Acteur anglo-irlandais, Geoffrey Toone est né en 1910 à Dublin, en Irlande. Issu d’une famille anglaise, il revient très vite en Angleterre où il effectue ses études à la Charterhouse School et au Christ’s College de Cambridge. Par la suite, il choisit de devenir comédien et va notamment devenir un membre éminent de l’Old Vic Theatre. Ainsi, il joue durant les années 30 dans de nombreuses pièces de William Shakespeare aux côtés d’acteurs renommés comme John Gielgud et Laurence Olivier. De quoi lui offrir une formation de premier ordre.
A cette occasion, il débute également dès 1937 dans un téléfilm, puis l’année suivante au grand écran dans Queer Cargo (Harold D. Schuster, 1938). On revoit le comédien à l’écran dans Lettres anonymes (Paul L. Stein, 1939), mais le début de la Seconde Guerre mondiale vient interrompre son ascension.
Ainsi, Geoffrey Toone est engagé dans la Royal Artillery avant d’être finalement réformé en 1942. Par la suite, il va retourner pendant un certain temps sur les scènes britanniques. Il ne revient véritablement au grand écran que dans les années 50, où il va interpréter des seconds rôles, souvent d’hommes autoritaires ou qui ont une position sociale dominante. Son rôle le plus important est celui de L’Homme de Berlin (Carol Reed, 1953) où il fait face à James Mason, tout en étant l’époux de la belle et talentueuse Hildegard Knef.
Deux ans plus tard, il tient à nouveau un rôle important dans Capitaine Mystère (Douglas Sirk, 1955). Toutefois, comme il privilégie la scène, le comédien va commencer à beaucoup apparaître à la télévision dès le milieu des années 50. Ainsi, il tourne un épisode de Alfred Hitchcock présente (1955), huit épisodes de The Odd Man (1960), cinq de Contract To Kill (1965), quinze de 199 Park Lane (1965) et 36 segments de Freewheelers (1968-1969).
On le retrouve par intermittences au cinéma, notamment dans Le Roi et moi (Walter Lang, 1956) où il fait danser Deborah Kerr, À l’heure zéro (Hall Bartlett, 1957), Le Cabotin (Tony Richardson, 1960), L’Empreinte du dragon rouge (Anthony Bushell, 1961) où il tient le rôle principal et enfin Dr Who contre les Daleks (Gordon Flemyng, 1965). A partir de 1965, Geoffrey Toone ne travaille plus que pour la télévision, et ceci jusqu’à sa retraite prise en 1997 à l’âge canonique de 87 ans.
In fine, Geoffrey Toone décède en 2005 à l’âge de 94 ans et restera surtout comme un grand nom de la scène britannique.