Mallory ‘M’ comme la mort : la critique du film (1973)

Western | 1h28min
Note de la rédaction :
4/10
4
Mallory, 'M' comme la mort affiche du film

  • Réalisateur : Mario Moroni
  • Acteurs : Gabriella Giorgelli, Robert Woods, Teodoro Corrà
  • Date de sortie: 05 Avr 1973
  • Titre original & alternatifs : Mallory Must Not Die! (titre international), My Name Is Mallory... M Means Death (Royaume-Uni), Il Mio nome è Mallory, M come morte (Italie), Mallory Must Not Die (Etats-Unis), Django - unerbittlich bis zum Tod (Allemagne)
  • Scénariste : Mario Moroni
  • Directeur de la photographie : Giuseppe Aquari
  • Compositeur : Roberto Pregadio
  • Sociétés de production : Cervo Film
  • Distributeur : Univers Galaxie
  • Crédits visuels : © Cervo Film. Tous droits réservés.
  • Année de production : 1971
  • Formats : 2.35 : 1 / Couleurs - 35mm (Eastmancolor, Techniscope) / Mono (Westrex Recording)
  • Box-office Paris-Périphérie : 18 700 entrées
Note des spectateurs :
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Mallory ‘M’ comme la mort est un western soporifique sans grande envergure, qui propose toutefois de sympathiques performances d’acteurs.

Synopsis : Larry Mallory achète un ranch avec son partenaire, le colonel Harper. Ils devancent ainsi un autre acheteur potentiel, Bart Ambler. Ce dernier n’entend pas les laisser profiter de leur propriété bien longtemps…

Critique : Réalisé en 1971, Mallory ‘M’ comme la mort est le premier film de son auteur, Mario Moroni, jusqu’alors spécialisé dans l’élaboration de scripts de pepla. A cette époque, les westerns spaghetti se complaisaient souvent dans la décadence de la comédie vulgaire ou poussaient le genre dans ses derniers retranchements. Mallory ‘M’ comme la mort ne fait rien de tout cela et se contente de raconter une histoire banale mais crédible, sans trop d’artifices, mais qui se laisse suivre.

Mallory ‘M’ comme la mort souffre d’un budget très limité

Le film commence par une scène assez programmatique puisqu’il s’agit d’un passage de nuit mal éclairé. Le spectateur sait d’emblée qu’il s’apprête à visionner un film au budget très limité. En effet, le film ne propose qu’une poignée de décors. Si les intérieurs et le village sont crédibles, les extérieurs laissent à désirer puisqu’ils sont caractéristiques de la campagne italienne. On peut même y apercevoir des oliviers typiquement méditerranéens dans certains arrière-plans, ce qui jure quelque peu avec le contexte texan !

Ce budget étriqué amène aussi malheureusement un manque flagrant de scènes d’action, ce qui peut rendre le visionnage du film assez laborieux. Le héros Mallory à beau être surnommé M comme la mort, il ne tue pas grand monde. Ce n’est même pas lui qui se charge d’éliminer l’antagoniste du film lors de la confrontation finale. Certes, ce parti pris est osé mais l’issue du duel est prévisible et faite pour permettre une happy end.

Une réalisation et un script peu convaincants plombent Mallory ‘M’ comme la mort

De plus, Moroni peine à mettre en scène les passages d’action. Si , de façon globale, sa réalisation est molle, ces scènes sont particulièrement ratées. Ainsi, le dernier duel se révèle assez ridicule et peu crédible. A noter que dans certaines versions du film, des arrêts sur image essaient de le rendre plus crédible, ce qui, en soi est un aveu d’échec.

L’autre écueil du film réside dans son scénario qui, s’il a le mérite d’être clair, se révèle trop peu fourni, ce qui occasionne fatalement des longueurs. On sent une certaine influence de Roméo et Juliette dans le traitement de l’histoire d’amour, mais le  dénouement très favorable vient évincer la dimension tragique de l’œuvre .

Mallory ‘M’ comme la mort se rattrape grâce à son casting

Néanmoins, tout n’est pas à jeter dans ce Mallory ‘M’ comme la mort, puisque les acteurs sauvent littéralement le film. Robert Woods incarne un pistoléro de sang mêlé à l’étrange charisme dégingandé qui rappelle son travail sur El Puro, la rançon est pour toi. Il se voit affublé d’une étrange coupe de cheveux, arborant parfois une tresse, pour souligner ses origines indiennes. Les amateurs du genre seront ravis de retrouver Gabriella Giorgelli qui est ici très convaincante comme à l’accoutumée. Ses admirateurs seront tout à fait ravis, puisque le film la met grandement en valeur. Enfin, Teodoro Corra incarne un antagoniste brutal et convaincant.

D’un point de vue musical, la bande originale du film se révèle assez moyenne. On a connu Roberto Pregadio bien plus inspiré, notamment dans son travail pour Le dernier des salauds. On relèvera néanmoins un thème à la guitare électrique récurrent fort sympathique.

En définitive, Mallory ‘M’ comme la mort est un film très dispensable, qui pâtit d’un budget et d’un scénario rachitiques. Les inconditionnels du genre pourront y trouver de bonnes choses, à condition de ne pas en attendre trop d’action, comme le laissait pourtant supposer une des superbes affiches italiennes du film.

Critique : Kevin Martinez

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Mallory, 'M' comme la mort affiche du film

© 1971 Cervo Film, Movietime. Tous droits réservés.

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