Un camion de pompiers muni de sa grande échelle intervient au domicile d’Adrien, alors qu’il rentre chez lui. A quelle catastrophe vient-il d’échapper ? Aucune. Adrien (Vincent Lacoste) a lui-même appelé les soldats du feu en leur faisant croire qu’un danger imminent menaçait son appartement. En vérité, il a tout simplement oublié ses clés et a inventé ce prétexte pour se glisser tranquillement par la fenêtre que ses sauveteurs viennent d’ouvrir. Il sera cependant sanctionné pour cet abus. Une convocation au commissariat lui donne l’occasion de faire la connaissance de Léa (Noée Abita), une toute jeune femme à peu près aussi « perchée » que lui.

Adrien a été un enfant couvé et sur-protégé. Ultra-sensible et peu adapté à cette époque de réussite obligatoire, il ne sait comment s’y prendre pour rejoindre le monde des adultes et coller à cette image de l’homme viril que la société lui renvoie. A un peu plus de vingt-cinq ans, sa vie est dans l’impasse. Adrien est un garçon empêché comme le souligne ses problèmes d’érection, métaphore de ses doutes affectifs, professionnels, existentiels.

Ce premier long-métrage d’Antoine de Bary n’est finalement que le prolongement de L’enfance d’un chef, son précédent court-métrage où il était déjà question d’un jeune acteur à la gloire éphémère incarné par Vincent Lacoste dont la carrière pourrait être relancée grâce à une interprétation de De Gaulle. C’est ainsi que s’étale lascivement cette comédie entre péripéties saugrenues et réflexions alternant quelquefois gravité et légèreté.Vincent Lacoste, véritable colonne vertébrale du récit, prête à Adrien son éternel charme indolent qui fait mouche à tous les coups et campe avec un réalisme impressionnant ce jeune homme romanesque et inconstant.

Des seconds rôles inexistants

Pourtant, bien vite, la faute à une mise en scène trop sage et à une écriture sans fantaisie, l’indolence nous gagne. Tenter de faire renaître à tout prix ce personnage de pitre désarçonnant, obsédé par le sexe, qui fit il y a onze ans, à la fois la renommée de Vincent Lacoste et le succès du film de Riad Sattouf Les beaux gosses, mène directement à l’impasse sans manquer de laisser au passage une insipide impression de déjà-vu. Les états d’âme d’un gamin de quinze ans, potentiellement attendrissants, créent un léger sentiment d’agacement dès lors que le-dit gamin approche de la trentaine.

Le scénario entièrement absorbé par le personnage d’Adrien ne laisse que peu d’espace aux autres comédiens et parvient même à transformer l’habituellement fringante Emmanuelle Devos en mère falote tandis que Christophe Lambert, réduit à l’état de fantôme alcoolique, terré dans sa chambre de bonne, n’évite que de peu le ridicule.

Le retour à la réalité à travers ce séjour psychiatrique auquel est contraint Adrien laisse envisager une embellie mais le miracle n’aura finalement pas lieu. Il ne reste que cette sensation frustrante d’avoir découvert une histoire inaccomplie.

 Critique : Claudine Levanneur 

Sorties de la semaine du 26 février 2020

Affiche de Mes jours de Gloire

Photo : Antoine de Bary / Design: Benjamin Seznec / Troïka

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