La Vie, l’Amour… les Vaches : la critique du film + le test blu-ray (1991)

Comédie | 1h52min
Note de la rédaction :
6/10
6
Affiche de La vie, l'amour... les vaches, de Ron Underwood

  • Réalisateur : Ron Underwood
  • Acteurs : Jake Gyllenhaal, Jack Palance, Helen Slater, Billy Crystal, Daniel Stern, Bruno Kirby
  • Date de sortie: 04 Sep 1991
  • Année de production : 1991
  • Nationalité : Américain
  • Titre original : City Slickers
  • Titres alternatifs : City Slickers - Die Großstadt-Helden (Allemagne), Amigos, Sempre Amigos (Brésil), Herretur (Danemark), City Slickers (Royaume-Uni), Amigos... siempre amigos (Argentine), Şehirli Züppeler (Turquie), Scappo dalla città - La vita, l'amore e le vacche (Italie), Irány Colorado! (Hongrie), Kaupunkicowboyt (Finlande), City Slickers - Jakten på det försvunna leendet (Suède), Jakten på det försvunna leendet (Suède), A Vida, o Amor... e as Vacas (Portugal), Stadszwervers (Pays-Bas), シティ・スリッカーズ (Japon), Cowboys de ciudad (Espagne), Les apprentis cowboys (Canada, français), City Slickers (Canada, anglais), Ti ekanes baba stin Agria Dysi (Grèce), Τι έκανες μπαμπά στην Άγρια Δύση; (Grèce), City Slickers (Émirats arabes unis), Cowboys de ciudad (Mexique), Sułtani westernu (Pologne), Міські піжони (Ukraine), Ani Ohev Parim (Israël), Gradski kauboji (Serbie), Byfolk! (Norvège), 城市鄉巴佬 (Taïwan), Городские пижоны (Russie), Городские пижоны (Union soviétique), Градски каубои (Bulgarie), Gradski kauboji (Croatie), City Slickers (Singapour), Mestni fantje (Slovénie), City Slickers (Équateur), Linnavurled (Estonie), Ma'atef almadineh (Égypte), City Slickers (Inde), City Slickers (Afrique du Sud), Hoghebazan-e shahr (Iran), Amigos... siempre amigos (Chili), Amigos... siempre amigos (Pérou), Dân Bịp Thành Thị (Vietnam), Orăşenii cowboy (Roumanie).
  • Casting : Billy Crystal, Daniel Stern, Bruno Kirby, Patricia Wettig, Helen Slater, Jack Palance, Noble Willingham, Tracey Walter, Josh Mostel, David Paymer, Bill Henderson, Jeffrey Tambor, Phill Lewis, Kyle Secor, Dean Hallo, Karla Tamburrelli, Yeardley Smith, Robert Costanzo, Walker Brandt, Molly McClure, Jane Alden, Lindsay Crystal, Jake Gyllenhaal, Danielle Harris, Eddie Palmer, Howard Honig, Fred Maio, Jayne Meadows, Alan Charof
  • Scénariste(s) : Lowell Ganz, Babaloo Mandel
  • Compositeur : Marc Shaiman
  • Directeur de la photographie : Deam Semler
  • Monteur : O. Nicholas Brown
  • Chef décorateur : Mark W. Mansbridge
  • Maquilleurs : Ken Chase, Todd McIntosh, Peter Montagna
  • Chef costumier : Judy L. Ruskin
  • Directeur de casting : Pam Dixon
  • Scripte : Kerry Lyn McKissick
  • Assistant réalisateur : Jim Chory
  • Producteurs : Irby Smith
  • Producteurs exécutifs : Billy Crystal
  • Société de production : Castle Rock Entertainment, Face Productions, en association avec Nelson Entertainment
  • Distributeur : UGC PH (France), Columbia Pictures (USA)
  • Editeur vidéo : Fox Vidéo (VHS, 1992), Bubbel Pop Edition (Blu-ray-DVD, 2025)
  • Date de sortie vidéo : 1992 (VHS), 1993 (VHS, Collection les plus grandes comédies), 2 juillet 2003 (DVD), 29 octobre 2025 (Combo Blu-ray, DVD)
  • Budget : 27 000 000$
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 86 396 entrées / 40 537 entrées
  • Box-office nord-américain / monde : 124 033 791$* / 179 033 791$ * 333 211 917$ (inflation ajustée, 2025)
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 1.85 : 1 / Couleur (35mm) / Dolby Stereo, Dolby Surround
  • Festivals : Sélection Officielle Deauville 1991
  • Nominations : 3 nominations aux Golden Globes dont Meilleur Film (Comédie et Musical), et Meilleur acteur (Comédie et Musical) pour Billy Crystal, 4 nominations aux American Comedy Awards (1992
  • Récompenses : Oscar du Meilleur second rôle masculin pour Jack Palance (1992) Golden Globe du Meilleur second rôle masculin pour Jack Palance (1992), People's Choice Award de la Meilleure comédie (1992), 2 prix d'interprétation (Billy Crystal, Jack Palance) aux American Comedy Awards (1992)
  • Illustrateur/Création graphique : © Master Production, Frédéric Pons, Alain Millet.
  • Crédits : © 1991 Castle Rock Entertainment © 1991 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachées de presse : Laura Gouadain, associée de Béatrice Boursier (213 Communication)
Note des spectateurs :

