Acteur, scénariste et directeur de théâtre britannique, Donald Wolfit débute sur les planches anglaises dès le début des années 20. Il joue notamment de nombreuses pièces de Shakespeare au cours des deux décennies suivantes, ce qui lui a permis d’être anobli en 1957 pour services rendus au théâtre national. On notera qu’il a créé et dirigé une troupe de théâtre itinérante spécialisée dans le répertoire shakespearien.
Au cinéma, Donald Wolfit commence sa carrière dès le début des années 30 et joue notamment dans Le drame du terminus (Denham, 1935). Pourtant, il consacre le plus clair de son temps à son activité théâtrale. Ce n’est finalement que dans les années 50, une fois plus âgé, qu’il entame une réelle carrière cinéma. On le voit notamment dans Hold-up en plein ciel (Robson, 1955) avec Richard Widmark, avant d’être un juge dans Je plaide non coupable (Gréville, 1956), puis le savant fou Callistratus dans Le sang du vampire (Cass, 1958) qui connaît un gros succès. La même année, il est du casting de l’excellent Les chemins de la haute ville (Clayton, 1958) qui vaudra un Oscar de la meilleure actrice à notre Simone Signoret nationale.
Ensuite, on revoit Donald Wolfit dans La maison des sept faucons (Thorpe, 1959), La marque (Green, 1961), mais aussi plusieurs programmes télévisés. Il joue encore dans Lawrence d’Arabie (Lean, 1962), Becket (Glenville, 1964), Les chemins de la puissance (Kotcheff, 1965) et La charge de la brigade légère (Richardson, 1968) qui fut sa dernière prestation au cinéma.
Donald Wolfit décède d’un arrêt cardiaque en 1968 à l’âge de 65 ans. Il restera comme un grand monsieur du théâtre shakespearien.