Actrice française, Bérangère Bonvoisin est avant tout un grand nom du théâtre. Formée au Conservatoire de Rouen puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, elle joue dans de nombreuses pièces de théâtre à partir du milieu des années 1970. Elle est dirigée, au cours de plusieurs décennies, par des metteurs en scène aussi prestigieux que Marcel Bluwal, Antoine Vitez, Jean-Pierre Vincent et Roger Planchon. Elle signe elle-même plusieurs mises en scène, dont celle de Slogans pour 343 actrices de Maria Soudaïeva et Antoine Volodine, au Théâtre national de la Colline en 2005, spectacle filmé par Alain Cavalier.
La comédienne est plus discrète au cinéma. On la croise en fille du maire dans L’adolescente (1979) de Jeanne Moreau, en épouse de Richard Berry dans La trace (1983) de Bernard Favre et La garce (1984) de Christine Pascal. Un seul film, passé inaperçu, lui confie un premier rôle : Côté cœur, côté jardin (1984) de Bertrand Van Effenterre. Autrement, elle incarne Mrs D. W. Griffith dans Good Morning Babilonia (1987) de Paolo et Vittorio Taviani, la tante de l’adolescent dans Les exploits d’un jeune Don Juan (1986) de Gianfranco Mingozzi ou l’épouse de Serrault dans Docteur Petiot (1990) de Christian de Chalonge. Hugo Santiago (Les trottoirs de Saturne, 1986) et Michel Deville (La lectrice, 1988) font également appel à ce talent discret.
On la retrouve en mère d’Isild Le Besco dans L’intouchable (2006) de Benoit Jacquot et dans des films de Michèle Rosier (Inquiétudes, 2003), Gilles Bourdos (Inquiétudes, 2004), Roschdy Zem (Mauvaise foi, 2006) et Mikhaël Hers (Memory Lane, 2010). Son dernier rôle à l’écran est celui d’une voisine dans le téléfilm Un père idéal (2024) d’Hélène Fillières.
Bérangère Bonvoisin était la veuve de Philippe Clévenot et la sœur de Bertrand Bonvoisin, eux-mêmes comédiens. Elle est décédée le 19 août 2026 à l’âge de 73 ans.