Alger : la critique du film (2025)

Policier, Thriller | 1h33min
Note de la rédaction :
6/10
6
Alger, l'affiche

  • Réalisateur : Chakib Taleb-Bendiab
  • Acteurs : Slimane Benouari, Meriem Medjkane, Nabil Asli, Hichem Mesbah
  • Date de sortie: 08 Oct 2025
  • Année de production : 2024
  • Nationalité : Algérien, Français, Canadien, Tunisien
  • Titre original : Algiers
  • Titres alternatifs : 196 mètres (titre de travail)
  • Casting : Meriem Medjkane, Nabil Asli, Hichem Mesbah, Ali Namous, Chahrazad Kracheni, Slimane Benouari, Mahfoud Berkane, Aziz Boukrouni, Souad Sebki, Mohamed Frimehdi, Hamida Aït el Hadj, Niddal El Mellouhi, Atallah Lahreche, Maria Madani, Yanel Zourgui, Brahim Derris, Slimane Bourdous, Omar Kherroubi, Naima Ramdani, Nisrine Belhadj Sabra, Ibrahim Chentoufa, Badis Farah, Smail Yassa, Salaheddine Ghouini, Sid Ali Allaoui
  • Scénariste : Chakib Taleb-Bendiab
  • Monteurs : Fouad Benhammou, Chakib Taleb-Bendiab
  • Directeur de la photographie : Ikbal Arafa
  • Compositeurs : Chakib Taleb-Bendiab, Marielle de Rocca-Serra
  • Chef Maquilleur : Diartist
  • Chef décorateur : Hamid Boughrara
  • Directeur artistique :
  • Producteurs : Khaled Chikhi, Yasmine Dhoukar
  • Producteurs exécutifs : Khaled Chikhi, Chakib Taleb-Bendiab
  • Sociétés de production : Temple Production, Clandestino Production, Dinosaures, Centre Algérien de Développement du Cinéma (CADC), Flirt Films, L'Institut Français D'Algérie, Praxis Films
  • Distributeur : GAWL
  • Distributeur reprise :
  • Date de sortie reprise :
  • Editeur vidéo :
  • Date de sortie vidéo :
  • Budget :
  • Box-office France / Paris-Périphérie :
  • Box-office nord-américain / monde :
  • Rentabilité :
  • Classification : Tous publics
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleurs / Son : 5.1
  • Festivals : Festival international du film de Rhode Island 2024 : avant-première mondiale / Festival du film de Carthage 2024 : en compétition / Festival du film de Kerala 2024 : en compétition / Festival du film d'Amman 2025 : en compétition / Festival de Fribourg 2025 : en compétition / Festival du film de Goa 2025 : en compétition /
  • Nominations : Film présenté par l'Algérie pour concourir aux Oscars 2025, mais non retenu.
  • Récompenses : Festival international du film de Rhode Island 2024 : Grand Prix et Prix du meilleur réalisateur
  • Illustrateur/Création graphique : © Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © Temple Production, Clandestino Production, Dinosaures, Centre Algérien de Développement du Cinéma (CADC), Flirt Films, L'Institut Français D'Algérie, Praxis Films. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse : Anthony Humbertclaude, Sophie Gaulier
  • Tagline :
  • Franchise :
Note des spectateurs :

Polar classique et un brin routinier, Alger voudrait évoquer le trauma lié à la décennie noire, mais à travers le prisme du film de genre. Il n’y parvient qu’en partie.

Synopsis : L’enlèvement d’une petite fille crée tension et suspicion à Alger. Seuls Dounia brillante psychiatre et Sami inspecteur en charge peuvent déterrer les démons du passé…

Alger, un polar au fil rouge banal

Critique : Surtout connu pour avoir réalisé plusieurs courts métrages au cours de la décennie 2010, le réalisateur Chakib Taleb-Bendiab passe enfin au format long avec Alger (2024), un polar sombre qui embrasse la structure du film de genre pour évoquer en filigrane une période noire de l’histoire algérienne. Tout d’abord, le scénario se concentre sur une enquête assez banale sur l’enlèvement d’une petite fille en pleine rue. Un phénomène qui se produit régulièrement en Algérie et dans le reste du monde, avec peu de chance de retrouver l’enfant vivant passé les premières quarante-huit heures des recherches.

