Acteur, réalisateur, scénariste et écrivain allemand, Walter Rilla est né en 1894 à Neunkirchen dans la Sarre. Il est issue d’une famille juive dont le père travaillait pour les chemins de fer allemands. Le jeune homme a étudié à l’université de Königsberg, puis a continué de brillantes études secondaires à Berlin et Lausanne en littérature et philosophie.
Un homme de théâtre apprécié qui doit fuir le nazisme
En 1919, il fonde la revue littéraire Die Erde, très marquée à l’extrême gauche, puis a été un dramaturge prolixe à Berlin. Tout en écrivant des pièces de théâtre, il paraît comme acteur, à la fois sur scène et à l’écran dans le cinéma muet.
Ainsi, les cinéphiles le connaissent pour être à l’affiche de Les finances du Grand-Duc (F.W. Murnau, 1924), Le violoniste de Florence (Paul Czinner, 1926), Doña Juana (Paul Czinner, 1928), Un amant sous la terreur (A.W. Sandberg, 1928) et Le dernier masque (Karel Lamac, 1929), avant de franchir sans encombre le cap du parlant.
A partir de 1933, il ne se sent pas à l’abri dans l’Allemagne nazie et accepte des rôles à l’étranger qui vont lui permettre de fuir son pays. Ainsi, on le voit dans Le chevalier de Londres (Harold Young, 1934), Mollenard, Capitaine corsaire (Robert Siodmak, 1938), La guerre dans l’ombre (Harold S. Bucquet, 1943).
Le retour en Allemagne dans les années 50
Finalement, une fois la guerre terminée, Walter Rilla revient dans son pays natal vers le milieu des années 50. Notamment, il joue dans Les confessions de Félix Krull (Kurt Hoffmann, 1957) et commence à travailler comme réalisateur pour la télévision allemande. Le comédien et dramaturge a signé une dizaine de téléfilms durant les années 60. Au cinéma, il a surtout collaboré à la série des docteurs Mabuse comme Échec à la brigade criminelle (Werner Klingler, 1962), Mabuse attaque Scotland Yard (Paul May, 1963), Mission spéciale au 2ème bureau (Hugo Fregonese, 1964), ainsi que dans des adaptations d’Edgar Wallace comme L’Attaque du fourgon postal (Harald Reinl, 1964).
Très actif dans le domaine du cinéma populaire, Walter Rilla est encore remarqué dans Le masque de Fu Manchu (Don Sharp, 1965), Martin soldat (Michel Deville, 1966), Le dernier jour de la colère (Tonino Valerii, 1967), Sumuru, la cité sans hommes (Jesús Franco, 1969) ou encore Malpertuis (Harry Kümel, 1971).
Terminant sa carrière au petit écran, Walter Rilla décède en 1980 à l’âge respectable de 86 ans. Il a donné naissance en 1920 à un fils qui devint cinéaste, un certain Wolf Rilla, connu pour avoir réalisé Le village des damnés (1960).