Acteur, réalisateur et scénariste canadien, Nicholas Campbell est né à Toronto en 1952 et a grandi à Montréal au Québec. Durant ces études, il s’est orienté vers les sciences politiques, puis la littérature et enfin le théâtre qui devient sa vraie passion. Pour satisfaire son goût pour les planches, il part étudier pendant cinq ans à Londres à la Royal Academy of Dramatic Art, puis sillonne l’Angleterre au sein d’une troupe itinérante.
C’est en 1976 que Nicholas Campbell entame une carrière cinématographique qui l’amène à participer à près de 180 productions. On le voit ainsi dans La malédiction (Richard Donner, 1976), Un pont trop loin (Richard Attenborough, 1977), L’espion qui m’aimait (Lewis Gilbert, 1977). Quand il retourne vivre au Canada, Nicholas Campbell fait la connaissance de David Cronenberg qui l’emploie sur Fast Company (1979) et Chromosome 3 (1979). Il joue aussi dans Virus (Kinji Fukasaku, 1980), L’homme de Prague (Charles Jarrott, 1981) et retrouve Cronenberg sur son Dead Zone (1983).
A cette période, Nicholas Campbell débute aussi une prolifique carrière télévisuelle dans des séries (Insiders et Pair d’as) et téléfilms. Au grand écran, il continue à officier dans des rôles secondaires, notamment dans Le sang du châtiment (William Friedkin, 1987) qui ne sort que tardivement en salles aux Etats-Unis, Le festin nu (Cronenberg, 1991), Agaguk (Jacques Dorfmann, 1992).
En 1992, Nicholas Campbell passe derrière la caméra et tourne un documentaire sur le reggae intitulé Stepping Razor : Red X. Deux ans plus tard, sa première incursion dans la fiction ne laisse pas un grand souvenir. Il s’agit de Boozecan (1994) qui est un drame largement passé inaperçu. Si l’acteur a continué à réaliser, il s’est ensuite contenté de tourner des épisodes des séries dans lesquelles il interprète un rôle. A partir de 1998, Nicholas Campbell trouve la célébrité sur le tard grâce au rôle principal de la série à succès Da Vinci’s Inquest (1998-2006) dont il a porté les 91 épisodes. Celle-ci a même donné lieu à un spin-off avec Da Vinci’s City Hall qui n’a eu que 13 segments.
Alors qu’il ne cesse de tourner, Nicholas Campbell est aussi remarqué dans quelques gros films où il n’a qu’un emploi secondaire. Parmi eux, on peut citer De l’ombre à la lumière (Ron Howard, 2005) et Antiviral (Brandon Cronenberg, 2012). Au cours des années 2010, il est toujours aussi présent, notamment dans des épisodes ponctuels de séries comme Black Mirror, Heartland et surtout Coroner dont il tourne une trentaine d’épisodes depuis 2019.