Note des spectateurs :

Premier jour France : Dune est le messie que les exploitants attendaient, avec un démarrage monumental pour un mois de septembre.

Septembre étant un mois creux, le démarrage de Dune de Denis Villeneuve fait office de triomphe. En période Covid-19 et débats sur le passe sanitaire, le film s’est assuré une affluence de 115 517 spectateurs. Certes, le circuit de salles était gargantuesque (892), mais la durée de 2h35 lui ôtait une séance quotidienne. Le film plébiscité par la critique et au festival de Venise savoure le 5e démarrage annuel, de surcroît hors de la période des vacances scolaires. En janvier 1985, l’adaptation de David Lynch avait elle aussi connu un démarrage foudroyant avant de s’écrouler en raison d’un bouche-à-oreille néfaste. Cela ne sera pas le cas pour l’épique de science-fiction signé Villeneuve.

La suite n’est pas brillante. L’origine du monde de Laurent Lafitte séduit 15 664 amateurs d’humour féroce. Le score serait honnête s’il n’y avait pas 490 cinémas derrière ! Idem pour Pourris gâtés , comédie avec Gérard Jugnot. 13 201 spectateurs dans 437 cinémas, c’est peu reluisant pour les exploitants.

Pour le film d’épouvante 20th Century Studios La proie d’une ombre, c’est l’indifférence. Les spectateurs ne connaissent pas le film que Disney a sorti courageusement en France après un score très insuffisant aux USA. Mais l’excellente réputation de ce film d’horreur psychologique très effrayant lui valait une sortie en salle. 4 397 entrées dans 190 spectateurs : il faut que le bouche-à-oreille opère.

Déception pour  Les amours d’Anaïs (3 740 entrées dans 174 cinémas), 1 833 entrées pour Le genou d’Ahed dans 90 cinémas, 841 spectateurs dans 71 salles pour Blue Bayou

Flop de la semaine pour Summertime : le réalisateur de Raya et le dernier dragon a attiré seulement 517 curieux dans 46 cinémas.

Frédéric Mignard

La proie d'une ombre (The Night House), affiche française

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