Acteur canadien, Victor Jory est né en 1902 à Dawson City dans le Yukon. Il est né dans une famille américaine et devient rapidement un champion de boxe et de lutte au sein de l’armée américaine. Pourtant, il opte assez rapidement pour le théâtre dont il est diplômé à Los Angeles.
Un acteur de théâtre, puis de séries B
Dans les années 20, il apparaît déjà dans de nombreuses pièces de théâtre et se produit même à Broadway. Il atterrit finalement à Hollywood en 1930 où il est généralement préposé aux rôles de méchants dans des westerns de série. Parallèlement, il continue à jouer à Broadway et aussi pour la radio durant toutes les années 30.
Parmi ses rôles majeurs, on peut citer Le songe d’une nuit d’été (William Dieterle et Max Reinhardt, 1935), Les aventures de Tom Sawyer (Norman Taurog, 1938), Les conquérants (Michael Curtiz, 1939) ou encore Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939). Durant les années 40, il se spécialise dans les rôles de méchant de séries B et de serials, multipliant ainsi ses apparitions.
Des grands rôles dans les années 60
Toujours très actif dans les années 50 où il alterne cinéma et télévision, Victor Jory ne tourne que peu de grands films. En fait, il doit patienter jusqu’au début des années 60 pour obtenir des rôles vraiment majeurs. Ainsi, on le compte parmi la distribution du magnifique L’Homme à la peau de serpent (Sidney Lumet, 1960) d’après Tennessee Williams, puis il incarne le père acariâtre d’Helen Keller dans le splendide Miracle en Alabama (Arthur Penn, 1961).
Alors qu’il est très présent dans la petite lucarne, John Ford fait appel à lui pour le superbe Les Cheyennes (1964). Par la suite, Victor Jory est le narrateur de L’Or de Mackenna (J. Lee Thompson, 1969) et interprète un chef indien dans Papillon (Franklin J. Schaffner, 1973). Il termine sa riche carrière, forte de plus de 200 titres, par La fureur sauvage (Richard Lang, 1980) avec Charlton Heston.
Le comédien décède d’un infarctus en 1982 à l’âge de 79 ans. On précisera qu’il possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, preuve de sa contribution importante à l’industrie hollywoodienne.