Alger, photo 1

© 2024 Temple Production, Clandestino Production, Dinosaures, Centre Algérien de Développement du Cinéma (CADC), Flirt Films, L’Institut Français D’Algérie, Praxis Films. Tous droits réservés.

C’est sur ce principe que le cinéaste organise son récit afin de lui octroyer une tension de chaque instant. Le compte-à-rebours qui est lancé s’accommode mal des nombreux dysfonctionnements de la police algérienne. Ainsi, le cinéaste montre à travers la figure de Khaled (très juste Hichem Mesbah) que bon nombre de flics locaux se contente d’évidences pour boucler au plus vite leurs affaires, quitte à faire condamner un innocent qui a eu le malheur de passer par là au mauvais moment. Pour contrebalancer cette impression d’amateurisme, le cinéaste propose de suivre deux enquêteurs plus sérieux dont un inspecteur pugnace (Nabil Asli) et une psychologue que l’on regarde de haut (impériale Meriem Medjkane).

Dans le viseur du cinéaste, le trauma de la guerre civile

Plongeant sa caméra dans les différents quartiers de la ville d’Alger – un personnage à part entière – Chakib Taleb-Bendiab signe une œuvre à l’esthétique sombre où tous les personnages dissimulent une part de ténèbres. Le tout est lié au passé récent de l’Algérie, celui de la décennie noire de la guerre civile des années 90. En réalité, le long métrage doit être vu comme une gigantesque évocation métaphorique de cette période dont on ne peut absolument pas parler en Algérie. On sent d’ailleurs le réalisateur entravé dans sa démarche car les évocations demeurent lointaines et parfois peu lisibles pour le public international.

Alger, photo 2

© 2024 Temple Production, Clandestino Production, Dinosaures, Centre Algérien de Développement du Cinéma (CADC), Flirt Films, L’Institut Français D’Algérie, Praxis Films. Tous droits réservés.

Afin de mieux faire passer sa description d’un pays encore traumatisé et qui n’a jamais pu faire le bilan de cette période, le réalisateur s’accroche donc à son intrigue policière sans doute un peu trop linéaire et prévisible. Il n’est d’ailleurs pas forcément à l’aise dans les moments plus agités et sa réalisation semble un peu trop télévisuelle pour être pleinement satisfaisante. Certes, il s’appuie sur une belle photographie et une bande originale intéressante, mais la réalisation proprement dite manque de peps et d’invention sur le plan purement visuel. Ainsi, on est loin d’une œuvre comme Le Caire confidentiel (Tarik Saleh, 2017) qui, dans un genre similaire, était nettement supérieur.

Peut-être que des pressions du pouvoir en place ont eu raison de l’intégrité de l’œuvre et que le discours de Chakib Taleb-Bendiab aurait été plus offensif dans un autre contexte. En tout cas, Alger apparaît surtout comme un polar assez banal dans son déroulement. Sa seule véritable originalité vient de sa localisation à Alger, au cœur d’un pays dont on a rarement des nouvelles sur le plan cinématographique.

Critique de Virgile Dumez

Les sorties de la semaine du 8 octobre 2025

Alger, l'affiche

© 2024 Temple Production, Clandestino Production, Dinosaures, Centre Algérien de Développement du Cinéma (CADC), Flirt Films, L’Institut Français D’Algérie, Praxis Films. Tous droits réservés.

Biographies +

Chakib Taleb-Bendiab, Slimane Benouari, Meriem Medjkane, Nabil Asli, Hichem Mesbah

Mots clés

Cinéma algérien, Les enlèvements au cinéma, Les enfants maltraités au cinéma, L’Algérie au cinéma

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Alger, l'affiche

Bande-annonce d'Alger (VOstf)

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