Avec l’équivalent de 330 millions de dollars au box-office américain, si l’on ajuste ses recettes au cours du dollar en 2025, La vie, l’amour… les vaches, est l’un des plus gros scores jamais décrochés par une comédie sur ce territoire. Un phénomène pourtant méconnu en France… A redécouvrir à l’occasion de sa sortie vidéo.

Synopsis : À 39 ans, Mitch en a assez de sa vie trépidante de New Yorkais. Il est sur le point de sombre dans la déprime quand Ed et Phil, ses deux meilleurs amis, lui proposent un voyage à travers l’Ouest sauvage. Un beau matin, les trois amis débarquent au Nouveau-Mexique dans un ranch perdu. Accompagnés par une bande de cow-boys loufoques et d’un vieil homme, la petite bande a pour mission de conduire un troupeau de bétail jusqu’au Colorado. L’aventure, la vraie, va enfin commencer… et elle ne va pas être triste !

Critique : En France, on pourrait situer La vie, l’amour… les vaches quelque part entre Père fils thérapie (2016), qui se déroulait en Corse, et Pétaouchnok (2022), qui vendait de l’aventure à des touristes dans les Pyrénées. Le scénario est proche : La vie, l’amour… les vaches vend lui aussi une thérapie à des hommes aux bord de la crise de la quarantaine, dans des paysages fulgurants de beauté, ceux d’un western du Nouveau Mexique. La comparaison s’arrêtera là. Le modèle américain écrase les deux nanars français déjà oubliés.

La vie, l’amour… les vaches met en scène une thérapie clé en main au cœur du Grand Ouest américain sous forme de retour aux sources pour une poignée de potes. Des émasculés de la vie, à la virilité trop tranquille d’urbains new-yorkais qui se retrouvent le temps d’un voyage entre hommes dans la peau des pionniers cavaliers. Une épreuve initiatique censée redonner le sourire au personnage de Billy Crystal qui a perdu la boussole dans sa propre quête du rêve américain : il a un boulot qui rapporte, une femme qui est le sosie de Valeria Bruni-Tedeschi, et deux enfants dont la jeune bouille de Jake Gyllenhaal, dans son premier rôle au cinéma.

Avec son récit de citadins (les city-slickers du titre original) qui respirent le mal de vivre, La vie, l’amour… les vaches est surtout une comédie dans l’air du temps, celle des comédies de psychanalyse post-Woody Allen, comme Parle à mon psy, ma tête est malade (Charles Grodin, Dan Akroyd, 1987) ou Quoi de neuf Bob ? (Bill Murray, Richard Dreyfuss, 1991). Un sous-genre en soi qui va connaître un beau sursaut avec Mafia Blues en 1997, comédie avec Robert De Niro et… Billy Crystal. S’il n’y a pas exactement de personnage de psychologue dans City Slickers, la cure par l’évasion larger than life raccroche le divertissement aux comédies qui s’amusaient à remettre en question le couple, le travail peu épanouissant des open-space de Manhattan. L’antithèse des yuppies-flicks qui pullulaient alors, de Working Girl de Mike Nichols (Melanie Griffith, Sigourney Weaver, Harrison Ford) au Secret de mon succès de Herbert Ross (Michael J. Fox, Helen Slater). Ici, l’amitié entre ringards semble être la seule échappatoire à la réalité morose du bitume désarmé, sans tomber dans la vulgarité de Very Bad Trip que Todd Phillips réalisera en 2009.

