Goldfinger : la critique du film (1965)

Action, Aventures, Espionnage | 1h50min
Note de la rédaction :
8/10
8
Goldfinger, l'affiche

  • Réalisateur : Guy Hamilton
  • Acteurs : Sean Connery, Honor Blackman, Bernard Lee, Gert Fröbe, Shirley Eaton
  • Date de sortie: 19 Fév 1965
  • Nationalité : Britannique
  • Année de production : 1964
  • Scénaristes : Richard Maibaum, Paul Dehn, d'après le roman éponyme de Ian Fleming
  • Directeur de la photographie : Ted Moore
  • Compositeur : John Barry
  • Chanson du générique : Interprétée par Shirley Bassey
  • Distributeur : Les Artistes Associés
  • Editeur vidéo : Warner Home Vidéo France (VHS) / MGM (DVD) / MGM / United Artists (blu-ray)
  • Sortie vidéo (blu-ray) : 13 mai 2009
  • Budget : 3 M$
  • Box-office USA : 51 M$
  • Box-office France / Paris-périphérie : 6 675 099 entrées / 1 518 469 entrées
  • Récompenses : Oscar 1965 du meilleur montage son pour Norman Wanstall
  • Crédits affiche : © 1964 United Artists Corporation and Danjaq LLC / Illustrateur : Mascii. Tous droits réservés.
Note des spectateurs :
[Total : 2   Moyenne : 4/5]

Avec Goldfinger, la légende James Bond est en marche : plus d’action, d’humour et de glamour. Le tout filmé avec une classe folle. Incontournable.

Synopsis : L’agent secret 007 est chargé d’enquêter sur les revenus d’Auric Goldfinger. La banque d’Angleterre a découvert qu’il entreposait d’énormes quantités d’or, mais s’inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du “crime du siècle”, dont les retombées pourraient amener le chaos économique sur les pays développés du bloc Ouest…

La saga développe une formule destinée à rester immuable

Critique : Les deux premiers épisodes de la saga James Bond ont connu un beau succès international, encourageant les producteurs à investir pas moins de 3 millions de dollars dans cette suite (ce qui était énorme à l’époque). Le réalisateur Terence Young commence à travailler sur le scénario, mais les négociations à propos de son contrat tournent court et il est remplacé par Guy Hamilton, efficace artisan du cinéma commercial anglais et, accessoirement, ami de Sean Connery.

Le cinéaste apporte à ce troisième opus quelques touches personnelles qui vont devenir culte au point de faire partie intégrante de la « formule James Bond ». Ainsi, c’est la toute première fois que le générique psychédélique d’ouverture est interprété par une star de la chanson (Shirley Bassey et la magnifique chanson Goldfinger, un indémodable classique).

Plus de gadgets, de second degré et d’humour

Guy Hamilton ajoute bon nombre d’éléments comiques, à la limite de la parodie – voir l’absurde séquence d’ouverture – qui permettent au spectateur de se mettre à distance par rapport à l’histoire contée. Il dote également James Bond de sa fameuse voiture à gadgets (une Aston Martin), faisant de lui un véritable super-héros irrésistible et indestructible.

Malgré l’absurdité totale de l’intrigue principale, le spectateur avale toutes les couleuvres du script grâce à la fantaisie débridée de la mise en scène et à la classe folle qui émane de ces aventures cartoonesques. Elégant techniquement, ce troisième volet n’oublie pas de se concentrer sur l’interprétation : Sean Connery y livre sa prestation la plus teintée de second degré, Gert Fröbe demeure un des méchants les plus charismatiques de la saga et la belle Honor Blackman incarne à merveille la James Bond girl au double jeu.

Un triomphe international qui met définitivement la saga sur orbite

Sorti dans le monde entier en 1964, Goldfinger, par son incroyable efficacité, a conquis tous les publics, remboursant la totalité de son budget en moins de deux semaines d’exploitation. Premier véritable triomphe de la saga, il initie également bon nombre de produits dérivés qui seront par la suite la marque de fabrique d’une affaire devenue juteuse. Désormais une rente pour Albert Broccoli, la série n’allait plus beaucoup innover, se contentant, souvent avec talent, de recycler une formule établie depuis les trois premiers numéros.

En France, le film s’est tout de même hissé à la deuxième place du box-office annuel avec plus de 6,6 millions de spectateurs avides d’aventures exotiques. Seul Le corniaud avec Bourvil et de Funès est parvenu à le dépasser très largement.

Le test Blu-ray :

Goldfinger, la jaquette blu-ray

© 1964 United Artists Corporation and Danjaq LLC / © 2009 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. Tous droits réservés.

Une édition en or, tout simplement.

Les compléments : 4 / 5

Précisons tout d’abord que les bonus sont exactement identiques à ceux de l’édition DVD Ultimate. On commence par deux commentaires audio, l’un du réalisateur Guy Hamilton et l’autre de la part des membres de l’équipe du film. En réalité, il s’agit d’extraits audio d’entretiens anciens mis bout à bout en essayant de coller aux images. Même si on y trouve de nombreuses anecdotes, le procédé reste un peu artificiel.

La section Les dessous du MI6 propose quelques beaux documents d’époque comme un entretien avec Sean Connery, Honor Blackman, un module sur l’Aston Martin, ainsi que deux essais de comédiens qui n’ont finalement pas obtenu le rôle de Goldfinger. Si ces éléments ne nous apprennent pas grand-chose, ils permettent de retrouver les acteurs dans toute leur jeunesse. Les fans apprécieront.

Comme sur les autres galettes de la collection, Les missions de 007 est une section inutile qui renvoie à des scènes du film en fonction de certains thèmes (les femmes, les méchants). Du remplissage.

La partie de loin la plus passionnante est celle intitulée Les dossiers où l’on peut suivre un formidable making-of de vingt-cinq minutes, très détaillé. Puis, Le phénomène Goldfinger revient pendant une demi-heure sur le succès commercial de ce troisième volet, initiant ainsi la vogue des produits dérivés. Fascinant. On y trouve aussi une publicité d’époque. Enfin la dernière section appelée Ministère de la propagande propose les bandes-annonces et une galerie photo bien fournie.

Image & son : 5 / 5

On n’a jamais vu James Bond dans l’éclat de sa jeunesse. Le master bénéficie d’un transfert si flamboyant que l’on croirait assister à un spectacle récent. Les couleurs sont simplement sublimes et la profondeur de champ laissera rêveur plus d’un cinéphile.

Les deux pistes française (DTS) et anglaise (DTS-HD) sont parfaitement équilibrées et ne trahissent jamais la piste mono d’origine. Certes, le rendu est essentiellement frontal, mais le passage au 5.1 renforce les ambiances et permet de donner un relief supplémentaire aux scènes d’action. Du beau boulot.

Critique du film et test blu-ray de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 19 février 1965

La saga James Bond sur CinéDweller

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Goldfinger, l'affiche

© 1964 United Artists Corporation and Danjaq LLC / Illustrateur : Mascii. Tous droits réservés.

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