Elle s’appelait Sarah : la critique du film (2010)

Drame, Guerre | 1h51min
Note de la rédaction :
6.5/10
6.5
Affiche d'Elle s'appelait Sarah (2010)

  • Réalisateur : Gilles Paquet-Brenner
  • Acteurs : Kristin Scott Thomas, Maxim Driesen, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Niels Arestrup, Aidan Quinn, Dominique Frot, Gisèle Casadesus, Joanna Merlin, Mélusine Mayance
  • Date de sortie: 13 Oct 2010
  • Année de production : 2010
  • Nationalité : Français
  • Titre original : Elle s'appelait Sarah
  • Titres alternatifs : Sarah's Key (Canada, Australie, Finlande, États-Unis, Royaume-Uni, International), Sarah's Key (Royaume-Uni, États-Unis), サラの鍵 (Japon), Haar naam was Sarah (Pays-Bas), La llave de Sarah (Espagne, États-Unis, Mexique), La clau de la Sarah (Espagne), Sarahs nyckel (Suède), Сарин кључ (Serbie), De kaldte hende Sarah (Danemark), Saras nøkkel (Norvège), Ha'maphte'ah shel Sarah (Israël), Sarahs Schlüssel (Allemagne), A Chave de Sarah (Brésil), 隔世心鎖 (Hong Kong), La chiave di Sara (Italie), 莎拉的鑰匙 (Taïwan), O Seu Nome era Sarah (Portugal), Klucz Sary (Pologne), Ее зовут Сара (Russie), Тя се казваше Сара (Bulgarie), Sarah kulcsa (Hongrie), Klíc k minulosti (Tchéquie), Her Name was Sarah (International).
  • Casting : Kristin Scott Thomas, Julia Jarmond, Mélusine Mayance, Niels Arestrup, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Dominique Frot, Natasha Mashkevich, Gisèle Casadesus, Aidan Quinn, Sarah Ber, Arben Bajraktaraj, Karina Hin, James Gerard, Joseph Rezwin, Kate Moran, Paul Mercier, Alexandre Le Provost, Serpentine Teyssier, Simon Eine, Julie Fournier, Paige Jennifer Barr, Joanna Merlin, George Birt, Vinciane Millereau, Sylviane Fraval, Dan Herzberg, Nancy Tate, Frédérick Guillaud, Maurice Lustyk, Charlotte Poutrel, Maxim Driesen, Xavier Beja, Jacqueline Noëlle, Jean-Pierre Hutinet, Jonathan Kerr, Matthias Kress, Franck Beckmann, Nicolas Seconda, François D'Aubigny, Stéphane Charond, José Fumanal, Gilles Louzon, Pierre Nahori, Sophie Bacry Picciotto, Christian Vurpillot, Rosa Herzberg, Robert Rotsztein, Yasmine Ghazarian, Naëva Lissonnet, Céline Caussimon, Claudine Acs, Viktoria Li, Loïc Risser, Franck Chilly, Marco Florio, Alice St. Clair, Stéphanie Gesnel, Gérard Couchet, Mark Fairchild, Melinda Wade, Kiley Liddell, Brooke Liddell
  • Scénariste(s) : Serge Joncour, Gilles Paquet-Brenner
  • D'après le roman de
  • Compositeur : Max Richter
  • Directeur de la photographie : Pascal Ridao
  • Monteur : Hervé Schneid
  • Chef décorateur : François Dupertuis
  • Chef maquilleur : Dorith Albagli
  • Chef costumier : Eric Perron
  • Ingénieur du son : Didier Codoul, Bruno Seznec, Alexandre Fleurant, Fabien Devillers
  • Directeur de casting : Gwendale Schmitz
  • Scripte : Josiane Morand
  • Assistants réalisateur : Olivier Coutard, Jolian Blevins
  • Directeur de production : Clément Sentilhes
  • Producteurs : Stéphane Marsil
  • Producteurs exécutifs : Gaetan Rousseau
  • Société de production : Hugo Productions, en coproduction avec France 2 Cinémas, TF1 Droits Audiovisuels, StudioCanal
  • Distributeur : UGC Distribution
  • Editeur vidéo : TF1 Vidéo, Studio 37
  • Date de sortie vidéo : 17 août 2011 (DVD)
  • Budget : 10 200 000€
  • Box-office France / Paris-Périphérie : 833 610 entrées / 180 850 entrées
  • Box-office nord-américain / monde : 7 693 187$ / 24 792 815$
  • Classification / Visa : Tous publics / 123 442
  • Formats : 2.35:1 / Couleur (35mm) / Dolby SR-SRD, DTS
  • Festivals : Toronto International Film Festival (Canada, 2010), Tokyo International Film Festival (Japon, 2010)
  • Nominations : Meilleure actrice pour K.S. Thomas (César, 2011)
  • Récompenses : Globe de la Meilleure actrice (2011) et Prix Lumière de la Meilleure actrice (2011) pour Kristin Scott Thomas, Prix du Public & Meilleur Réalisation aux Tokyo International Film Festival (2010)
  • Illustrateur/ Photos : © Rageman / Julien Bonnet. © 2010 Hugo Productions, Studio 37, TF1 Droits Audiovisuels, France 2 Cinéma. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Crédits : © 2010 Hugo Productions, Studio 37, TF1 Droits Audiovisuels, France 2 Cinéma. Tous droits réservés / All rights reserved
  • Attachés de presse : Dominique Segall pour Moteur
  • Adaptation : Elle s'appelait Sarah en bande dessiné (2018, éditions Marabout, Collection Marabulles)
Note des spectateurs :

