Acteur, cascadeur et producteur allemand, Götz George est né en 1938 à Berlin, en Allemagne. Il est le fils de la star Heinrich George et de la comédienne Berta Drews. Son père étant mort en 1946 dans un camp soviétique, le jeune Götz grandit avec sa mère et son frère. Comme il est un enfant de la balle, le garçon débute sur scène à l’âge de 12 ans et au grand écran à 15 ans dans Lilas blancs (Hans Deppe, 1953), une kitscherie avec Romy Schneider. Par la suite, il étudie l’art dramatique durant la fin des années 50 à l’école berlinoise de la UFA.
Une star précoce du cinéma allemand
A 19 ans, il obtient son premier grand rôle dans Alter Kahn und junge Liebe (Hans Heinrich, 1957). Tout en continuant à se former en jouant régulièrement au théâtre, souvent au côté de sa mère, Götz George rencontre le succès dans son pays avec Jacqueline (Wolfgang Liebeneiner, 1959). Il est encore remarqué dans des œuvres importantes comme Je ne voulais pas être un nazi (Wolfgang Staudte, 1960), mais sa carrière connaît un essor remarquable grâce aux succès rencontrés avec les adaptations cinéma des œuvres de Karl May.
Ainsi, il joue dans la saga Winnetou : Le trésor du lac d’argent (Harald Reinl, 1962), Parmi les vautours (Alfred Vohrer, 1964) et Winnetou und das Halbblut Apanatschi (Harald Philipp, 1966). On le retrouve aussi à l’affiche de krimis ou encore dans Le sang de Fu Manchu (Jesús Franco, 1968).
Le triomphe à la télévision
Toutefois, au début des années 70, sa carrière s’oriente de plus en plus souvent vers la télévision où il joue souvent des rôles de commissaires. Ainsi, on le voit dans Inspecteur Derrick, Le renard et surtout la série populaire Tatort (32 épisodes à partir de 1971) où il incarne la figure du commissaire iconoclaste Schimanski qui fait de lui une star en Allemagne. Il aura même droit à sa propre série sobrement intitulée Schimanski à partir de 1997 (pour un total de 17 épisodes).
Et pour quelques films de plus…
Toutefois, sa nouvelle popularité attire aussi les cinéastes et il retourne au grand écran dans les années 80 avec le thriller Out of Order… en dérangement (Carl Schenkel, 1984) qui connaît un gros succès en Allemagne. Il est de retour avec le populaire L’année du chat (Dominik Graf, 1988) ou encore la parodie Schtonk! (Helmut Dietl, 1992). Tout au long des années 90 et 2000, il enchaîne les prestations pour la télévision et, de temps à autre, pour le cinéma. Ainsi, il incarne Mengele dans Rien que la vérité (Roland Suso Richter, 1999), puis joue dans Viktor Vogel, directeur artistique (Lars Kraume, 2001), mais aussi dans le raté Mein Kampf (Urs Odermatt, 2009). Le comédien termine sa carrière à la télévision, interprétant son personnage culte de Schimanski jusqu’en 2013.
Après une vie entière à lutter pour les droits humains, Götz George s’éteint à Hambourg en 2016 à l’âge de 77 ans.