Le scénario de La vie, l’amour… les vaches semble avoir été écrit pour Ron Howard. On y pense énormément. Lowell Ganz et Babaloo Mandel avaient d’ailleurs écrit les premiers longs de l’ancien Richie d’Happy Days : Les croque-morts en folie, Splash, Gung-Ho du saké dans le moteur et Portrait craché d’une famille modèle. Pas de bol pour les deux scénaristes, l’ami Ron Howard était pris par le tournage incandescent du film catastrophe Backdraft. C’est donc Ron Underwood qui va diriger la troupe. Une bonne idée, le cinéaste sort du succès horrifique de Tremors, film de science-fiction avec de monstrueux vers géants extra-terrestres. La série B vraiment bien fichue démontre son amour du terroir, son goût de l’auto-dérision et d’une modestie artisanale qui laisse aux comédiens toute la lumière qu’ils méritent.

La réalisation de Ron Underwood est loin d’être anodine. Au cœur de cette comédie drôle et enjouée, où l’on croise des baroudeurs du désert iconiques (Jack Palance dans l’un de ses derniers rôles, qui lui vaudra un Oscar) et une clique de bras cassés finalement attendrissants, le cinéaste, et futur tâcheron en série, a de belles idées de réalisation. Il sait munir son divertissement de plans avenants, et ce dès l’impressionnante séquence introductive en Espagne, lors d’une course de taureaux inattendue dans le script, mais qui ouvre la thématique bovine reprise par le titre français et, évidemment, forge un fil conducteur qui s’achève avec une scène devenue culte aux USA, celle d’un veau à New York (en fait à Los Angeles, puisque la scène censée se dérouler dans un aéroport new-yorkais a été tournée à l’aéroport international de Los Angeles).

VHS, L'amour, les vies, les vaches...

Copyrights : MGM. All Rights Reserved.

Box-office de La vie, l’amour… les vaches

City Slickers le délicieux est l’histoire d’un phénomène aux États-Unis. Une comédie de 27 000 000 de dollars, qui en rapporte plus de 124 000 000 (soit l’équivalent de 333M$ en 2025) durant l’été 1991 aux États-Unis où il devient le 3e succès estival derrière Terminator 2 (204M$) et Robin des Bois prince des voleurs (165M$). La comédie de Ron Underwood devient ainsi le 5e plus gros succès de l’année aux USA, de façon inattendue, devant des comédies comme La famille Addams (113M$), Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (86M$), Hot Shots (69M$), et Quoi de neuf, Bob? (63M$).

Un phénomène américain

Dès sa sortie, City Slickers prend le tout Hollywood au dépourvu : il s’approprie immédiatement la première position avec 13 000 000 de dollars au box-office . C’est le début d’une course incroyable qui lui permettra de déloger du sommet le blockbuster incendiaire d’Universal Backdraft de Ron Howard. Ce score est d’autant plus remarquable que la concurrence en matière de comédies est forte puisque, la même semaine Warner présentait Don’t Tell Mom the Babysitter’s Dead. Parmi les autres nouveautés du jour, Spike Lee présentait Jungle Fever…

Lors de son 2e week-end, City Slickers ne perd que 2 000 000 de dollars de recettes et se stabilise en 2e place, derrière le blockbuster de la semaine, Robin des Bois, Prince des voleurs, avec un Kevin Costner encore tout frais du triomphe de Danse avec les loups.

En 3e semaine, City Slickers doit affronter The Naked Gun 2, qui démarre fort, avec plus de 20 000 000 de dollars pour son week-end d’ouverture. Mais La Vie, l’Amour, les Vaches se maintient toujours avec une 3e place et encore 9 000 000 de dollars. City Slickers tient tête à The Rocketeer, production super-héroïque de Disney, et au mélodrame Dying Young/Le choix d’aimer avec la nouvelle star féminine du box-office, Julia Roberts, capable d’égaler les hommes quand il s’agit d’aligner des recettes. Ces deux productions sont des bides.

