Réalisateur, documentariste, scénariste et producteur italien, Bruno Vailati est né en 1919 à Alexandrie en Egypte, d’un père italien et d’une mère égyptienne. Il se distingue dans sa prime jeunesse par son engagement auprès des partisans qui ont résisté au nazisme et au fascisme durant la Seconde Guerre mondiale. Après la fin du conflit mondial, il commence à devenir un plongeur sous-marin expérimenté, tout en se passionnant parallèlement pour le cinéma. Bruno Vailati entend mêler ses deux passions en devenant documentariste, spécialisé dans l’étude des fonds sous-marins.
Un producteur de péplums
Ainsi, au milieu des années 50, il commence à tourner des documentaires et finit par intégrer l’industrie cinématographique en tant que producteur. Notamment, il officie sur des films commerciaux comme Hercule et la reine de Lydie (Pietro Francisci et Mario Bava, 1959). La même année, il passe même à la réalisation en tournant plusieurs séquences de bataille maritime dans La bataille de Marathon (Jacques Tourneur et Mario Bava, 1959). Deux ans plus tard, il s’investit également dans la réalisation de Le Voleur de Bagdad (1961), toujours avec Steve Reeves. Ici, il seconde le réalisateur Arthur Lubin. Systématiquement crédité en tant que coréalisateur, Bruno Vailati tourne encore Défi à Gibraltar (1963), cette fois avec Charles Frend. On notera que durant cette période prolifique, il fut également le producteur du film d’horreur Caltiki, le monstre immortel (Riccardo Freda et Mario Bava, 1959).
Le documentariste des fonds marins
A partir du milieu des années 60, Bruno Vailati revient à ses premières amours, à savoir la plongée sous-marine et tourne plusieurs documentaires dont le très apprécié Andrea Doria -74 (1970) sur l’exploration d’une épave. Le long-métrage a même obtenu un David di Donatello spécial. Ayant enfin trouvé son créneau, le cinéaste enchaîne avec Hommes et requins (1976) qui filme la relation complexe entre l’homme et les requins. Il exploite le même filon avec Cari mostri del mare (1977) et Pericolo negli abissi (1978).
Très engagé dans l’écologie des fonds marins, Bruno Vailati peut être comparé au commandant Cousteau en tant que vulgarisateur de la faune marine, à une époque où celle-ci était encore mal connue. Il meurt en 1990 des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans.