Acteur américain, Robert Strauss est né en 1913 à New York, aux Etats-Unis. Le jeune comédien fait ses armes dans le théâtre classique en interprétant notamment des pièces de William Shakespeare. S’il joue beaucoup surles planches, il n’obtient que fort peu de rôles au cinéma. Ainsi, il triomphe dans la pièce Stalag 17 à Broadway en 1951. Cela lui permet de reprendre son rôle culte d’Animal dans la version cinéma Stalag 17 (Billy Wilder, 1953) qui lui offre une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin. S’il n’emporte pas la statuette, cela change considérablement son statut auprès des producteurs qui voient en lui une nouvelle force comique à exploiter.
Dès lors, Robert Strauss va continuer à œuvrer sur les planches et à la télévision (qui lui permet de dégager du temps libre pour le théâtre). Au cinéma, on le revoit dans Les ponts de Toko-Ri (Mark Robson, 1954), 7 ans de réflexion (Billy Wilder, 1955) avec la grande Marilyn Monroe. Le comédien est également présent au générique de quelques chefs d’œuvre comme L’homme au bras d’or (Otto Preminger, 1955) et Attaque ! (Robert Aldrich, 1956), tout en poursuivant une riche carrière théâtrale et télévisuelle. Par la suite, on le revoit dans des films nettement plus oubliables comme Le piment de la vie (Norman Jewison, 1963), Chambre à part (Richard Thorpe, 1965) et il termine sa carrière avec le film de SF postapocalyptique The Noah (Daniel Bourla, 1975).
Dépressif chronique, Robert Strauss a subi de nombreuses séances d’électrochocs pour tenter de le « guérir », ce qui l’a beaucoup affaibli. Il décède finalement en 1975 d’un AVC à l’âge de 61 ans.