À l’issue de sa 4e semaine, Billy Crystal et ses acolytes ont le succès insolent : ils voient leurs recettes remonter, alors que parallèlement, Terminator 2 explose la concurrence avec un démarrage foudroyant de 52 000 000 de dollars. La comédie de l’Ouest n’a nullement peur, et pour cause, elle s’apprête à dépasser les recettes totales d’Un flic à la maternelle (91M$), précédent long d’Arnold Schwarzenegger, paru à la fin de l’année 1990.

Un désastre dans l’Hexagone

Pour le distributeur français UGC Ph., il faut exposer ce phénomène au plus près de sa sortie américaine, ce qui est rarement le cas pour ce type de comédie qui, a priori, ne plaît pas aux Français historiquement réticents à ce type d’humour. Conscient du peu d’enthousiasme autour de Billy Crystal en France, à l’exception de la comédie romantique Quand Harry rencontre Sally, UGC saisit l’opportunité du festival de Deauville. Une évidence de programmation au 4 septembre qui ne sera pas gagnant. Pis, la sanction est désespérante pour le distributeur qui doit essuyer un bide effroyable dans l’Hexagone. En cause, la stratégie de communication. Une affiche peu évocatrice du film qui ressemblait davantage à une production indépendante, et un titre français peu évocateur. La carrière du long métrage sera donc éclair sur les écrans français. Ainsi, à Paris, le film est soustrait des salles à l’issue d’une 3e semaine en forme d’enterrement.

Proposé en salle le 4 septembre 1991, La Vie, l’Amour, les Vaches entre en 8e position dans 26 salles avec 23 484 spectateurs, dans un box-office dominé par les productions nord-américaines comme Robin des BoisJamais sans ma filleBoyz’n the HoodPoint BreakHudson Hawk... En conséquence, le divertissement mal marketé n’a absolument aucun impact.

En 2e semaine, la chronique des quasi quadragénaires voit s’échapper 11 salles et se retrouve larguée à 10 853 spectateurs. En 3e semaine, La Vie, l’Amour… les Vaches ne dispose plus que de 5 sites en intra muros et son cheptel se réduit à 6 200 spectateurs hebdomadaires. City Slickers franchit de justesse les 40 000 entrées. Un score dérisoire alors que, parallèlement, Y a-t-il un flic pour sauver le président ? réalise en 2 semaines 155 000 entrées sur la capitale.

Une sortie technique pour la suite, L’or de Curly

Le coefficient Paris-province sera également en la défaveur de La Vie, l’Amour… les Vaches , puisque celui-ci doublera à peine ses entrées parisiennes sur l’ensemble de la France : il ne dégage que 86 000 tickets lors d’une carrière flash qui ne semble avoir fait rire personne.

C’est évidemment en VHS que la comédie avec Billy Crystal, Daniel Stern et Bruno Kirby se fera une petite réputation. En 1992, Fox Vidéo récupère la comédie pour sa première édition en vidéocassette et l’inclut dans une 2nde édition vidéo en 1993, dans le cadre de la collection Les meilleures comédies.

Lorsque Columbia sort la suite en France, L’or de Curly (du nom du personnage joué par Jack Palance), le 4 janvier 1995, la major américaine décide d’en faire une sortie technique et de limiter les dégâts : réduction des frais promotionnels et du nombre de copies à tirer, à une époque où la pellicule coûte une fortune. Cette distribution de l’ombre a pour seul but de justifier sur la jaquette VHS la mention “sorti au cinéma”, qui permettait de mettre en avant les nouveautés en cassette vidéo.

Dans nos salles, ce sequel ne réalisa que 2 071 entrées. De toute façon, même aux USA, City Slickers II: The Legend of Curly’s Gold avait floppé, en ne générant que 43M$ durant l’été 1994.

Frédéric Mignard

Les sorties de la semaine du 4 septembre 1991

Affiche de La vie, l'amour... les vaches, de Ron Underwood

Affiche : Master Production, Frédéric Pons, Alain Millet. Copyright : 1991 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. All Rights Reserved.

 

 

Le test blu-ray de La vie, l’amour… les vaches

Après des décennies d’éditions médiocres, le blu-ray de La vie, l’amour… les vaches est la première sortie satisfaisante de la comédie en France.

