Nicol Williamson

Acteur
Sherlock Holmes attaque l'Orient-Express

Personal Info

  • Nationalité : Britannique
  • Date de naissance : 14 septembre 1936 à Hamilton (Écosse, Royaume-Uni)
  • Date de décès : 16 décembre 2011 à Amsterdam (Pays-Bas)
  • Crédit visuel : © 1976 Herbert Ross Productions - Universal Pictures / Affiche : Publicité Tinchant (agence) - Michel Landi (affichiste). Tous droits réservés.

Biographie

Note des spectateurs :

Acteur britannique né en Ecosse, Nicol Williamson voit le jour à Hamilton en 1936 dans une famille ouvrière qui déménage en Angleterre alors qu’il n’a que 18 mois. S’il a été renvoyé chez ses grands-parents en Ecosse durant la Seconde Guerre mondiale afin d’éviter les bombardements de la ville de Birmingham, Nicol Williamson a toutefois grandi dans la ville anglaise. A l’âge de 16 ans, il quitte l’école pour rejoindre son père à l’usine. Cette expérience atroce l’a marqué.

Nicol Williamson, un grand homme de théâtre…

Après avoir effectué son service militaire, Nicol Williamson ne retourne pas à l’usine et entame une formation d’acteur de théâtre. A partir de 1953, il étudie à la Birmingham School of Speech Training and Dramatic Art et parvient à trouver ses premiers emplois sur scène en 1960 au Dundee Repertory Theatre, à nouveau situé en Ecosse. Finalement, il choisit de venir à Londres et il arpente les scènes locales, connaissant un succès grandissant.

Nicol Williamson connaît son premier grand rôle avec la pièce Inadmissible Evidence de John Osborne qui est un triomphe. Le raz-de-marée est tel qu’il peut interpréter le même rôle dans la version cinéma de la pièce. Inadmissible Evidence (Anthony Page, 1968) constitue l’un de ses premiers grands rôles à l’écran. En 1968, il rencontre à nouveau le succès sur scène avec Hamlet qui est aussi adapté au cinéma dans le film éponyme réalisé par Tony Richardson en 1969. La même année, il tourne encore La chambre obscure (1969), toujours avec Tony Richardson. Pour sa prestation, il gagne la Coquille d’argent du meilleur acteur au Festival de Saint-Sébastien en Espagne.

A la même époque, il est encore salué pour son interprétation remarquable de la pièce En attendant Godot de Samuel Becket. Toutefois, sa carrière va peu à peu décliner à cause de son comportement peu acceptable. Irascible, parfois en conflit avec ses partenaires de jeu avec qui il se bat, Nicol Williamson est aussi trop souvent alcoolisé. Petit à petit, le vide se fait autour de lui car plus personne ne veut prendre le risque de travailler avec cet homme instable.

… qui a eu plus de mal à percer au cinéma

Sa carrière cinéma s’en ressent également, même si on le voit plus régulièrement au grand écran dans la deuxième moitié des années 70. Ainsi, il joue dans La rose et la flèche (Richard Lester, 1976), une variation autour du personnage de Robin des bois, puis il incarne Sherlock Holmes dans l’intéressant Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express (Herbert Ross, 1976). Ses prestations sont une fois de plus remarquées. Ensuite, il joue les seconds rôles prestigieux dans Le privé de ces dames (Robert Moore, 1978) et surtout Merlin dans le chef d’œuvre Excalibur (John Boorman, 1981). Cette même année 1981, il participe au film d’agression animale Venin (Piers Haggard, 1981), mais la suite de sa carrière se déroule essentiellement au théâtre et à la télévision.

Désormais abonné aux seconds rôles au grand écran, il est visible dans le film pour gamins Oz : Un monde extraordinaire (Walter Murch, 1985), puis dans le thriller vénéneux La veuve noire (Bob Rafelson, 1987). Il incarne encore un prêtre dans L’exorciste : la suite (William Peter Blatty, 1990), puis participe à la comédie Du vent dans les saules (Terry Jones, 1996) et au nanar Spawn (Mark A.Z. Dippé, 1997) où il joue le rôle culte de Cogliostro, bien connu des amateurs du comic book.

L’acteur s’éloigne définitivement de la scène au début des années 2000 et lutte contre un cancer de l’œsophage qui l’emporte en 2011 à l’âge de 75 ans.

Virgile Dumez

Filmographie de Nicol Williamson

Acteur, longs métrages
  • 1956 : Whisky, vodka et jupon de fer (The Iron Petticoat) de Ralph Thomas
  • 1964 : L’ange pervers (Of Human Bondage) de Ken Hughes, Henry Hathaway et Bryan Forbes
  • 1968 : The Bofors Gun de Jack Gold
  • 1968 : Inadmissible Evidence d’Anthony Page
  • 1969 : La Chambre obscure (Laughter in the Dark) de Tony Richardson
  • 1969 : Hamlet de Tony Richardson
  • 1970 : The Reckoning de Jack Gold
  • 1972 : The Jerusalem File de John Flynn
  • 1972 : Le Moine d’Ado Kyrou
  • 1975 : Le Vent de la violence (The Wilby Conspiracy) de Ralph Nelson
  • 1976 : La Rose et la Flèche (Robin and Marian) de Richard Lester
  • 1976 : Sherlock Holmes attaque l’Orient Express (The Seven-Per-Cent Solution)
  • 1977 : Adieu, je reste (The Goodbye Girl) d’Herbert Ross
  • 1978 : Le Privé de ces dames (The Cheap Detective) de Robert Moore
  • 1979 : La guerre des otages (The Human Factor) d’Otto Preminger
  • 1981 : Excalibur de John Boorman
  • 1981 : Venin (Venom) de Piers Haggard
  • 1982 : I’m Dancing as Fast as I Can de Jack Hofsis
  • 1985 : Oz, un monde extraordinaire (Return to Oz) de Walter Murch
  • 1987 : La Veuve noire (Black Widow) de Bob Rafelson
  • 1990 : L’Exorciste: la suite (The Exorcist III) de William Peter Blatty
  • 1993 : L’Heure du Cochon (The Hour of the Pig) de Leslie Megahey
  • 1996 : Du Vent dans les saules (The Wind in the Willows) de Terry Jones
  • 1997 : Spawn de Mark A.Z. Dippé
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