Heinrich George

Acteur, Réalisateur, Producteur
Le maître de poste, l'affiche

Personal Info

  • Nationalité : Allemand
  • Date de naissance : 9 octobre 1893 à Szczecin (Allemagne, aujourd'hui Pologne)
  • Date de décès : 25 septembre 1946 au Camp de prisonniers N°7 de Sachsenhausen
  • Crédit visuel : © 1940 Wien-Film / Affiche : Jimo. Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur, producteur et réalisateur allemand, Heinrich George (de son vrai nom Georg Schulz) est né en 1893 à Stettin (aujourd’hui Szczecin, en Pologne). Fils d’un officier de marine, le jeune homme commence des études techniques avant de se lancer dans une carrière d’acteur de théâtre dans sa ville natale de Stettin.

Un grand acteur de théâtre, plutôt orienté à gauche

Il décroche ses premiers rôles sur scène dès 1912. Parti de province, le comédien conquiert des scènes de plus en plus prestigieuses comme Francfort, Vienne et Berlin durant les années 1910. On notera qu’il fut engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale, mais qu’il fut grièvement blessé en 1915, ce qui le ramène à la case théâtre. Désormais basé à Berlin, Heinrich George est l’un des acteurs les plus populaires des années 20, ce qui lui permet d’apparaître également au cinéma dans des films muets. Parmi la trentaine de films muets dans lesquels il joue, on peut citer Kean (Rudolf Biebrach, 1921), Lucrèce Borgia (Richard Oswald, 1922), Metropolis (Fritz Lang, 1927) ou encore Manolesco, prince des sleepings (Viktor Tourjansky, 1929).

Aux débuts du parlant, il collabore à des films plutôt marqués à gauche comme Dreyfus (Richard Oswald, 1930) où il incarne l’écrivain Emile Zola, mais aussi 1914, fleurs meurtries (Richard Oswald, 1931) où il joue Jean Jaurès ou encore Sur le pavé de Berlin (Phil Jutzi, 1931). En 1933, il passe pour l’unique fois de sa carrière derrière la caméra pour réaliser le drame Schleppzug M 17 (1933).

Heinrich George ou la compromission avec le régime nazi

Pourtant, lorsque l’Allemagne bascule dans le nazisme, il semble oublier ses idéaux de gauche et se rallie au nouveau régime en participant même à un immonde film de propagande comme Le Jeune Hitlérien Quex (Hans Steinhoff, 1933). Il est aussi la vedette de films tels Jeunesse bouleversée (Carl Froelich, 1933), Jeanne d’Arc (Gustav Ucicky, 1935). Durant cette période, il devient directeur d’un théâtre à Berlin et reçoit tous les honneurs de la part du régime. Ainsi, il tourne dans des œuvres très orientées comme Un ennemi du peuple (Hans Steinhoff, 1937) et surtout l’infame Le juif Süss (Veit Harlan, 1940). On le préfère largement dans Le maître de poste (Gustav Ucicky, 1940), moins orienté sur le plan politique.

Une fin tragique liée à la Seconde Guerre mondiale

En 1945, il tourne encore Kolberg (Veit Harlan, 1945) dont les prises de vues se terminent en même temps que la Seconde Guerre mondiale. Heinrich George est fait prisonnier par l’armée soviétique lors de l’invasion de Berlin.

Détenu pendant quelques temps dans le camp de Sachsenhausen, Heinrich George meurt de faim quelques mois plus tard à l’âge de 52 ans. Son corps a été jeté dans une fosse commune et n’a pu être exhumé qu’en 1994 grâce à une analyse ADN pratiquée sur son fils. L’acteur a donc payé cher sa contribution au régime nazi.

Virgile Dumez

Ils nous ont quittés en 1946

Les films avec Heinrich George sur CinéDweller :

Filmographie (réalisateur)

  • 1933 : Schleppzug M 17
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