Actrice française, Alice Isaaz est née à Bordeaux en 1991 au cœur d’un foyer spécialisé dans la médecine et la pharmacie. Après avoir suivi des cours de danse durant son enfance, la jeune fille découvre le monde du cinéma alors qu’elle est encore au lycée. Après avoir participé à un court-métrage, elle décide de devenir actrice professionnelle et suit les Cours Florent. On commence à la voir dans des séries et des courts-métrages dès 2011, mais c’est véritablement avec son rôle dans La cage dorée (Ruben Alves, 2013) qu’elle est repérée, d’autant que le long-métrage est un succès inattendu. A partir de l’année suivante, elle tient des emplois plus conséquents dans la comédie Fiston (Pascal Bourdiaux, 2014) qui entend surfer sur le succès générationnel de Kev Adams, puis elle joue dans La crème de la crème (Kim Chapiron, 2014), film insupportable consacré aux écoles de commerce.
Après la comédie dramatique Les yeux jaunes des crocodiles (Cécile Telerman, 2014), Alice Isaaz tourne beaucoup durant cette période, mais souvent dans des films médiocres. On sauvera de cette époque Elle (Paul Verhoeven, 2015) et surtout Mademoiselle de Joncquières (Emmanuel Mouret, 2018) dont elle interprète le rôle-titre. L’année suivante, elle confirme sa place d’espoir avec le bon Le mystère d’Henri Pick (Remy Bezançon, 2019).
Malgré ces deux beaux succès, Alice Isaaz ne semble pas imprimer auprès du grand public et elle doit ensuite se contenter d’œuvres mineures ou de rôles davantage secondaires. Elle incarne notamment le personnage de Line Renaud jeune dans Une belle course (Christian Carion, 2022) qui déçoit les attentes au box-office. Les résultats ne sont guère meilleurs pour Couleurs de l’incendie (Clovis Cornillac, 2022) où elle semble noyée au milieu d’un casting très prestigieux. Depuis, on a pu l’apprécier en tête de casting d’Apaches (Romain Quirot, 2023) ou dans le drame social Le prix du passage (Thierry Binisti, 2023). Encore des échecs commerciaux.