Ange et Gabrielle : la critique du film (2015)

Comédie romantique | 1h31min
Note de la rédaction :
3/10
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Ange et Gabrielle, affiche du film

  • Réalisateur : Anne Giafferi
  • Acteurs : Carole Franck, Isabelle Carré, Patrick Bruel, Laurent Stocker, Thomas Solivérès, Alice de Lencquesaing
  • Date de sortie: 10 Nov 2015
  • Nationalité : Français
  • Titre original : Ange & Gabrielle
  • Titres alternatifs : -
  • Année de production : 2014
  • Scénariste(s) : Anne Le Ny, Anne Giafferi, d'après la pièce de Murielle Magellan, L'éveil du chameau
  • Directeur de la photographie : Stéphane Cami
  • Compositeur : Jean-Michel Bernard
  • Société(s) de production : Palazzo Films, Benji Films
  • Distributeur (1e sortie) UGC Distribution
  • Distributeur (reprise) : -
  • Editeur(s) vidéo : TF1 Studio
  • Date de sortie vidéo : 26 mars 2016 (DVD, Blu-ray, VOD)
  • Box-office France / Paris Périphérie : 613 874 entrées / 98 592 entrées
  • Budget : 6 860 000 €
  • Rentabilité : -
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleurs / Dolby SR-SRD
  • Illustrateur / Création graphique : Le Cercle Noir pour Fidélio
  • Classification : Tous Publics
  • Festivals et récompenses : -
  • Crédits : © Photo Emilie de la Hosseraye
Note des spectateurs :
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Ange et Gabrielle est une énième romcom concept qui tourne en rond autour de personnages archétypaux déteints du cinéma américain. Bruel et Isabelle Carré ne sauvent en rien les meubles. Au contraire.

Synopsis : Gabrielle élève seule sa fille Claire. A 17 ans, celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive, mais Gabrielle ne manque pas de charme, ni de détermination.

Ange et Gabrielle a eu peur de James Bond

Critique : Sortie un mardi pour éviter d’affronter les assauts périlleux de l’agent 007 dans Spectre, la comédie romantique Ange et Gabrielle donne le bourdon.

Les situations idylliques se déclinent dans un microcosme de rêve à peine mis à mal par la thématique sociétale répétée, avec un semblant de déterminisme à faire rire jaune, celle de la famille monoparentale.

Péché originel, pas original et encore moins mignon

Le refus goujat de reconnaissance de paternité ne donne pas le beau rôle à l’architecte Patrick Bruel. Ce dernier doit pourtant, sur le tard, apprendre à reconstruire ce qu’il n’a pas su bâtir initialement, quand une femme débarque un beau jour pour lui demander d’asseoir son autorité de père alors que son fils vient de mettre enceinte sa fille de 17 ans, qui lui a fait un enfant dans le dos. C’est que l’engeance pourrait, elle-même, réitérer le péché originel.

Les histoires parallèles sont intergénérationnelles, toujours déconcertantes de platitude. Elles sont incarnées par des acteurs qui ne sont jamais convaincus, conscients dans leur for intérieur de la vacuité de leur fonction.

Patrick Bruel cabotin

Bruel, qui sort déjà d’un divertissement un peu grossier avec Sophie Marceau (Tu veux ou tu veux pas) continue de s’enfermer dans le rôle du quinquagénaire séduisant, cachetonnant de façon un peu raide et oubliant l’acteur solide qu’il a pu être, y compris dans le système de la comédie. Le Prénom était ainsi l’accomplissement de son statut de star au cinéma, valeureux dans un collectif qu’il enrichissait de sa personnalité. Face à Isabelle Carré au jeu lissé, Bruel s’abîme à tenter de capturer le charme des grandes comédies romantiques américaines. Il cabotine. La réalisatrice, Anne Giafferi, voulait pourtant donner à son personnage la stature des grands rôles romancés d’Yves Montand. C’est raté. Les fans de l’acteur-chanteur ont sûrement été les seuls à y trouver leur compte.

Box-office

Avec 613 000 entrées en fin de carrière, le film n’a pas brillé. Le 11 novembre était pourtant un jour férié, favorable aux chiffres gonflés. 254 000 entrées dans 337 salles, puis 140 972, une troisième semaine plus correcte au niveau de la chute à 104 220 spectateurs… En 7e semaine, la romance gâteuse était raide morte, déjà sous la barre des 5 000 France.

Peu de journalistes avaient été conviés au spectacle en projection de presse, de peur qu’ils fassent leur boulot et dissuadent la ménagère de 50 ans de quitter son domicile fixe. Bref, les attachés de presse ont fait leur boulot. Pas le film.

Frédéric Mignard

Sorties de la semaine du 4 novembre 2015

Ange et Gabrielle, affiche du film

Design : Le Cercle Noir pour Fidélion d’après une photo de Emilie de la Hosseraye – UGC Distribution

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Ange et Gabrielle, affiche du film

Bande-annonce de Ange et Gabrielle

Comédie romantique

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