Zero Mostel

Acteur, Humoriste, Chanteur
Affice française (reprise) des Producteurs de Mel Brooks

Personal Info

  • Nationalité : Américain
  • Date de naissance : 28 février 1915 à New York (NY, États-Unis)
  • Date de décès : 8 septembre 1977 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis)
  • Crédits visuel : Copyright Carlotta Films

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, humoriste et chanteur américain, Zero Mostel (de son vrai nom Samuel Joël Mostel) est né en 1915 à Brooklyn, à New York. Il est issu d’une famille de migrants juifs ashkénazes et se fait appeler Zero par ses camarades à cause de ses mauvais résultats scolaires. Durant sa scolarité, il développe un goût prononcé pour la peinture et le dessin, mais aussi pour l’humour en faisant le clown. Finalement, après avoir exercé plusieurs petits boulots, Zero Mostel est engagé par le Café Society de Manhattan pour y jouer des sketches.

Un humoriste populaire aux Etats-Unis

Parallèlement, il apparaît fréquemment à la radio et débute même une carrière cinématographique en jouant dans La Du Barry était une dame (Roy Del Ruth, 1943). Après un court passage par l’armée, Zero Mostel reprend sa carrière d’amuseur public en jouant aussi bien dans des spectacles d’humour, des comédies musicales ou des opérettes.

En 1950, il est engagé par Elia Kazan pour interpréter un rôle dans Panique dans la rue (1950), puis il joue dans l’excellent La femme à abattre (Bretaigne Windust et Raoul Walsh, 1951). Toujours avec Humphrey Bogart, il joue dans Sirocco (Curtis Bernhardt, 1951) et sa carrière semble en pleine ascension.

Le temps de la liste noire

Pourtant, en 1952, Zero Mostel est dénoncé devant la commission du sénateur McCarthy et accusé d’avoir appartenu au Parti Communiste, ce que Zero Mostel ne dément pas. Dès lors, il est inscrit sur la fameuse liste noire de Hollywood et ne trouve plus d’emploi jusqu’en 1957. A cette époque, un producteur de spectacle off-off Broadway lui demande de revenir sur scène. Soutenu par les critiques, Zero Mostel retrouve une audience favorable qu’il va mettre à profit en jouant régulièrement sur scène avec succès.

Pour ce qui est du cinéma, on le revoit seulement en 1966 dans Le forum en folie (Richard Lester, 1966) et surtout dans Les producteurs (Mel Brooks, 1967) qui est un véritable carton. La suite de sa carrière est nettement plus décevante, avec de nombreux films peu marquants. Parmi ceux qui peuvent être cités, on peut trouver Les quatre malfrats (Peter Yates, 1972), Le prête-nom (Martin Ritt, 1976) avec Woody Allen en vedette et enfin le film d’animation La folle escapade (Martin Rosen et John Hubley, 1978).

Après une importante perte de poids mal maîtrisée, Zero Mostel a fini par s’effondrer sur scène lors de répétitions théâtrales en 1977. Finalement, il décède quelques jours plus tard d’un anévrisme de l’aorte. Il avait 62 ans.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 1977

Filmographie de Zero Mostel

Acteur, longs métrages
  • 1943 : La Du Barry était une dame (Du Barry Was a Lady), de Roy Del Ruth
  • 1950 : Panique dans la rue (Panic in the streets), d’Elia Kazan
  • 1951 : La Femme à abattre (The Enforcer), de Bretaigne Windust et Raoul Walsh
  • 1951 : The Guy Who Came Back, de Joseph M. Newman
  • 1951 : Agence Cupidon (The Model and the Marriage Broker), de George Cukor
  • 1951 : Monsieur Belvédère fait sa cure (Mr. Belvedere Rings the Bell) de Henry Koster
  • 1951 : Sirocco de Curtis Bernhardt
  • 1966 : Le Forum en folie (A Funny Thing Happened on the Way to the Forum), de Richard Lester
  • 1968 : Les Producteurs (The Producers), de Mel Brooks
  • 1968 : La Grande Catherine (Great Catherine), de Gordon Flemyng
  • 1969 : Le Plus Grand des hold-up (The Great Bank Robbery), de Hy Averback
  • 1970 : L’ange Levine (The Angel Levine) de Ján Kadár
  • 1972 : Les Quatre Malfrats (The Hot Rock), de Peter Yates
  • 1973 : Marco de Seymour Robbie
  • 1974 : Rhinocéros, de Tom O’Horgan
  • 1975 : Le Voyage de la peur (Journey Into Fear), de Daniel Mann
  • 1975 : Foreplay de John G. Avildsen, Bruce Malmuth, Robert McCarty et Ralph Rosenblum
  • 1976 : Le Prête-nom (The Front), de Martin Ritt
  • 1976 : Mastermind, d’Alex March
  • 1978 : La Folle Escapade (Watership Down), de Martin Rosen (voix)
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