2010. Après La rafle, l’adaptation du best-seller de Tatianna de Rosnay Elle s’appelait Sarah est le deuxième film autour du Vel d’Hiv à sortir en salle. Un beau travail sur les thèmes de la mémoire et de la responsabilité personnelle et collective qui est devenu avec le temps un classique.

Synopsis : Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l’épisode douloureux du Vel d’Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n’était que le sujet d’un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent…

2010 : le tragédie du Vel d’Hiv doublement d’actualité

Critique : Adaptation du roman éponyme de l’écrivain franco-britannique Tatianna de Rosnay, reconnue dans le monde entier (le livre s’est écoulé à plus de 2.600.000 exemplaires dans le monde, dont un million aux USA), Elle s’appelait Sarah est le deuxième gros film français à s’intéresser de près à la tragédie du Vel d’Hiv en 2010, après le fracassant La rafle en mars dernier. Entièrement tourné sur le travail de mémoire et l’importance de la responsabilité, le drame sort les cadavres du placard – au propre comme au figuré -, mettant en scène en alternance notre époque contemporaine, marquée par un fléchissement du savoir historique chez les jeunes, et le récit au singulier d’une jeune fille juive, Sarah, brisée par le drame du Vel d’Hiv et la déportation de ses parents.

Une œuvre fantomatique à travers le temps

La journaliste américaine installée à Paris jouée avec brio par Kristin Scott Thomas (nommée aux César en 2011) remonte le temps, traverse les époques, traque les fantômes jusque dans sa belle famille. Au détour de quelques voyages spatio-temporels, elle reconstitue une période douloureuse de notre “patrimoine” historique, se détournant souvent du collectif pour se focaliser sur la seule figure de Sarah, cette mystérieuse jeune-fille, incarnée par la toute jeune Mélusine Mayance, dont elle retrouve peu à peu la trace et l’histoire post Histoire. Sarah, l’enfant devenue femme, symbolise dès lors tout le poids de la mémoire. Poids insurmontable pour une seule et même personne que la journaliste va partager, au péril de son couple.

Un mélodrame populaire

Gilles Paquet-Brenner, réalisateur malheureux du thriller vénéneux UV passe à la vitesse supérieure et s’oriente vers un cinéma à la portée émotionnelle populaire. Oubliant les mauvaises comédies de ses débuts, il donne un sens à sa réalisation, que d’aucuns qualifieraient de clinquante, d’autres de classieuse. Il fait montre d’une véritable ambition d’auteur, sachant aussi bien mettre en scène la tragédie humaine à grande échelle (la séquence du Vel d’Hiv est spectaculaire et bouleversante) que les moments intimistes, où les larmes semblent figées sur le visage des protagonistes. Avec ce sujet mélodramatique, il réussit son pari de l’empathie sans trop glisser sur la boursoufflure. L’évocation de la disparition de l’enfant (la mort du petit frère de Sarah, abandonné et mort de faim dans un placard peu après l’envoi de sa famille au vélodrome), est traité avec pudeur, ne dévoilant pas la petite dépouille, là où le livre décrivait son corps mort jusque dans sa position et sa couleur.

Cette histoire de roman, devenu beau film qui a divisé la critique française à sa sortie, a finalement su marquer les esprits avec le temps, devenant un considérable succès d’art et essai aux Etats-Unis avec plus de 7 millions de dollars de recettes. Une adaptation en bande dessinée a même été publiée chez Marabout, dans la collection Marabulles en 2018.

Box-office de Elle s’appelait Sarah

Rare occurrence de film français qui a mieux marché aux États-Unis que dans son propre pays. Elle s’appelait Sarah n’a réalisé que 800 000 entrées en France, soit des recettes totales de 6 418 284 $ inférieures au budget de plus de 10 millions d’euros. Mais, un marché va tout particulièrement faire de ce mélodrame une très bonne affaire.

 

Les sorties de la semaine du 13 octobre 2010

Affiche d'Elle s'appelait Sarah (2010)

© Rageman / Julien Bonnet. © 2010 Hugo Productions, Studio 37, TF1 Droits Audiovisuels, France 2 Cinéma. Tous droits réservés / All rights reserved

Biographies +

Gilles Paquet-Brenner, Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Maxim Driesen, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Niels Arestrup, Aidan Quinn, Dominique Frot, Gisèle Casadesus, Joanna Merlin

 

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Affiche d'Elle s'appelait Sarah (2010)

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