Packaging & Compléments : 3.5 / 5

Proposé dans une collection dite “Essentiel” et une édition limitée numérotée Fnac, La vie, l’amour… les vaches saura satisfaire ses fans qui disposent enfin d’une sortie digne après une édition DVD chez MGM en 2003 d’une insignifiance absolue.

L’édition Fnac propose des goodies dont une reproduction du dossier de presse de l’époque et une affiche. Attention, celle-ci ne reprend pas le design cinéma français mais est une recréation à partir du visuel blu-ray auquel des crédits ont été ajoutés. Un bandana et des cartes postales complètent l’ensemble.

L’édition dont nous avons disposé est “l’Essentiel”, dans sa version définitive, à savoir un fourreau cartonné et un boîtier scavano combo blu-ray DVD. L’esthétique est bien plus avenante que toutes les déclinaisons disponibles en France jusqu’à présent (voir notre montage des jaquettes un peu plus haut).

Au niveau des suppléments, l’éditeur Bubbel Pop’ qui exploite un peu plus le catalogue d’Amazon MGM Studios après Recherche Susan désespérément et In bed With Madonna, est fidèle à sa doctrine, notamment dans sa volonté d’offrir une armada de bonus.

On retrouve tout d’abord différents modules issus de l’édition vidéo anniversaire américaine de 2008 : making-of de 29 min, module sur l’écriture de 21 min, document amusant de 6 min sur le fameux veau, Norman, et son devenir après le tournage, et moins de 3 minutes de scènes supplémentaires car l’essentiel du footage tourné a été conservé au montage final,. Le reste des suppléments consiste en des interventions françaises pour 30 minutes. Yves Chevalier aborde la présence de Jack Palance dont la carrière fut brièvement relancée avant sa mort, grâce à ce succès et l’Oscar qu’il décrocha dans la foulée (20 min). Enfin Jacques Demange présente une lecture personnelle de cette comédie dans le paysage du blockbuster numérique de l’époque (10 min). On ne partage pas forcément sa vision de l’industrie cinématographique de l’époque, mais c’est un point de vue original et intéressant à découvrir.

Le livret de Christophe Lemaire de 28 pages revient entièrement sur la genèse, sortie et les répercussions du film. Le document complète toutes les interviews des bonus audiovisuels et offre une vraie valeur ajoutée à cette édition. On souhaiterait que chaque film puisse bénéficier de pareil livret pour accompagner une édition vidéo. C’est encore trop rare. Merci Bubbel Pop.

Jaquette/coffret de La vie l'amour... les vaches

Design : Bubbel Pop. Copyright : 1991 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. All Rights Reserved.

 

L’image : 4.5 / 5

Le film a bénéficié de deux éditions blu-ray aux USA, l’une en 2011 (MGM) et l’autre en 2018 (Shout Factory). Cette dernière bénéficiait de l’apport d’un scan 4K inédit. Il s’agit très certainement du master haute définition dont a disposé Bubbel Pop. La netteté due à un contraste et des couleurs pimpantes est une amélioration considérable par rapport au DVD que l’on a connu en France. Les détails gagnent en satisfaction dans un film de foule ou de troupeau, où les paysages grandioses nécessitent bien une attention colorimétrique et un nettoyage essentiel pour une bonne appréhension du spectacle.

Curieusement, à ce jour en 2025, il n’existe aucune édition Blu-ray 4K dans le monde, malgré ce scan performant réduit tout de même par le format blu-ray. Attention, on saura s’en contenter, c’est déjà largement suffisant.

Le son : 4 / 5

L’éditeur a greffé une piste 5.1 DTS HD française à la piste originale existante. Pour la musique du film, cette délicatesse sonore a toute son importance, puisqu’elle lui permet de gagner en ampleur. Les séquences de foule en Espagne et de débandade de troupeau aux USA y gagnent considérablement en impact. Il n’y aura pas vraiment d’effets surround de par les conditions d’enregistrements du son original, mais l’atmosphère chaleureuse de la bande-son et son confort sont indéniables.

 

Jaquette de La vie l'amour... les vaches

Design : Bubbel Pop. Copyright : 1991 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. All Rights Reserved.

Biographies +

Ron Underwood, Billy Crystal, Daniel Stern, Bruno Kirby Jake Gyllenhaal, Jack Palance, Helen Slater

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